D'accord avec Cochise : quand on est amoureux, on ne voit plus les autres comme des partenaires potentiels, c'est systématique et tout à fait normal... Donc, si l'on continue à reluquer les autres avec l'eau à la bouche, c'est qu'on les considère comme des partenaires potentiels, donc que l'on considère que l'on n'a toujours pas trouvé SON partenaire pour la vie...
Je sais que ce n'est pas du tout ce que tu as envie d'entendre, mais le temps passe vite et, sans rentrer dans la course obsessionnelle au conjoint, il faut reconnaître que si tu persistes à t'accrocher à quelqu'un qui risque de partir avec une autre un de ces jours, tu peux te retrouver à 35 ou 40 ans avec peut-être en prime 1, 2, voire 3 enfants à élever... SEULE... A cet âge-là, tous les mecs "biens" seront casés et auront leur propres gosses à élever...
En plus, ne pas être aimé, c'est se retrouver au rang d'appareil ménager au milieu de ses meubles : ce n'est pas valorisant et sûrement pas source de bonheur... Or, ma biche, il n'y a aucune raison pour que tu te gâches la vie, tu as le droit au bonheur, comme tout le monde !
Donc, fissa, dégages toi de cette situation !
La marche à suivre basique pour une vie heureuse c'est tout simplement :
- commencer par déterminer la quadrature du cercle au niveau professionnel : qu'est-ce que je sais faire + qu'est-ce que j'aime faire + de qui la société a-t-elle besoin = le boulot que je peux apprendre et exercer pour gagner correctement ma vie en faisant quelque chose qui, au minimum, ne me déplaît pas... et s'engager sérieusement dans cette voie. Cela permet d'être autonome financièrement et moralement.
- considérer ce que l'on aimerait vivre, tout faire pour que cela arrive et TOUJOURS SE CONTENTER DU RESULTAT : cela arrive, tant mieux, cela ne se produit pas, tant pis, en tous cas, on a fait de son mieux, donc ce sont les conditions extérieures qui n'ont pas été favorables
- donc, exit les pensées négatives : non, on n'est pas un raté qui ne sait rien faire... non, on n'est pas la pauvre victime à qui rien de bon n'arrive jamais... etc. Fait toi plaisir avec ce qui réussit et laisse tomber le reste : pas la peine d'en faire tout un plat, sinon, avec le temps, le plat va faire comme dans la poubelle s'il y reste trop longtemps, il va t'emboucaner la vie, attirer la vermine et te polluer le mental de bactéries dangereuses !...
- un boulot sympa ou en tous cas pas ch... + le contentement de ce que l'on a = une attitude rayonnante, un comportement positif... Si, par là-dessus, tu développes une inclination à la compassion, donc à la gentillesse et à la serviabilité, tu seras une femme radieuse que les hommes trouveront belles... Tu n'auras que l'embarras du choix. A toi de laisser de côté ceux qui ne seront pas source d'épanouissement pour toi !
Pour ça, laisse tomber ta libido quand elle s'affole, elle est toujours mauvaise conseillère ! Pourquoi ? Parce qu'elle te fait voir ce que tu as envie de voir, elle colle sur l'autre le fantasme de conjoint niché dans ta petite cervelle et ça roule jusqu'au jour où la différence entre les deux est si flagrante qu'on se demande ce que l'on a pu trouver de si séduisant à l'autre.
Donc, sans devenir un Terminator qui scanne la personne qu'il a en fasse de lui, prend un minimum de recul pour regarder l'autre tel qu'il est et, s'il ne saurait te convenir, ne perd pas ton temps ni le sien et... bouge de là !
Donc, voilà ! C'est un programme qui paraît simple, mais qui risque de t'occuper suffisamment de temps pour digérer cette rupture que je te conseilles de faire au plus vite...
Ne crois pas que mon conseil soit méchant pour lui : ça va lui rendre service à lui aussi ! D'ailleurs, les conseils que je te donne valent aussi pour les hommes : tous les êtres souhaitent le bonheur et l'amour et ça, on ne peut le construire que soi-même !... et sûrement pas en démarrant une relation douloureuse !
C'est important que tu me prennes au sérieux : les dés de la vie sont rapidement joués et plus le temps passe, plus on détruit ses chances de bonheur en ne prenant pas les décisions qui s'imposent...
J'ai une voisine qui s'est fait tabasser par son mari pendant 15 ans parce qu'il avait été maltraité petit et qu'elle - infirmière, forcément ! - comprenait très bien que, le pauvre, ne connaissait pas d'autre mode de communication, que, grâce à sa patience à elle, il finirait par changer... Elle a fini à l'hôpital alors que, malgré des années de psychothérapie et de médication, il avait juré de la tuer : c'est là qu'elle a compris qu'on ne peut pas partager la vie d'un tel malade mental, même s'il tente de se soigner, que, même s'il n'est pas responsable de son état, elle n'en est pas responsable, non plus, et qu'elle tenue de supporter ça et qu'elle a demandé le divorce !
En attendant, elle se retrouve seule et meurtrie à 45 ans avec 2 enfants presque adultes, perturbés à vie par les rapports de couple de leur parents au point qu'ils ont quitté au plus vite le domicile familial et une vie gâchée, parce que, même si maintenant elle va mieux et retrouve le goût de vivre dans des relations plus normales, il n'empêche que, tout ce ce qu'elle a vécu jusqu'à présent laisse des souffrances et des comportements négatifs difficiles à éteindre...
Ai le minimum d'amour pour toi, c'est incontournable pour t'aider à refuser se supporter ce qu'il n'y a aucune raison de supporter...