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Trouvez-vous normal de classer les animaux en dessous des humains ?



fan-de-chevaux
Cette question a été posée par fan de chevaux, le 09/02/2008 à à 18h47.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Animaux.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 



Réponses



 fan de chevaux a écrit [09/02/2008 - 19h05 dans "Trouvez-vous normal de classer les animaux en dess..." ]  
fan de chevaux

bon alors je veux dire que ne disons des choses parfois bisares sur les animaux comme : les vies humaines sont plus importantes que les vies animals ou que nous mettons des animaux en cages contre leur volonté (je le fais et je ne trouve pas ca bien) où même nous vendons des animaux. On dit "cabot" ,toi carter,tu dis "clebard". On ne dirait pas ca si on etait les chiens qui mettait les humains et les autres animaux en cages et qu'on les vendais. Tu comprends? On ne se traiterait pas de "clebards" si on etait "chiens".




j'aime les chevaux !


 carter a écrit [09/02/2008 - 19h22 dans "Trouvez-vous normal de classer les animaux en dess..." ]  
carter

C'est l'éternelle question de la différence entre l'intelligence animale et l'intelligence humaine? L'intelligence humaine est-elle supérieure à l'intelligence animale et si oui, en quoi l'est-elle?

Au vu des recherches scientifiques, force est de constater que le fossé entre intelligence humaine et animale se réduit de plus en plus…A l’heure actuelle, seul deux verrous n’ont pas encore sautés pour définitivement conclure que l’animal est aussi intelligent que l’homme :

-LA TEMPORALITE : l’homme peut se projeter dans le futue et dans le passé. Il semblerait que si l’animal a les même capacité que l’homme, il ne possede pas le facteur TEMPORALITE : il vit l’instant présent et ne se projettent que dans quelques heures…

-LE LANGAGE ABSTRAIT : si le langage concret semble pouvoir être appris ( parler du quotidien pour le singe) , force est de constater que le langage abstrait n’a pas encore été démontré chez l’animal…

Donc la réponse est encore et toujours "OUI": l'homme est encore au sommet de l'évolution et son intelligence est toujours supérieure à celle des animaux...

Mais se pose la question philosophique du critère de classement. En prenant l'intelligence comme critère de comparaison, ne fait-on de l'anthropocentrisme, à savoir analyser les animaux à travers un prisme typiquement humain? Prisme qui forcement les désavantage?

Car sur bien des points, les animaux sont supérieurs aux hommes pour peu qu'on utilise d'autres critères:
-sur la sociabilité: les insectes "sociaux" ont des "civilisations animales" bien plus aboutis que les nôtres et dignes des plus belles utopies humaines...
-sur des critères plus physiques: ils sont souvent mieux adaptés à leurs environnements que les hommes...

D'ailleurs pour l'ethologie (science qui étudie les comportements animaux), la question de la supériorité humaine est absurde: les objectifs des animaux étant différents des nôtres (le lion dans la savane n'a pas pour objectif de créer des usines avec entrée en bourse!) , il ne peut y avoir des outils de comparaison identiques...

Bref, si l'homme conserve sa supériorité, c'est de peu, émoussée par:
-les découvertes récentes sur l'intelligence animale,
-une philosophie scientifique basée sur un refus de l'anthropocentrisme...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [09/02/2008 - 19h25 dans "Trouvez-vous normal de classer les animaux en dess..." ]  
carter

"des choses parfois bisares sur les animaux comme:les vies humaines sont plus importantes que les vies animals ou que nous mettons des animaux en cages contre leurs volontés"

Ben, nous disons des choses bizarres sur les animaux car nous avons la maitrise du langage et il serait stupide de ne pas l'exploiter dans tous les sens: l'argot comme "clebard" peut faire une jolie langue (lire Celine ou San-Antonio et leur art consumé de l'argot)

"ous mettons des animaux en cages contre leurs volontés"
Nous mettons aussi des hommes en cage contre leurs liberté. Ce que font les hommes contre leurs semblables; il est normal qu'ils le fassent aussi aux bestioles....




