Bonjour à tous,
Je vis la même situation et putain c'est dur !!! Ma copine m'a quitté pour son collègue de travail après 8 ans, des fiancailles et un pacs.
Nous nous sommes rencontrés en 1999, elle avait 17 ans et moi 18. J'étais son premier amour et elle de même. Malheureusement, j'étais déjà engagé dans des études à l'international : je suis parti 1 mois aux USA en 2000, puis 3 mois au Venezuela en 2001, 4 mois aux USA en 2002, 9 mois en Espagne en 2003. De son coté, elle vivait chez ses parents (père italien donc éducation stricte) et était amoureuse (malgré la douleur de la séparation) donc je ne faisais pas de souci car je veillais à l'appeler au minimum tous les deux jours et pour chaque séjour elle venait me voir une semaine ou deux. Je l'aimais tellement qu'un week-end sur deux, je faisais Madrid - Clermont en voiture, soit entre 13h et 15h de trajet pour dormir avec elle et passer 24h avec elle.
Par la suite, j'ai eu peur de ne pas de trouver de boulot auprès d'elle par manque de spécialisation. Du coup, j'ai opté une année d'études à Bordeaux en lui promettant de cette formation me permettait de trouver un travail sur notre région, nous installer, nous marier, fonder une famille... Bien entendu je rentrais chaque week-end (8h aller-retour). Après qu'elle me l'ai demandé à plusieurs reprise, je l'ai demandé en fiancailles à Venise, en réalité elle avait besoin d'une garantie de ma part. Après l'année à Bordeaux, je suis revenu faire mon stage de fin d'études auprès d'elle mais je n'ai pas trouvé de travail sur place.
Après 2 mois sans job, on m'a proposé un poste en Normandie. La décision fut difficile à prendre, nous sommes donc allés chez un ami plus agé pour avoir un avis objectif. Sur ses conseils, j'ai accepté le poste et ce, malgré la douleur qu'un nouveau départ pouvait enegndré pour nous deux. A peine arrivé la-bas, j'envoyais déjà des CV pour revenir auprès d'elle. J'ai eu une touche sérieuse qui a duré 8 mois et qui a finalement capoté. Entretemps, elle essayé de me rejoindre en Normandie mais j'ai refusé qu'elle se fasse mutée car elle était très attachée à sa famille et je ne voulais pas qu'elle souffre de se sentir déracinée. En réalité, je crois qu'après tant de sacrifices de son coté et du mien, j'étais trop facolisé sur le fait que j'allais enfin obtenir ce que nous avions mérité, c'est à dire une vie à deux dans notre région, près de nos familles; bref, ce après quoi, je courrais depuis trop longtemps. Bref, après 18 mois après mon arrivée, nous nous sommes pacsés afin que je puisse resdescendre auprès d'elle et bénéficier du chomâge pour rapprochement de conjoint.
J'ai ensuite trouvé un job pas très loin de la ville de son enfance et elle s'est faite mutée. ENFIN NOUS ALLIONS VIVRE NOTRE REVE : ETRE ENSEMBLE. Nous avons vécu ensemble dans une maison rustique et j'avais vraiment du mal à m'intégrer dans cette ville, dans ce job très technique où je ne me déplaçais plus bref je n'étais pas très agréable au jour le jour, car en plus, je consacrais beaucoup de temps à des projets immobilier le week-end. De son coté, elle avait retrouvé cette ville, son enfance, sa meilleure amie, en plus sa mutation lui avait permis de gravir les échelons...bref, elle était sur la courbe ascendante et moi sur la courbe descendante. J'ai insisté pour changer d'environnement et nous avons pris une maison dans le quartier que Madame avait décidé (enfance oblige !).
