Pole Emploi et la montée du chômage, que faut t-il faire selon vous pour réduire le chômage ?



broussard
Cette question a été posée par Broussard, le 17/01/2012 à à 11h28.  *  Alerter les modérateurs
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 carter a écrit [17/01/2012 - 13h13] 
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carter

L’ironie est que sur la question du chômage, nous aimons...



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Réponses



 Broussard a écrit [17/01/2012 - 11h28 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Broussard

Le chomage ne cesse de monter, Pole Emploi n'y arrive plus et va imploser tant il y a de chomeurs. Le chômage continue de monter en France, en cette période de crise, question toute bête, comment feriez-vous pour réduire le nombre de demandeurs d'emplois si vous étiez au Gouvernement et Ministre du Travail ? Vous avez des idées ?




 carter a écrit [17/01/2012 - 13h13 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
carter

L’ironie est que sur la question du chômage, nous aimons à taper sur l’action-plutôt l’inaction- du gouvernement alors qu’à la base ; ce sont les entreprises qui créent de l’emploi et non le gouvernement, isn’t it? Or, dans une société libérale dopée au consensus de Washington (avec sa sainte trinité que sont la dérèglementation, la dérégulation et le libre-échangisme), les entreprises s’affranchissent de plus en plus de la tutelle des Etats. Le corollaire étant alors que le gouvernement peut de moins en moins agir sur la politique des grandes entreprises qui –rappelons-le- produisent environ 35% des emplois en France ; et encore moins sur ses PME (65% des emplois en France) ; à moins de perturber selon l’UE les « règles libres et non faussées de la concurrence parfaite »…

Bref, le gouvernement, en développant des principes néolibéraux, se lie les mains et se maintient dans l’impuissance de ses politiques de l’emploi…

Rappelons quelques élémentaires de la macro-économie. Il y’a emploi lorsqu’il y’a investissement. Evident, non ? Il faut que des entrepreneurs daignent créer des entreprises ou développer l’activité d’entreprises existantes pour qu’il y’ait production d’emploi.

Or, en macro-économie, il n’y a qu’une seule méthode prouvée empiriquement et validée théoriquement pour produire un tel effet : réduire les taux d’intérêt de la banque centrale et augmenter la politique de demande. Mais techniquement, ces deux logiques se recoupent (la demande s’accroit quand l’argent devient easy, non ?)…

Pourquoi ? Pour une raison fort simple : si on réduit les taux d’intérêt de la banque centrale, alors emprunter de l’argent revient moins cher et donc cela facilite grandement les entrepreneurs à investir. Toutefois, cela est un inconvénient pour le préteur : en réduisant le cout d’emprunt de l’argent (l’intérêt) ; cela désavantage sa rente…Et c’est justement ce désavantage qui le pousse à prêter aux investisseurs car l’accumulation de capital par le seul prêt à intérêt ne devenant plus intéressant ; il vaut mieux pour lui faire croitre son capital par retour sur investissement de la création d’entreprises… Car il y’a un deuxième effet kiss Kool avec la diminution des taux d’intérêt : l’argent devenant moins cher, il en circule plus ; créant de l’inflation qui détruit la rente. Bref, pour gagner du fric, mieux vaut alors développer l’action entrepreneuriale car l’usure ne devient plus rentable…


Or, depuis la politique du franc fort, puis celle de l’euro, les taux d’intérêts ont toujours été chers en France (et également en Europe). Cela anesthésie la création d’emploi et favorise le secteur financier ; car il devient plus facile d’accroitre les bénéfices par la spéculation…
Bref, le taux d’intérêt détermine la motivation et des rentiers et des entrepreneurs à créer de l’emploi !

Pourquoi alors cette politique ? Ben, tout simplement parce que les riches dominent et ont pu par propagande détourner l’action des Etats pour leurs intérêts propres. Or les riches ne veulent que sécuriser leurs thésaurisations : ils sont donc naturellement contre l’inflation, les taux d’intérêts bradés et une banque centrale dépendante des gouvernements…Bref, le chômage a été créé de toute pièce pour sécuriser la richesse des ultras riches cosmopolites. D’où la lente dérive de nos démocraties vers des oligarchies…

