Bonjour Carter.
J'en déduit que tu y adhères, et moi pas.
L'anarchie est une absurdité.
Pourquoi ?
Tout d'abord, je ne saurais comme toi faire référence aux anciens philisophes et/ou psychiatres et psychologues, ni aux penseurs de tout poil dont ma connaissance est disons limitée et dont il conviendrait d'intégrer à leurs pensées les conditions et le cadre dans lesquels elles ont été émises, bien différents des conditions et cadres actuels. Je base ma pensée sur mon expérience, bonne ou mauvaise, mais non sur la pensée des autres, fussent ils célèbres. Si certains ont des pensées et/ou des actions qui me conviennent, je le reconnais, je le dis, je l'exprime, éventuellement je m'en inspire, et de même quand cela ne me convient pas. Dans les deux cas, cela ne m'oblige pas à l'accord ou au désaccord global avec l'oeuvre complète de la personne concernée. D'ailleurs je suis toujours surpris que quelqu'un adhère totalement à la pensée d'un autre, quel qu'il soit. Par essence, même très proche, nous sommes tous différents, jamais strictement identiques. Même les parfaits jumeaux ont des différences. De plus, nous avons tous subits de gré ou de force des apports extérieurs ayant forcément interagis sur notre personnalité. C'est aussi ce que je reproche aux structures de partis, qui ne voient la contestation ou la différence que comme une critique destructrice, alors qu'elle pourrait être un apport constructeur afin de s'adapter aux conditions changeantes de la vie en société , ceci d'autant plus que les changements interviennent maintenant à une vitesse dépassant les aptitudes d'absorption d'un être humain ordinaire.
Il faut donc partager, échanger,critiquer, défendre, accepter, des compromis perpétuellement.
Ensuite, parce que je ne conçoit pas d'ensemble, même libre sans une direction et des sous directions quel que soient les noms qu'on leur donne. Que les décisions principales et quantitativement réduites soient prises démocratiquement par les individus, soit. Mais il est impossible et ingérable de convoquer X personnes pour prendre démocratiquement chaque décision ordinaire courante. Les individus doivent donc obligatoirement déléguer une partie de leur autorité et/ou de leur pouvoir à une tierce personne, de leur choix ou pas selon le système choisi, pour agir et faire en leur lieu et place les décisions courantes, et ceci d'étage en étage dès lors que le nombre de décisionnaires devient trop important pour être consulté démocratiquement en permanence pour toute chose courante de l'étage concerné.
D'étage en étage, il reste en haut soit 1, soit un petit groupe de décisionnaires que je dirai "suprêmes". Les sociétés à directoires ou celles à conseil d'administration relèvent de cette conception, mais les choix sont despotiques et/ou autoritaires de la part des actionnaires vis à vis des salariés (mais démocratique entr'eux), et même dans ces cas, ils délèguent une partie de leur autorité et/ou pouvoir à un président chargé d'agir à leur place, ce qui prouve bien, s'il en était besoin, qu'ils intègrent ce mode de réflexion.
C'est à ce moment qu'intervient l'asservissement des salariés, puisqu'ils n'ont pas choisi démocratiquement leur direction, mais ce mode de désignation unilatérale des actionnaires n'est pas une obligation. Il suffirait que le dernier échelon, qui comprend obligatoirement les actionnaires (sans eux, pas d'entreprise et sans salariés, pas de travail... les deux sont liés) , comprenne en quantité égale des représentants des salariés pour que la désignation du dirigeant redevienne démocratique. Il convient ensuite, de pouvoir vérifier en permanence que le dirigeant n'abuse pas du pouvoir et de l'autorité qui lui sont délégués celui-ci pouvant être déposé à tout moment.
C'est pourquoi il n'est pas étonnant que les pouvoirs actuels soient tels qu'on les voit, asservis au capital des actionnaires, puisque ce sont dans tous les cas seulement les actionnaires qui désignent tous les décisionnaires. Les individus ne sont conviés par mascarade de démocratie qu'une fois tous les 5 ans sans aucune action possible de révocation, et donc sans légitimité.
Dans le même esprit, il serait souhaitable que les bénéfices distribués soient partagés 50/50 entre les actionnaires et les salariés (indissociables) avec une distribution aux actionnaires répartie en rapport de leurs apports, et une distribution aux salariés répartie en rapport de leur temps de travail effectué dans l'entreprise sur l'année, sans distinction de poste (somme Y représentant les 50% des bénéfices distribués / Z millions d'heures travaillées par l'ensemble du personnel interne sur l'année = bénéfice pour 1 heure de travail dans l'entreprise à multiplier par le nombre d'heures effectuées dans l'année par chaque salarié pour connaître son gain.). Si l'entreprise est propriété de ses salariés, ceux-ci toucheront 2 fois, une fois pour leur travail comme salarié en plus de leur salaire bien sur, une autre fois comme actionnaire de l'entreprise. C'est pour cela que je parle de revenu global et non de salaire strict dans les gains d'un individu, l'important n'étant pas le nom qu'on leur donne mais la somme que représente le total pour vivre.
C'est le capitalisme social.
Enfin, concernant l'état, que je ne considère que comme une entreprise dont le but n'est pas de faire des bénéfices, mais de rendre la vie plus agréable à ses administrés, ce qui n'exclue pas de faire des bénéfices, ceux-ci n'étant jamais distribués mais toujours utilisés, réinvestis ou thésaurisés au profit de tous, je ne saurais le dénigrer puisqu'il me semble indispensable.
Comme pour tout responsable, il doit être contrôlé afin d'éviter les abus de pouvoir et les dérives d'autorités. Il est donc impératif que la personne choisie ait une éthique de la fonction et une haute idée de la France, sans en tirer de profits personnels. Ici je te rejoins, Charles de Gaulle avait cette stature (que l'on soutienne ou pas son action) qu'aucun de ses successeurs n'a su préserver, celui actuel encore moins qu'un autre, puisqu'il s'apprête à vendre la France et ses Français à vil prix aux capitaux des multinationales avec l'aide et par l'intermédiaire de l'Europe, avec l'admiration et le soutien des USA, ce que le général de Gaulle n'aurait jamais fait..
Il serait utile de relire puis de refaire un "appel du 18 juin" adapté à l'usage des générations actuelles et futures et d'entrer en résistance..
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.