Au départ les choses allaient bien. Son job se passait bien, elle déjeunait avec ses collégue le midi, elle devait les inviter à prendre l'apéro afin que je les connaisse mais c'est tombé à l'eau. Un jour, elle est parti voir une représentation avec son collégue de travail, puis elle a commencé à vouloir sortir en boite avec sa copine d'enfance (elle avait tellement attendu et quasi perdu sa jeunesse à m'attendre, je n'allais pas fare l'intégriste), puis elle s'est mise à revenir le soir avec des traces de Stabilo (un jeu avec un de ses collégues), puis les Je T'aime se sont estompées, elle a accepté des peluches de la part de son collégue en toute naïveté et les a mis dans notre chambre, puis un jour en rentrant je me suis mis sur MSN et comme elle n'avais pas fermé son compte, j'ai vu le message "T'es là ?", j'ai mis le curseur pour montrer qu'elle allait répondre et j'ai attendu...c'etait son collègue de travail, qui ,totalement "speedé" lui avait envoyé un SMS en demandant qui était sur MSN. Elle me disais qu'il ne se passait rien, que c'etait un ami mais bon : collégue la journée, compagnon de repas à midi et contact MSN le soir, ça faisait un peu trop de cumul de mandat. Je me suis énervé et suis parti marché seul. En temps normal, elle m'aurais rattrapé, se serait excusé, m'aurait consolé mais là rien. Perdu dans ses sentiments pour moi, elle a dit à son collègue qu'elle ne pouvait plus jouer au Stabilo ou tchater sur MSN car son copain ne voulait pas...Putain, c'est une réponse plus qu'orientée !!! Malgré tout, je l'aimais donc je suis resté, la situation s'est dégradée. Les 6 derniers mois, quand j'arrivais du boulot elle fumait dehors en téléphonant, elle se mettait sur internet en commando "tu verras pas mes mails" puis allait se coucher à 21h. C'est sûr que pour mener son couple à la rupture il n'y a pas mieux, pourtant tous les soirs je rentrais avec l'espoir que nous arriverions à communiquer, à passer au-delà de cette difficulté, mais elle ne me supportais plus : ni ma présence, ni ma voix, ni mes gestes...Un soir d'Août, la veille de nos vacances, je suis sorti du boulot plus tôt pour faire des courses et lui mitonner un petit plat mais ce soir là au lieu de rentrer normalement vers 18h30 ou 19H, elle s'est pointée à 20h30. Elle ne répondait plus à mes coups de fil ou me zappé carrement, je savais qu'elle était avec son collègue à prendre un verre. Quand elle est revenu, je me suis mis en colère et elle en a profité pour dire "OK, je ne viens pas en vacances, je préfère partir la semaine à Clermont pour réfléchir". Au bout de 4 jours, elle m'a appelé pour me dire qu'elle voulait que l'on se sépare définitivement. J'avais encaissé pendant 10 mois pour finalement obtenir une indifférence totale et une rupture unilatérale. Je pensais qu'elle était perdue, qu'elle n'avait pas vécu sa jeunesse donc j'ai accepté de partir en la laissant vivre.
J'ai déménagé 2 semaines après mon retour de vacances. Je lui ai tout laissé la maison (en loc), les meubles, les electro-menagers et même le chat.
Deux semaines après mon départ, je suis passé un soir à l'improviste pour récupérer du courrier. J'ai eu l'horrible surprise de voir la voiture de son collègue de travail, je suis rentré dans une colère intérieure violente à vouloir exploser les volets, les vitres pour le sortir de "notre" lit, j'ai encore pris sur moi mais n'arrivant pas à dormir je suis repassé à minuit, puis 3 h du matin pour finir devant la porte à 7h30. A peine arrivé, j'ai vu mon "remplaçant" sortir avec un sweat à capuche et prendre sa voiture, je sais qu'il a reconnu la mienne mais je n'ai rien fait ni insulte, ni tabassage en règle car j'étais trop meurtie intérieurement. Je suis rentré dans la maison pour lui dire ce que je pensais de ça manière d'agir. Moi qui pensais sortir avec une personne de valeurs, j'ai pris dans la gueule les 10 derniers mois, la douleur de la rupture et la trahison (techniquement on était séparés, mais quand on aime l'amour n'a ni date, ni espace). Je lui ai consacré les 8 dernières années de ma vie, effectivement je suis souvent parti mais jamais je ne l'ai trompée, jamais je n'ai souhaité lui faire du mal, la blesser, je penser toujours "nous" et pas "je" quand je partais car mon objectif était simple : je voulais avoir un boulot interessant avec un salaire correcte pour nous divertir et élever une famille sans trop galèrer.
