Depuis quelle date existe le labourage de la terre a l'aide d'animaux ?



alexdu83
Cette question a été posée par alexdu83, le 02/03/2008 à à 19h27.  *  Alerter les modérateurs
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Réponses



 Frédérique a écrit [03/03/2008 - 13h47 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Frédérique

L'histoire des hommes et des animaux est très liée; Le premier animal domestiqué fut le chien, dès - 8000 avant J.C. Il va s'avérer l'auxiliaire idéal de l'homme pour la garde des troupeaux et pour sa protection personnelle. Les Celtes, de - 750 à - 52 av. J-C. utilisaient déjà le cheval de selle et les chariots attelés à des bovins.




Il y a un temps pour tout......


 bougainvilliee a écrit [03/03/2008 - 19h27 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
bougainvilliee

Depuis l'époque, très reculée, où l'homme a capturé, puis domestiqué des animaux. Je ne pense pas qu'il y ait de datation possible et sûre. Mais l'homme préhistorique utilisait déjà des animaux de traits.
L'homme, comme le souligne Frédérique, a toujours vécu en symbiose avec les animaux. Les uns étaient des parasites pour lui, pour d'autres c'est lui qui les parasitait. Mais cela faisait parti de son monde. D'ailleurs l'homme étant lui même un animal, il n'y avait pas de raison qu'il s'en différencie. On couchait avec les chiens, vivait avec les rats et demandait hommage au tigre pour ne pas être trop vite mangé. Toutes les sociétés humaines ont utilisé les animaux pour tirer l’araire et non la charrue (qui est une invention récente du 19e siècle). Depuis le buffle, le zébu, le bœuf ou la vache, l’éléphant, le cheval, la mule, l’âne, jusqu’au chien et bien sûr l’homme et surtout la femme.




Le doute est ma seule certitude


 Frédérique a écrit [04/03/2008 - 12h10 ]  
Frédérique

Bougainvilliee !!!!! Tu ne peux pas t'en empêcher !! J'espère que alexdu83, ne doit pas faire un exposé sur le sujet. S'il nomme la femme dans les animaux domestiquer par l'homme, je ne suis pas persuadée que son instit aura le sens de l'humour !!!




Il y a un temps pour tout......


 bougainvilliee a écrit [05/03/2008 - 11h58 ]  
bougainvilliee

Bonjour Frédérique,
C'est vrai que, souvent, je ne peux m'empêcher d'exprimer certaines choses. Pourtant je me retiens beaucoup, ne pas être trop provocateur. Mais dans le cas qui nous préoccupe, il n'y avait aucune provocation. J'énonçais un fait, triste, hélas, mais qui fait parti du comportement humain. Ce n’était qu’un constat. S’il y a le plus vieux métier du monde. L’esclavage est la plus vieille exploitation de l’homme par l’homme. Et la femme y a été dans la plus mauvaise position. Dans bien des parties de notre monde, l’esclavage existe toujours. Et le premier est celui de la femme. Il y a moins d’un siècle, le paysan trop pauvre pour avoir un animal de trait, attelait sa propre femme à son araire. S’il était un peu plus riche, c’était une servante (servante dont on ne peut aujourd’hui imaginer la misère. Le plus souvent c’était une pauvre fille placée par les hospices, que l’on ne nourrissait pas, sinon en lui abandonnant les restes que l’on ne donnait pas au cochon. Qui couchait dans l’étable dans la bouse des vaches (elle y avait au moins chaud). Qui servait au plaisir du maître, à l’occasion. Et qui couverte de vermine mourrait avant l’âge de dix ans.
Dix ans semble bien jeune. Pas pour l’époque.
Mais c’était le bon vieux temps, où l’on vivait heureux en mangeant naturel. Mais qui mangeait ? Et que mangeait-on ? Un peu de pain fait avec des écorces de pins et de la terre. L’humanité n’a pas de mémoire. C’est peut-être tant mieux.
Quant aux paysans, qui avaient un peu plus de moyens, ils avaient de vieilles vaches squelettiques, pour tirer leur araire. Vaches, pour un peu de lait, faméliques et mangées par les taons, auxquelles on faisait une entaille à la hanche pour y planter l’aiguillon, qui par la douleur leur faisait faire l’effort, dont elles n’avaient plus l’énergie. Je ne suis pas sûr que les femmes aient eut un meilleur traitement.