Karx Marx l’avait annoncé dans son Capital : un capitalisme poussé à l’extrême de son obsession de rentabilité produit forcement du chômage. Malin, il a également vu une autre raison de la fabrique du chômage : les chômeurs constituent une « armée de réserve » qui, par son nombre, fait pression à la baisse sur les salaires. Ce point de vue est théorisé par l’école économique actuelle par le concept de « taux de chômage naturel ou d’équilibre» appelée également Nairu sensé favoriser l’efficacité économique d’un pays. Comme par hasard, il est estimé en France à 10% de la population active et c’est quand même bizarre –vous ne trouvez pas ?-que nous retrouvions toujours ce nombre récurrent en France de pourcentage de chômeurs dans la population …

N’oublions pas que le capitalisme vise à développer le profit maximum. A l’heure de la financiarisation, il est plus rentable de spéculer en bourse pour une entreprise que de développer ou créer des entreprises ; de donc de développer l’emploi.

Un cas tout simple : vous croyez que les grandes surfaces comme Auchan font l’essentiel de leurs profits en vous revendant leurs camelotes, grâce à la plus-value qu’ils obtiennent en faisant pression sur les fournisseurs ? Cela n’est vrai que de moitié…En fait, le jackpot, ils l’obtiennent par une autre façon : en payant leurs fournisseurs un mois après avoir reçu la camelote et en étant payé comptant par le consommateur, ils ont accès à un énorme cash d’argent dans l’intervalle du mois. Il en profite alors pour jouer en bourse avant de payer leurs fournisseurs. Gain : environ la moitié -voire plus. De mémoire 60% mais à vérifier- de leurs bénéfices.
Et pourquoi croyez-vous que même les voituriers comme Peugeot développent des cartes de crédit ?


Hé oui ! On gagne actuellement plus d’argent en bourse en spéculant qu’en créant des entreprises. Mettez-vous à la place d’un rentier : que faire de votre argent sécurisé par des taux d’intérêt hauts?
Deux choix se posent à vous :
-spéculer en bourse. Retour sur investissement d’environ 15% actuellement avec les ROE des entreprises cotées en bourses …qui spéculent aussi !
-tenter l’aventure d’aider un entrepreneur à monter sa boite. Grosso modo, pendant 3 ans, le temps que l’entreprise devienne rentable, vous ne toucherez rien… Dans la plupart des cas, l’entreprise croitra avec un taux de rentabilité proche de celui de la croissance du pays auquel il évolue, soit 2% en moyenne dans la zone euro (hors période de crise actuelle).

Conclusion : si vous êtes doté d’un cerveau de rentier normal ; votre choix est vite fait : mieux vaut spéculer à la bourse…



Il faut terminer le tour des raisons de non-création d’emploi par l’analyse du concept marxiste de « crise de la demande » et de la solution keynésienne « d’économie de la demande ». En maximisant le profit, le capital empêche la masse des populations d’acheter la camelote que les capitalistes produisent. Ce qui crée un cercle vicieux : personne n’achète, donc les entreprises débauchent et cela crée du chômage qui augmente le nombre de personnes qui ne peuvent acheter ; et ainsi de suite…Nous vivons actuellement une crise de la demande mondiale car depuis la fin des années 70%, les entreprises ont réduit de 30% la masse salariale (le salaire revient 30% de moins aujourd’hui qu’il y’a trente ans, inflation comprise). Ce gain de 30% n’est pas utilisé pour investir mais pour jouer en bourse…


Conclusion : Comment donc récréer de l’emploi ?
-en réduisant les taux d’intérêt des banques centrales. Toutefois, le cas américain montre que ce n’est pas suffisant : les taux d’intérêts sont nuls aux USA et pourtant, les USA ne créent pas d’emploi sur leur territoire. La raison est fort simple : les entreprises américaines investissent à l’étranger avec ces taux d’intérêts faible mais pas sur le territoire national !
-en mettant en place un protectionnisme ciblé contre les pays qui pratiquent un protectionnisme caché (comme la Chine avec sa politique monétaire couplée artificiellement au dollar)

-en protégeant par des mesures d’aides (comme le pratique les USA) nos PMI/PME puisqu’ils représentent 65% des emplois actuels. Or selon les principes de « la concurrence libre et non faussée »de l’UE ; la France ne peut aider ses PMI/PME. Une mesure typiquement américaine que l’on devrait importer : les collectivités ont obligation de traiter 30% de leurs dépenses avec des PMI/PME. En France, seul les multinationales arrivent à bien traiter avec les collectivités locales ; ce qui est stupide…




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 dette a écrit [17/01/2012 - 13h39 ]  
dette

Réduire encore plus , la durée de temps de travail afin de se partager les emplois ... La monnaie unique a été inventer ! , alors pourquoi pas le partage des emplois à une grande échelle .

