Dans un premier temps, je trouve qu'il serait bien de débroussailler un peu le dossier.
Les médias, véritables marionnettes des politiques, ont transmis depuis plusieurs mois particulièrement un message visant à faire croire à une vague d'immigration à destination de la France sans précédent. Pourquoi ? Parce que pour les politiques, il est plus facile de pointer du doigt un phénomène qui ne les implique pas, et qui n'implique pas la population, du moins pas directement. On l'a vu dans l'histoire, notamment avec la montée du nazisme, la xénophobie peut être instrumentalisée à des fins politiques. A l'époque, Hitler pointa du doigt les juifs en les accusant d'être la cause de la grave crise financière que traversait l'allemagne.
Aujourd'hui c'est pareil. La France traverse une crise de ses institutions, de son économie, de ses valeurs. Plutôt que de s'attaquer aux véritables problèmes, on pointe du doigt les sans-papiers qui sont les "indésirables" et qui n'ont aucune légitimité sur le territoire français. Les médias nous bassint donc avec les idées suivantes :
1/ "Ils profitent des institutions françaises sans y contribuer comme le reste de la population"
Pourtant, les sans-papiers, du fait qu'ils n'ont pas de TITRE DE SEJOUR (car ils ont bien des papiers !!) ne profitent réellement d'aucune aide : ils n'ont pas le droit au RMI, ils n'ont pas le droit aux APL, ils n'ont pas le droit à la retraite etc. La seule chose dont ils pourraient profiter, ça serait des transports en commun si ils ne paient pas leur ticket... La perte est moindre...
Si les sans-papiers étaient régularisés, ils seraient comme chaque français OBLIGES de payer des impôts.
Pour annecdote, l'Espagne a procédé à une régularisation de 700 000 sans-papiers en 2005. Cette régularisation massive a eu pour effet de combler le déficit de la sécu espagnole et même de provoquer une recette exécendentaire de 2%.
2/ "Ils volent le travail des français"
Des études ont démontrés que les sans-papiers acceptent des jobs sous-payés, où ils sont exploités, et où les tâches accomplies sont proches de l'esclavage. Ces études soulèvent que ces sans-papiers, ne prennent donc pas la part du travail que les français pourraient revendiquer, car les français eux-même n'en veulent pas !
3/ "Si ils veulent rester, ils doivent apprendre le français".
Dois-t-on rappeller que la France fût pendant des siècles le deuxième Empire colonial après l'Angletterre et que les dernières colonies rendues indépendantes l'ont étés dans les années 70. Par ailleurs, on parle de rayonnement culturel de la France au travers de ses institutions éducatrices (des écoles françaises pilotées par l'Education Nationale) implantées aux quatres coins du monde. En fait, les problèmes de langues concernent un pourcentage infime du flux immigratoire en direction de la France. Bien souvent, dans ces anciennes colonies, la population est naturellement bilingue : le français (souvent langue officielle) et un dialecte propre à l'ethnie.
En conséquence, que faire pour les sans-papiers ? Une immigration choisie ? Celle-ci n'aurait pour effet que d'orchestrer une fuite des cerveaux de ces pays où justement il y en a le plus besoin. Une régularisation au cas par cas ? C'est déjà le cas, mais ont voit les lacunes de ce système. Une régularisation massive ? Sans aller jusqu'à dire que c'est la meilleure solution, je pense que c'est pour moi la plus humaine qui soit. Les dossiers au cas par cas ne mettent pas les candidats à la régularisation sur un même pied d'égalité. Au moins là ils auraient tous la même chance.
Pour conclure, je pense qu'il serait envisageable d'effectuer des régularisations au cas par cas quand même, mais avec des critères beaucoup plus souples, car les dernières lois en la matière (pasqua, aubré, etc.) n'ont fait que compliquer le système et accentuer les problèmes "humains". Enfin, surtout, arrêter ces contrôles systématiques qui commencent à me gonfler moi-même (et pourtant je suis français !). N'oublions pas que nous ne sommes pas sous le 3ième Reich, mais bien sous la 5ième République Française, garante et emblèmatique figure des Droits de L'Homme.
Le roi est mort, vive le roi !