Le doute est ma seule certitude


 Frédérique a écrit [06/03/2008 - 11h26 ]  
Frédérique

Je me doute que tu ne pouvais tenir des propos misogynes ou machistes. Je n'avais pas du tout compris ta réponse dans le sens de l'exploitation de la femme par l'homme. Sais-tu qu'il y aurait eu, dans des temps extrêmement reculés, des sociétés entièrement matriarchales (je sais que cela existe encore par ailleurs !), où les femmes chassaient et faisaient la guerre. Elles auraient même dominé la gente masculine. J'avais entendu une théorie, selon laquelle, la condition féminine serait un héritage et en quelque sorte la facture à payer pour ce comportement.... ????




Il y a un temps pour tout......


 bougainvilliee a écrit [06/03/2008 - 16h41 ]  
bougainvilliee

Mais chère Frédérique, toutes les sociétés sont matriarcales. On se laisse abuser par la gesticulation masculine, qui ne détient qu'un pouvoir d'apparence. Aussi les féministes ont-elles tort de les imiter en pensant que leurs colifichets (Honneur, médailles, étiquettes, défilés, banquets, uniformes) sont les emblèmes du pouvoir. Ce ne sont que des paillettes qu'ils agitent d'autant plus qu'ils perçoivent bien, quelque part qu'il sont sans réel pouvoir et que la société est davantage structurée par le pouvoir des femmes (des mères) que par leur bravades. L'homme c'est l'extérieur, le clinquant, le "m'as-tu vu", le coq. Mais si tu y regardes bien, ce n'est qu'illusion. L'homme s'ancre dans le symbole, alors que la femme s'ancre dans le réalité. Et où se réfugient ces matamores de foire, lorsqu'il reçoivent une bonne gifle de la vie ? Dans les bras de leur mère ou de leur compagne. A bien comprendre les choses. A regarder derrière les apparences, les sociétés méditerranéennes, si décriées parce qu'on les croit, pour la plupart, musulmanes (ce qui est une erreur, elles sont souvent multi-religieuses, avec de nombreux chrétiens, mais toutes ces communautés ont des moeurs strictement identiques). Dans ces sociétés méditérranéennes, donc, les moeurs et les coutumes sont plus âprement défendues par les femmes qu'imposées par les hommes, qui suivent ces comportements en petits chiens hargneux, faute d'en être maîtres.




Le doute est ma seule certitude


 Frédérique a écrit [06/03/2008 - 19h52 ]  
Frédérique

C'est amusant, car avant de lire la fin de ton post, je pensais à la Tunisie. Une amis tunisienne me disait que nous les françaises ont avaient rien compris avec nos revendications. Elle prétendait les femmes tunisiennes plus futées. " Laissent les parader...A la maison, et pour les décisions essentielles ce sont les femmes qui décident. En public on écrase, pour leur ego..Mais on décide de tout !" A méditer...




Il y a un temps pour tout......


 carter a écrit [06/03/2008 - 19h58 ]  
carter

"pour les décisions essentielles ce sont les femmes qui décident"

Entièrement d'accord!
J'aime bien que ma femme décide de la bouffe qu'elle va me faire...Désolé, je n'y crois pas trop..L'ego, c'est un peu comme le ressac de la mer sur le rocher, il se brise souvent ; et c'est toujours sur celui des autres... Je doute qu'à long terme, l'ego tienne suffisamment le cap pour permettre cette fameuse "confiance ne soi" indispensable pour vivre dignement...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 bougainvilliee a écrit [06/03/2008 - 21h41 ]  
bougainvilliee

Frédérique,
Je n'ai voulu trop m'étendre sur ce sujet, et je ne pourrai le faire davantage ici, sinon à écrire une thèse. Mais je suis heureux que tu aies eu confirmation de ce que j'exposais.

Les femmes occidentales acculturées et hors du système des répartitions sexuelles, s'érigent en donneuses de leçon envers le reste de l'humanité féminine, faisant ainsi preuve d'une arrogance condescendante envers les tenantes des autres cultures.

Dans ce combat elles s’acharnent à détruire tous leurs acquis ancestraux, que leurs mères et leurs grand-mères avaient si longuement élaborées.

Mais ce qui est plus grave, c'est qu'elles en font davantage de mal, aux femmes des autres cultures qui avaient, elles aussi, trouvées des solutions qui leur étaient adaptées.

La position de la femme occidentale n'est qu'un squelette vide. Elles n'ont plus que l'ambition d'imiter l'homme, d'en porter l'uniforme et les fonctions, d'en singer les gestes et les postures, d’en recevoir les gratifications symboliques (donc sans réalité, sinon imaginaire).

