Bonjour lulu31,
C'est une question grave que tu poses, une question essentielle, à laquelle la plupart des hommes n'ont jamais pensé. Mais de plus je n'aime pas le mot de "conjointe", je préfère "compagne".
Je vais cependant tenter d'y répondre avec ma maladresse d'homme. On est ce qu'on est, n'est-ce pas.
Je attends rien d'une femme, sinon qu'elle soit femme.
Qu'elle reste toujours elle-même, femme libre et heureuse, comme je l'ai rencontrée, comme je l'ai aimée la première fois. Parce que je l'ai aimée comme cela. Surtout qu'elle reste ce qu'elle est (cet être humain unique et incertain, fragile, au travers des misères de ce monde) ou veut être.
« Si tu reste avec moi, c'est que je t'apporte, peut-être, aujourd'hui, et aujourd'hui seulement, un regard complice, indulgent et aimant. Mais tu peux demain aller voir si tu es plus heureuse avec un autre . C'est ta liberté et je t'aime libre et non inféodée à ce que je suis, à mes caprices, à mon soi-disant amour.
Si tu en deviens malheureuse, saches que je serais toujours là pour t'en consoler, t'accueillir, si tu souffres ou si tu t'es trompée... Je ne te pardonnerai pas, parce qu'il n'y a rien à pardonner (on n'a pas à pardonner à quelqu'un de vivre ce qu'il veut vivre). Mais je serais heureux que tu reviennes te consoler près de moi, car moi, je t'aime. Peut-être mal, peut-être autrement que tu ne le voudrais. Mais je suis ce que je suis, et je t'offre l'amour que je peux. Un amour boiteux, infantile, incomplet , bête et sûrement machiste, qui ne comblera qu'imparfaitement ton besoin d'être aimée. Aussi, tu n'es pas obligée de l'accepter, ni de le garder...
Mais cet amour est à toi, et de ce fait, est ton bien. Tu peux donc le conserver ou le jeter. Mais même jeté, il continuera à t'appartenir et à toi seule. Celui que je donnerai à d'autres, ne sera pas celui que je t'ai donné. Il sera nécessairement autre, car ce ne sera plus toi, et que ce ne sera plus moi. »
Le doute est ma seule certitude