Le pouvoir d'achat serait plus équilibré dans les familles , et nous aurions plus de temps à offrir à nos proches .

Chose possible , mais on ne peut que rêver puisque l'être humain est égoïste , et plus il en a , plus il en veut .






 missterre.80 a écrit [17/01/2012 - 15h49 ]  
missterre.80

carter,

Merci encore pour cette prose très détaillée et explicite, je m'instruis à te lire... :-)








Natacha


 cochise_fr a écrit [17/01/2012 - 20h27 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Le chômage, cela n'existe pas en vrai.!!
Ce n'est qu'une construction économique gouvernementale instrumentalisée par les financiers et les grandes entreprises pour avoir à disposition du personnel docile et corvéable à merci..... et rien d'autre.

Si l'état décide du plein emploi (ou presque, il reste toujours une petite fraction de chercheurs), il peut le faire.... mais, bien sur, il faut assumer ce que cela a comme conséquence sur la vie du pays.

Il y a plus de 5 millions de chômeurs (plus ou moins peu importe) mais il y a aussi plein de gens qui travaillent sans être payés, plein de gens qui travaillent au noir, plein de gens qui travaillent chez eux, et des millions de travaux qui ne se font pas ou ne trouvent pas preneurs. Il y a aussi l'escroquerie du travail d'interim qui fait payer à l'entreprise le travail du salarié bien plus cher alors que cet argent devrait revenir au salarié puisque l'entreprise peut le payer. De même il y a les travaux à temps partiels dont l'organisation n'est faite que pour baisser le cout du travail (ce qui devrait être le contraire) pour un esclavage accentué. Du travail, il y en a bien plus que de gens pour le faire, mais il faut organiser sa répartition et son financement, ce que pôle emploi est incapable de faire, pas plus qu'il ne sait mettre en relation des offres avec les demandes, ce qui, avec les perfectionnements de l'informatique et d'internet, ne devrait pas poser de problème.

Il y a mille façons différentes de trouver du travail, alors qu'une seule devrait suffire:
- un site qui reçoit les offres (une par page web avec description précise du poste et du travail à faire) et identifie précisément le déposant.
- un site qui gère les demandeurs d'emploi.... qu'ils aient ou pas un emploi, de leur premier jour de travail au dernier, qui identifie précisément la personne.
- une bourse informatique de recherche et de mise en relation à la manière de ce qui existait jadis dans les bourses du travail, l'informatisation en plus, ce qui évite de se déplacer pour rien.
Rien n'empêche de diviser l'informatique en services internationaux, nationaux, régionaux, départementaux, municipaux pour éviter l'engorgement et donner de la fluidité aux services, le tout pouvant se gérer de manière centralisée avec relativement peu de monde au regard des millions de gens concernés.
- un accès sécurisé et identifié de toutes les actions informatiques... évidemment.
- une notation réciproque des salariés et des employeurs pour clarifier les patrons voyous et les salariés sans éthique.

Ensuite, on en vient à la création d'emplois.

Aucune entreprise ne crée d'emploi pour le plaisir. Une entreprise ne crée un emploi QUE si l'emploi (ou le groupe d'emplois) peut lui rapporter plus que si elle ne le crée pas. C'est aussi simple que cela.
Cela suppose que l'entreprise a des clients qui lui demandent du travail. Sans clients, pas de travail, pas d'emploi.

Seul l'état peut créer des emplois ex-nihilo pour créer des besoins ou organiser son administration, et cela sans limite (et actuellement sans contrôle ou presque), ce qui explique certaines dérives, certaines magouilles, certains 'petits arrangements entre amis', et l’aisance de la création d'emplois fictifs (certains étant même légalement autorisés - un comble - ).

