certes oui, j'y suis allé un peu fort et m'en excuse ; mais désolé, quand je lis "l'écart énorme et l'incompréhension qui existe entre le monde du travail physique et celui des intellectuels" je ne peux pas rester sans voix !
Pour info, je suis à même de vous renseigner sur le sujet, je suis journaliste encarté depuis maintenant plus de 12 ans. Je gagne bien ma vie, très bien même, mais pas grâce aux piges... ! J'ai été CLP, mais surtout j'ai embauché et suivi des CLP, qui effectivement sont payés au ras des paquerettes. Il n'en reste pas moins que très souvent, ce sont des gens qui auraient "de toute façon" été sur place. Parents de sportifs si on parle sport, habitants de villages si on parle de rural. Donc c'est très souvent un petit bénef pas négligeable pour eux... Quand on passe la journée sur un circuit de karting pour accompagner son gamin, et que de tte façon on prenait déjà des photos, si on a un brin de plume, on gagne qques dizaines d'Euros et on a, ne l'oublions pas, la satisfaction d'être publié... La presse locale s'appuie beaucoup sur ces correspondants, les SR le savent bien...
Et pour en revenir à la pige de manière générale, et pour revenir à la question initiale : cela reste tout de même un des meilleurs moyens de mettre le pied dedans... Un pigiste sérieux, qui bosse bien, sait se rendre disponible, finira peu ou prou toujours par avoir un CDD pour remplacement, puis, etc. C'est un peu comme partout dans le monde du travail ; on est plus embauché après de l'intérim ou un CDD qui sont les meilleures périodes d'essai possibles pour l'employeur...
Il y a tjs du boulot en presse écrite, je le confirme très clairement, c'est juste encore plus dur qu'avant. C'est un métier qui fait toujours rêver, même si la télé a pris le dessus, de loin, en termes de prestige et de rémunération... Mais je peux vous assurer qu'aujourd'hui, un étudiant qui sort du CFJ ou de l'ESJ ou autre bonne école, s'estime heureux si il a un CDD dans un titre de la presse quotidienne régionale... C'est comme partout, c'est pas la joie. Mais c'est un métier où les passionnés perceront toujours. Et je fais mien aussi un des premiers conseils donnés : écrire, écrire, écrire, pour soi ou pour les autres, et proposer, proposer, proposer. UN chef d'agence un peu futé finira tjs par prendre un papier, puis deux, puis...
Bon courage en tout cas !