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 orpheenet a écrit [09/02/2008 - 20h54 ]  
orpheenet

Bonsoir,
je ne pense pas qu'ils soient normal de classer les animaux en dessous des humains, et encore il y a quelques exceptions.
ainsi il n'est pas normal de laisser souffrir des animaux sans rien faire, de les tuer pour notre bon plaisir. d'ailleurs les lois françaises punissent ce genre d'agissement même si les mesures sont prises bien trop tard la plupart du temps. mais dans le monde entier les choses ne sont pas ainsi. et effectivement ce n'est pas normal.
de toute façon sans le genre animal dans son ensemble, les hommes ne sont rien. que serait notre planéte sans les animaux, quels qu'ils soient? la destruction des ruches n'engendrent elles pas des problèmes bien plus importants, pourtant ce ne sont que des abeilles?

mais prenons un exemple pour dire le contraire :
imagine un incendie, dans la maison en feu, il y a un chien et un bébé, tu ne peux sauver qu'un seul des deux. tu as 100 % de chance que ce soit le bébé qui sera sauvé.

même si je pense que les animaux sont importants, je trouve normal dans la situation que je viens de décrire que l'on privilégie l'enfant.
mais je t'ai décris un cas extrême.
en tout cas c'est indéniable que dans notre civilisation les hommes considèrent les animaux comme des êtres inférieurs. et je pense que ce n'est pas prés de changer.




www.amstaff-rescue.net


 carter a écrit [10/02/2008 - 11h54 ]  
carter

distinguons:
-le traitement des animaux: si l'homme a besoin de nourriture animale, l'éthique demande d'éviter de les faire souffrir pour rien. Or, un minimum de connaissance du fonctionnement des abattoirs et des élevages d'animaux nous montrent qu'on les fait bien et bien souffrir: les poulets que l'on mange vivent dans des cages tellement exigus qu'ils s'agressent entre -eux et on les nourrit tellement vite que leur développement osseux ne peut supporter cette surcharge ponderale de sorte que leurs pattes se brisent. Du coup, on leurs donne des antibiotiques pour éviter la formation de pus. Nous, les consommateurs; nous les mangeons et forcement, cet excès d'antibiotiques rendent nos bactéries immunoresistantes, d'où les dangers futurs qui nous menacent...

-la classification animale et le statut particulier de l'homme: il n'empêche; même si les travaux récents montre une animalité possédant en jachère beaucoup de nos compétences (langage concret des dauphins, catégorisation des pigeons, mémoire des rats, connaissance de soi des éléphants, créativité animale et civilisation de singes), l'homme conserve un statut particulier en prédateur ultime et quelques (rares) compétences inouïes...on peut classer l'homme au dessus des animaux car:
-il est au sommet de l'échelle alimentaire,
-il transforme la nature et l'animalité même (croyez sincèrement qu'un chien est encore un animal, vu sa symbiose avec l'espèce humaine?
-il n'a plus rien de naturel (il n'obéit aux lois de la nature comme celle de l'évolution: il a bloqué ses processus d'évolution) et produit une autre nature (intelligence artificielle, technologique)...
-contrairement à la Nature qui est, l'homme se pense être, ce qui est quand même une vraie bizarrerie...

Toutefois, les animaux restent important et l'extinction des espèces actuelles sonne sans doute le glas de l'espèce humaine...L'homme ne peut vivre sans les animaux mais l'inverse ...est également vrai,vu comme l'homme a transformé la nature (les rats se développent car ils exploite l'homme! sans nous, ils reviendraient vite une espèce mineure de la planète!) ! de surcroit, sans les hommes, le sens même d" animal" n'existerait pas!

Toutefois, comme l'écosystème terrestre fonctionne par l'apport d'une multitude d'espèces, la perte de la biodiversité sonne la fin de notre espèce: c'est le propre des organisme évolué de disparaitre en premier car elles sont plus sensibles au moindre fluctuation (le principe de la cybernétique qui veut qu'un système complexe soit toujours dépendant de son élément le plus faible: comme nous sommes très complexes, l'homme a une infinité de points faibles!)

Bref, à ce jeu de con que nous faisons à notre environnement, il se peut que la Nature se venge et nous apprenne une règle:
La simplicité est parfois plus résistante que la complexité! et la bactérie, bête et méchante, deviendra supérieure à l'homme car elle aura su survivre à l'extinction des espèces...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 Carcarax a écrit [10/02/2008 - 14h17 ]  
Carcarax