Une entreprise n'a pas vocation à vivre à crédit, et je ne suis pas du tout d'accord avec ce qu'a décrit Carter sur l'obligation de bas taux du crédit. C'est la gangrène du système capitaliste dont on voit actuellement les limites, le crédit se devant d'être limité et non d'être incontrôlé. Une entreprise se doit de vivre sur ses fonds propres, qui se doivent d'être réels et non fictifs comme le sont les investissements à crédit. De même, une entreprise n'a pas à vivre de subventions (sauf exceptions spécifiques rares) et toute aide de l'état de quelque nature qu'elle soit devrait se faire avec une contrepartie réelle d'accès aux décisions de ladite entreprise, en droits de vote et en capital.

Enfin, et c'est le plus important, on en vient au prix payé pour le travail, et plus généralement au revenu disponible pour vivre décemment....ou pas.....mais c'est un autre débat.... pourtant très lié à celui-ci.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 cochise_fr a écrit [17/01/2012 - 20h40 ]  
cochise_fr

re-Bonjour,
Complément:
L'histoire de l’Europe et de ses conditions de principe de « la concurrence libre et non faussée » est une escroquerie financière.

En effet, au sein même de l'Europe, au sein même de la zone euro, les conditions de travail sont tellement différentes, les conditions sociales sont si différentes, que la concurrence est déjà faussée alors qu'elle se doit de rester libre (ce qui est l'escroquerie) ce dont les entreprises profitent évidemment puisque cela a été crée pour elles.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 betinaweb a écrit [18/01/2012 - 00h24 ]  
betinaweb

Vous ne pouvez comptabilisez le travail au noir.Et ce travail ne serait pas créateur d'emplois.Pourquoi? parce que souvent ce sont des personnes qui le font en plus de leur travail pour mettre du beurre dans les épinards" et que si on leur supprime ceux qui les emploient ne prendront pas de personnes déclarées.

Je connais des policiers qui font les 3/8 et qui font des travaux de peinture ou de jardinage chez des particuliers qui n'auraient pas les moyens de prendre un professionnel.
Il y a aussi le gars qui fait un peu de mécanique et qui se fait de l'argent en rendant service aux personnes qui ne peuvent pas se rendre chez le garagiste.

Et puis il y a aussi des patrons qui ne déclarent qu'une partie des heures et qui paient le reste au noir dans les petits commerces.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 cochise_fr a écrit [18/01/2012 - 12h54 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Ah mais vus avez le droit de préférer la mafia et la corruption à l'état de droit.!!

Tout ce que vous semblez trouver normal est interdit... je vous le rappelle....que cela soit sanctionné ou pas est une autre histoire.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 betinaweb a écrit [18/01/2012 - 16h47 ]  
betinaweb

Je n'ai jamais dit que c'était normal cochise mais tout cela n'est pas comptabilisable et pas gérable non plus.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 cochise_fr a écrit [18/01/2012 - 18h21 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Mais uniquement parce que ce sont des escrocs qui nous dirigent....et rien d'autre. La lutte contre le travail illicite (dit 'au noir') peut se résoudre par des services de contrôles plus nombreux et plus efficaces, que cela soit pour les particuliers ou les entreprises. On peut aussi faire des contrôles fiscaux, car ces gens dépenses systématiquement plus que ce qu'ils gagnent officiellement, ce qui est facilement contrôlable. On peut aussi mettre systématiquement sous tutelle financière toute entreprise qui emploie un travailleur non déclaré, ainsi le travail continue mais la gestion est faite par un service agréé par l'état et les bénéfices vont à l'état. Ainsi il n'y a pas besoin de procès, ce qui fait gagné un temps fou et conserve les emplois officiels en place au lieu de fermer l'entreprise, ce qui met les employés au chômage à la charge de l'état..

Par exemple, quand on voit dans les cités des gens au RSA qui roulent en voitures à 30000 euros, on peut faire systématiquement un contrôle fiscal positif. Tout le monde le sait, les services de police le savent et rien n'est fait....alors.?




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 betinaweb a écrit [18/01/2012 - 19h11 ]  
betinaweb

Il n'y en a pas 10 000 au RSA qui roulent dans des voitures à 30 000 euros.
Si ces personnes avaient eu un travail à la base,elles ne seraient peut-être pas dans des trafics tous azimuts.
C'est bien la société qui est responsable de tout ça.
C'est la drogue qu'il ne faut plus laisser entrer dans notre pays.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 cochise_fr a écrit [18/01/2012 - 19h45 ]  
cochise_fr

Bonjour,
J'ai mentionné le RSA, mais le plus souvent ils n'y sont même pas, car ils ne sont inscrits nulle part. Avec des revenus illicites, pas besoin de s'inscrire au chômage pour se faire repérer.

