Je vois qu'un peu perdu a toujours cette lubie qui lui trotte l'esprit : la vengeance !
J’admets que c’est un régal des Dieux, un plat gourmand pour âmes ombrageuses qui se déguste pas froid, mais congelé !
Emmerder l’autre jusqu’à ce qu’il craque ; le voir sombrer dans les milles petites tortures qu’on lui infligera, prendre plaisir à le voir somatiser ; le rendre anxieux jusqu’à l’arrêt maladie et espérer en douce qu’il sombre dans une sévère dépression mentale; voila le rêve jouissif que caresse tout vengeur émérite .
Mais le mérites- tu ? Vois-tu ; se venger, c’est refuser de faiblir quand l’autre vous quémandera une pause, c’est pour tout coup qu’on vous répliquera ne point flétrir ; c’est dépenser une énergie folle et une imagination débordante vers un unique objectif : pourrir la vie de l’Autre, l’infâme, la détestable qui a eu le malheur de trahir votre confiance, de détruire votre avenir, d’éteindre vos passions, de briser la cadre pepère de la vie que vous avez eue avant , d’emporter votre compte en banque et votre poisson rouge adoré (sans parler des films de De funès qui faisaient la gloire de votre lecteur DVD, désormais entrent ses mains) .…
L’es tu suffisamment pour que je daigne t’enseigner les méthodes des maîtres ??? Tel Lucifer, je me ferais un plaisir de t’apporter moult machinations et diableries pour égayer tes soirées mornes…mais encore faut-il me prouver que l’envie de la belle vengeance bien crados te tourmente l’âme comme un film de boules les jours d’abstinence…
Voila quelques coups pour apprenti vengeur en herbe :
-aller chez l’autre un jour où elle s’est absentée. Dans ses rideaux, tu te soulageras et feras tes immondes besoins. Non, je plaisante ! Mais j’ai dans la même veine et lu dans un livre sur les arnaques : après un divorce, il faillait vendre la maison. Pour racheter sa part, l’ex mari mit des crevettes dans les rideaux (dans le double fond des rideaux où l’on est censé mettre des trucs pour les lester). La puanteur se fit, de sorte que son ex ne put vendre la maison. Il la racheta pour une bouchée de pain ! Des crevettes dans des rideaux ? La puanteur à la portée de ces narines, est-ce assez immonde ?
-trop crados ? Tu peux faire comme dans un Boileau-Narcejac pour la rendre folle : à l’aide d’un passe partout, tu t’introduis régulièrement chez elle et change de place quelques objets. Mais à force, elle commencera à croire qu’elle perd la boule en ne sachant plus où elle met ses affaires !
Tout cela est impossible, trop imaginatif ??? Décidemment, Monsieur n’a guère le goût de l’aventure…
Dans le classique, tu peux jouer l’insensible. Rien ne sera plus enrageant de s’apercevoir que les choses se passent mieux pour vous après qu’elle vous a larguée. La vengeance, c’est alors de montrer que l’on s’en sort mieux sans elle ! Pire, qu’elle vous a fait un don en vous larguant ! Dans ce cas, il faut sortir, rencontrer du monde, passer innocemment devant elle avec pleins de connaissances aux bras ! Il faut lui montrer que vous découvrez enfin la vie !!!
Dans le classique bis, tu peux la rendre jalouse : l’idéal est de t’afficher avec une meuf qui la complexera. Les femmes ont souvent des complexes. Si elle s’estime trop petite, tu sortiras avec une grande berge, si elle se sent trop grosse ; tu sortira avec une anorexique, etc. On joue de la faiblesse des femmes à toujours se comparer entre elles…
Dans le classique tiers, tu peux développer une bonne entente jusqu’à moment ou vous aurez une énième relation Q. Et là, tu fais pas dans la dentelle !!!! (Du genre, un fois le climax passé : « bon, je me casse ») Comme il y’a des enfants sur ce site, la décence m’interdit dans dire plus. Disons que tu en profiteras pour défoncer bien des portes et lui faire avaler des couleuvres…
Les possibilités sont infinies mais méfies- toi : une fois la vengeance déclenchée, on ne peut plus revenir en arrière. C’est irréversible. ET il faudra dépenser toutes ton énergie pour ne pas devenir toi-même la victime de ta propre vengeance…La vengeance, c’est comme un boulot sans plaisir: on en sue, on espère une grande délivrance mais finalement on meurt sans…
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"