- Quand on voit la cruauté déployé par l'homme à l'encontre de ses pairs on comprend mieux le sort réservé aux animaux. L'animal est pour l'homme une marchandise une sorte de bien naturel librement exploitable et corvéable à merci. C'est une ressource exploitable comme les arbres ou le charbon. Ainsi si nous étions amené à traiter l'animal en égal cela poserait de graves problèmes moraux. En effet comment manger un égal ? L'égalité de statu interdirait de facto la mise a mort ou l'exploitation outrée. Mais les droits élémentaires des humains sont très souvent bafoués voire inexistant comment penser que l'homme accorderait des droits aux animaux qu'il refuse a ses pairs. De petites avancés législatives tentent de mieux protéger les animaux. Mais on peut se demander si ces mesures ne sont pas plus destinées a soulager la conscience humaine qu'a réellement soulager la conscience animale. On peut certes donner en exemple certaines peuplades sensées mieux respecter la nature. Mais à bien y regarder ces peuplades vivent dans et part la nature ainsi une exploitation trop forte du milieux les conduirait tout simplement la tribu à sa perte. Ce respect provient plus d'une nécessité vitale que d'un réel respect de l'animal. Toutes les préparations à la chasse ou les excuses rituelles découle plus d'un désir de se prémunir contre une éventuelle riposte surnaturelle que d'un réel respect de l'animal. Je ne pense pas que l'on puisse se baser sur l'intelligence réelle ou supposé d'une créature pour lui accorder plus ou moins de droits. Ainsi le cafard aurait moins de droit que le dauphin ou le chimpanzé. C'est un peu comme si nous établissions une échelle de droit humain basé sur le QI. L'animal se mange et s'exploite c'est la son principal problème. Nous faisons tous pour oublier la souffrance animale cela nous dédouane en quelques sorte. On trouve trés facilement des gens pour défendre les animaux de compagnie car ils nous sont trés proches et nous éprouvons de l'empathie pour eux. Pour les animaux de boucherie c'est autre chose. Pour la plupart des gens un animal c'est une marchandise emballé sous cellophane disponible en supermarché. On s'emeut bien un peu devant les images terribles de l'élevage intensif mais est ce vraiment par respect de l'animal ou pour ménager sa petite conscience mis à mal par la vue du sang ? Il faut être honnéte nous écrasons volontier la vermine car elle nous gêne et que sa conformation nous interdit l'identification. Je n'ai jamais entendu personne pleurer sur le sort des moustiques ou des cafards. Ainsi plus les créatures s'éloignent des standards humains moins elles sont respectées. C'est que l'empathie a en quelque sorte besoin de points d'ancrages. On plein plus facilement la vache ou le chien car ils ont des expressions de douleurs facilement identifiables car assez similaires au notres. Soyez honnête et penser que s'il vous était donné de devoir tuer pour survivre vous le feriez sans hésiter et vous laisseriez soigneusement de coté la morale au profit de votre survie. Nous tyranisons les animaux car c'est tout simplement en notre pouvoir. L'homme ne pense que par et pour son espéce et les choses ne sont pas prête de changer. Il vous reste toujours votre conscience pour dicter vos choix. Pour ma part je suis végétarien mais je suis bien conscient que c'est un luxe. Je ne m'illusionne pas sur la profondeur de cet engagement car je sais très bien que si la nécessité m'y poussait je mangerais sans hésitation toute créature a poils ou a plumes a porté de mes dents. Je dirais que le tout est d'essayer de limiter la cas




comme ils sont heureux, comme ils sont heureux tous ceux qui ne sont pas moi, tous ceux qui ne sont pas rongés par les dévorantes inquiétudes des rêves impossibles !


 Carcarax a écrit [10/02/2008 - 14h20 ]  
Carcarax

Je dirais que le tout est d'essayer de limiter la casse suivant nos moyens. Pour le reste ...




comme ils sont heureux, comme ils sont heureux tous ceux qui ne sont pas moi, tous ceux qui ne sont pas rongés par les dévorantes inquiétudes des rêves impossibles !


 carter a écrit [10/02/2008 - 14h41 ]  
carter

le problème est dans le statut que nous donnons aux animaux: ce sont des simples ressources à exploiter. Contrairement aux peuples nomades, nous ne voyons pas dans l'animal cet alter respectable imbibé de magie et de mystère, mais comme de simples objets.

or cet état d'esprit se détend aussi aux hommes: l'homme finit par voir l'homme comme une simple ressource à exploiter.

Finalement, la condition animale n'est pas si éloignée de la condition humaine:
-nous les faisons vivre dans des conditions absurdes (box exigus des élevages) mais les hommes travaillent aussi des des boulots aliénants dans des conditions "de chien".

Nous sommes devenus maitres et possesseur de la Nature mais ce désenchantement que nous avons fait pour la nature, nous le faisons aussi à l'homme:
-en Inde, de morbides trafics d'organes ont lieu ou des hommes se font amputés d'une partie de leurs reins pour faire vivre leurs familles...
-le travail est aliénant pour la majorité des humains qui travaillent plus de 70 heures dans une semaine...
L'homme n'a plus rien de sacré. Apres avoir désacralisé la Nature, c'est au tour de l'homme de se désacraliser...

Tout ca, parce que l'homme a conçu la "rationalité" (dont la rationalité économique) qui était censé nous faire vivre dans un monde de progrès. Si c'est ça le résultat de la rationalité, elle est devenue une utopie contre-productive et dangereuse comme le faisait remarquer le philosophe Lyotard...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


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