"Si ces personnes avaient eu un travail à la base,elles ne seraient peut-être pas dans des trafics tous azimuts."
C'est sans doute en partie vrai, mais si tous ceux qui n'ont pas de travail devenaient des délinquants, cela se saurait. Et puis il sera difficile de convaincre un jeune de gagner 1200 euros par mois à la sueur de son front quand il peut en gagner 1000 par jour en travaillant quelques heures par jour au pied de son immeuble.

Non, ce n'est pas la société qui est responsable de cela, ce sont les politiques qui nous dirigent depuis des années....nuance d'importance, et accessoirement ceux qui votent pour eux. Quand on en voit qui ont été arrêtés des dizaines de fois et sont toujours en liberté.... on comprend que cela les fassent rire d'aller en justice....et cela coute très cher aux finances publiques.... pour rien.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 carter a écrit [19/01/2012 - 00h36 ]  
carter

« et je ne suis pas du tout d'accord avec ce qu'a décrit Carter sur l'obligation de bas taux du crédit. C'est la gangrène du système capitaliste dont on voit actuellement les limites »


Attention ! Il ne faut pas confondre le crédit à la consommation et le crédit à l’investissement ! Depuis l’ère néolibérale, on a comprimé de 30% la masse salariale. Du coup, on a du développer en même temps le crédit à la consommation pour que les salariés puissent acheter la merde produite par le capitalisme-puisque les salaires devenaient chiches….
Il est évident que le crédit à la consommation est une aberration : il doit être interdit et son interdiction doit être compensée par une hausse des salaires (on ne s’endette pas pour acheter une télévision mais pour faire un investissement. Point barre)

Par contre, le crédit à l’investissement est une nécessité qu’il faut bien sûr relancer par une chute des taux d’intérêt. A la base, c’est censé être le boulot du banquier d’ouvrir la vanne du crédit au bon investissement. Car sinon, si la création d’argent ne va pas à la production de richesses (logique d’investissement) ; cette création d’argent pour rien produit naturellement de l’inflation.

En fait, l’ère néolibérale en produisant du crédit improductif aurait eu une inflation monstre si la mondialisation n’avait pas compressé les salaires dans le même temps !
Or tôt ou tard, la mondialisation par le consensus de Washington finira par stabiliser les salaires dans le monde dans une inévitable logique de dénivellement vers le bas. Or pour compenser le salaire, on crée du crédit à la consommation ! Donc à ce moment-là d’équilibre mondial des salaires, l’inflation dans le monde sera infernalement exponentielle si la logique du crédit à la consommation perdure !

Bref, tout ce qui brille n’est pas or. Je ne parlais que du crédit à l’investissement !




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 betinaweb a écrit [19/01/2012 - 00h53 ]  
betinaweb

Tout à fait d'accord avec toi carter sur les crédits à la consommation qui mettent les gens sur la paille.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 cochise_fr a écrit [19/01/2012 - 02h38 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Sur le crédit à la consommation, je suis tout à fait d'accord avec Carter, puisque je prône l'établissement d'un revenu minimal garanti et indexé pour tous, sans exception, qui permette de vivre décemment sans aucune aide particulière.

Par contre, pour les entreprises, je ne suis pas d'accord. A la création, une entreprise DOIT avoir les capitaux nécessaires existants, et non virtuels comme le sont les prêts. Que l'on use du prêt pour des investissements complémentaires ne représentant qu'une partie minime du capital pour se développer petit à petit, je suis d'accord, mais il est anormal de pouvoir créer de toute pièce une entreprise à partir de rien uniquement à crédit.

D'autre part, la pratique des paiements différés, qui est aussi une forme de crédit, fait que le cumul des crédits d'une entreprise peut dépasser largement sa valeur dévaluée en cas de liquidation, qui est la seule compensation possible des créanciers de toutes sortes dont les créances financières et les créances de l'état et des salariés, et qui produit les cessations d'activité en chaine que nous connaissons si une grosse entreprise ferme en faillite. Ce n'est que la conséquence du crédit excessif en valeur par rapport à la valeur de l'entreprise, non pas en pleine activité, mais en liquidation.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


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