Sans doute pensent-elles que c'est en ces masques que se trouve le secret du chimérique pouvoir masculin.

Mais c'est un théâtre vide qu’elles cherchent à investir. Et les hommes n’en sont que les prestidigitateurs vaniteux. Imiter l'homme, le mâle, en voulant revêtir ses oripeaux, en voulant le parodier, c'est renforcer cet impuissant dans son illusoire prééminence.

C'est donc s’appauvrir, se dénuder, se dépouiller de sa propre puissance, pour en revêtir le semblant.

Par ce, nécessairement, piètre artifice (puisqu’il n’est pas de leur sexe, qu’elles trahissent d’ailleurs, ainsi), elles ne font, tout au mieux, que conforter le mâle dans sa position de coq. Le parant d’un supposé pouvoir qu’il n’a jamais réellement eut.




Le doute est ma seule certitude


 Frédérique a écrit [06/03/2008 - 22h03 ]  
Frédérique

Cher Bou, Désolée de t'affubler de ce nouveau surnom (ton pseudo est trop long). Je comprends, mais pour autant je ne pense pas que je pourrais vivre dans la"peau" d'une femme orientale. J'ai 43 ans, et j'ai quand même le sentiment d'être héritière d'une génération de femmes qui se sont battues pour l'IVG ou la contraception. Ou en tous les cas pour avoir le choix. Je n'ai ni l'âme d'une féministe, ni celle d'une femme soumise. Je pense simplement que homme et femme peuvent vivre ensemble sans rapport de force : c'est ce que je vis en couple ...mais j'ai longtemps attendu avant de marier ( à 38 ans !) et de trouver un compagnon qui ne jouait pas sa virilité dans nos relations. Il a par exemple bien accepté que ma situation professionnelle soit meilleure que la sienne... Je suis aujourd'hui maman d'une petite fille que nous élevons dans une double culture. Je n'ai pas encore de réponses à toutes les questions que je me pose sur ce que doit être son éducation. Mais bon, un pas à la fois !!




Il y a un temps pour tout......


 Frédérique a écrit [08/03/2008 - 21h45 ]  
Frédérique

Je pense avoir la réponse à la question : Au IX e millénaire avant J-C, en Mésopotamie, des sumériens ont domestiqué des ovidés pour la collecte des céréales. Il semble donc, que le début de la domestication soit intervenue en même temps que les débuts de l'agriculture. J'espère que ma réponse n'intervient pas trop tard pour alexdu83




Il y a un temps pour tout......


 bougainvilliee a écrit [09/03/2008 - 11h40 ]  
bougainvilliee

Bonjour Frédérique et alexdu83,
Frédérique semble avoir raison, en ce qui concerne le labourage. Celui-ci n'a pu intervenir qu'à l'époque où l'homme a commencé à se consacrer à l'agriculture, donc à se sédentariser. Au départ l'être humain tirait sa substance de la chasse et de la cueillette. Il se déplaçait sans cesse et sans autre but, à la fois lorsqu'il avait épuisé sa cueillette, et ses possibilités de chasse, à un endroit et également pour suivre les animaux dans leurs transhumances. Puis il a trouvé plus judicieux de cultiver certains végétaux, pour éviter les incertitudes de la cueillette. Dès lors, il a fait de même avec les animaux et les a capturés pour les avoir sous la main, plutôt que de courir après eux lors de la chasse. C'était plus sûr. Mais du même coup il en a élevés également pour tirer où porter des charges. Au départ il utilisait la houe pour bêcher sa terre (La houe à perdurer longtemps. Encore au XIXe et au début du XXe on l'utilisait encore), puis vint l'araire. Est-ce mésopotamien ou antérieur, je n'en sais rien. Rapidement il utilisa des animaux ou des esclaves ou tout être sous sa domination pour faire ce travail. On peut donc faire débuter cette pratique, au début de la sédentarisation humaine. Les dates en sont sans cesse reculées au fur et à mesure des découvertes. Donc prenons actuellement la Mésopotamie comme point de départ reconnu (IX siècle avant JC dit Frédérique). Tout de même la Mésopotamie, l'Irak actuel, a été le longtemps le coeur de l'humanité. Y seraient nés le labourage par les hommes et les animaux, les grandes religions actuelles et de grandes civilisations (bien sûr basées sur l’esclavage des hommes et des animaux).




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