Bonjour cochise,
Je vous reconnais bien là. Mais je reprendrais qu'une phrase de votre démonstration (intéressante d'ailleurs par son classicisme). : "...deux amis(es)... qui ne se voient que pour le plaisir. Je dirais plutôt, pour les agréments de la vie. Le raffinement entre deux êtres sont, c'est vrai, un plaisir. Distinguer un être et avoir l'élégance de le rendre heureux et épanoui à votre contact, en est un autre. Nous n'avons qu'une vie, brève, faisons-en un Art., un art de vivre. Partageons le beau, le subtil, le délicat, si nous le pouvons. Gardons pour nous nos petites insanités, nos compromissions, nos petites lâchetés et nos petites saletés.
Aussi peut-on, ici, plagier Shopenhauer :
« Et tout d’abord, tout couple exige, nécessairement, un accompagnement réciproque, une volonté d’harmonie : Aussi, plus il dure, plus il devient fade.
« On ne peut être vraiment soi, qu’aussi longtemps qu’on est indépendant ; qui n’aime pas se retrouver avec lui-même, n’aime pas la liberté. Car on est libre qu’en étant face à soi-même.
« Toute couple a pour compagne inséparable, la contrainte, et réclame des sacrifices, qui coûtent d’autant plus cher que sa propre individualité est plus marquante.
« Par conséquent, chacun fuira, supportera ou chérira l’indépendance, en proportion exacte de la valeur de son propre moi.
« Car c’est là que l’être sent toutes ses limites, et l’esprit indépendant toute son indépendance. Bref, chacun s’y pèse à sa vraie valeur. »
J’ai un peu, si peu, édulcoré le texte. D’abord pour l’adapter à notre sujet et ensuite pour faire une conclusion plus posée.
Mais pour conclure ; il y a ceux qui apprécient d’avoir un regard toujours sur soi et d’autres qui s’en passent. Nous sommes tous différents. Il n’y a que notre animalité qui nous rapproche. Chacun se conforte dans son scénario de vie et ses repères, qui lui permettent d’être ce qu’il rêve d’être ou croit être. L’un vivra mal de ne pas vivre sous le même toit que celui qu’il a choisi, l’autre y trouvera son compte de ne pas en subir les contraintes. Rien n’est fixé pour l’être humain, et heureusement, cela nous laisse libres de toutes les possibilités, qu’elles soient de courtoisie, si elles sont partagées, ou de souffrance si elles ne correspondent pas à l’imaginaire de l’autre.
Mais vous avez raison, ne pas vivre en ensemble, à chaque instant, cela ne correspond pas à la définition académique du mot « couple », même si le code civil ne s’y oppose plus.
Cordialement.
Le doute est ma seule certitude