Depuis cet événement, je pleure quand je pense à elle (car je l'aime et je sais qu'elle a souffert de mes absences), j'arrive péniblement à trouver quelques heures de sommeil car quand mon cerveau est conscient le soir ou le matin, je pense aux "Pourquoi". Au départ, j'ai ressenti un vide tellement profond que je me suis laissé happer par les idées noires au point de passer une soirée à faire et défaire un noeud coulissant. J'étais tellement mal que je me culpabilisais de tout car elle n'a pas eu une enfance simple et puis je l'ai enfermé dans une bulle d'absence, ensuite j'ai trop accaparé par mon job, les projets immobiliers...
Elle avait l'habitude de voir une voyante et une fois j'étais venu avec elle pour voir et honnêtement "carthésien" ou non, il y a quand même des choses qui ne s'inventent pas. Bref, je savais qu'elle avait un rendez-vous et dans mon désarroi, j'ai également pris rendez-vous. Ce qu'elle m'a dit m'a rassuré quelques jours puis avec le temps la haine grandissante m'a envahit. Je la haïe de car la m'avoir fait supporté ses incertitudes, cette double-vie faite d'attirance et de naïveté pour son collègue, les partis-pris pour lui alors que j'ai toujours était là pour elle depuis le 1er jour.
Maintenant, je me retrouve dans cette petite ville ou je ne connais personne, mais amis sont au quatre coins de la planete, mon boulot ne me passionne pas et en plus, je passe tous les jours devant sa voiture et celle de son collègue (c'est pas le traitement le plus soft pour un dépressif !) pourtant je pense rester car, sans parler d'espoir, je l'aime et je refuse de croire qu'elle m'ait attendue si longtemps, qu'elle ait insisté pour que l'on se fiance, qu'elle ait accepté de se faire mutée ici pour rien.
Oui, ça fait 10 mois que les choses ne vont plus entre nous, tous les couples vivent des hauts et des bas mais c'est en communicant qu'on se retrouve et qu'on repart. Nous, nous n'avons pas su parler et aujourd'hui, malgré l'amour que je lui porte, elle m'a trahit et humilié et c'est la confiance d'un premier amour invincible dans le temps et l'espace qui me fait le plus mal.
Hier, nous nous sommes revus pour la 2ème fois depuis notre séparation car nous devons gérer la vente d'un appart acheté l'année dernière et, avec les locataires, la vente risque de prendre du temps et donc nous amener à nous revoir. Karol, j'ai bien lu tout tes conseils et je souhaite pourvoir devenir "Karolien" dans mon attitude mais la blessure est profonde et les sentiments prennent vite le dessus sur la stratégie. Lors de sa visite chez moi (j'ai refusé d'aller sur le lieu de la trahison et également de lui tapé la bise), j'ai d'abord été dur au point qu'elle a failli partir (elle est restée pour l'appart, je suis lucide), puis je lui ai dit tout ce que je lui reprochais de m'avoir fait subir soit naivement soit volontairement, et évidemment j'ai pleuré. Mais j'étais heureux de la voir larmoyer, non par pitié, mais simplement je voulais qu'elle comprenne le mal qu'elle m'avait fait et la souffrance que j'endure.
Honnetement, je pense que notre vie à deux a mal commencé ici et qu'elle a explosé pour vivre sa jeunesse. Selon Karol, il faudrait que je parte ou que je l'ignore, mais partir c'est hors de question car j'ai trop galèrer à revenir auprès d'elle et l'ignorer pourquoi pas mais si je la vois trop souvent à cause de l'appart ou du chat ce sera difficile.
MERCI d'avance pour vos conseils ou commentaires.
PS : Désolé d'avoir pris toute la place
Mickael