Pourquoi ce sont toujours des gens riches qui sont invités par les médias pour parler et/ou résoudre les problèmes des gens pauvres ?



cochise_fr
Cette question a été posée par cochise_fr, le 11/09/2007 à à 14h42.  *  Alerter les modérateurs
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 carter a écrit [11/09/2007 - 15h22 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
carter

Salut!

Je pense que c'est en effet le problème des exclus, des pauvres, etc: ils n'ont pas la maîtrise de leurs images ou dit différemment, on parle à leur place, que ce soit les médias qui "reinventent" leur vie ou des stars en recherche de sainteté... Du coup, ce sont toujours des réinterprétations plutôt que de vrais témoignages que l'on à des exclus...
Pourquoi des gens riches parlent à leurs place?
-cela leur donne une bonne image public du genre "j'suis un homme sensible". Indispensable pour ajouter une valeur ajouté à son CV... Du coup, le riche est à la recherche d'une cause humanitaire qui le réhausse. On evitera les délocalisés du Nord (trop prolétaire) mais on appréciera de défendre les sans papiers (universalisme à la Voltaire)
-cela crée un anthroprocentrisme libéral du genre "s'il sont pauvres, c'est parce que les entreprises ne peuvent embaucher, et elles n'embauchent pas parce que les salaires sont trop élévés..."; le riche étant souvent un ex ou futur entrepreneur...
-cela crée du spectacle puisque le riche tend à théatraliser le problème, surtout lorsqu'on réfléchit aux besoin du p'tit écran...

Du coup, j'ai envie de cité Bruckner dans "la tentation de l'innocence" :
"Le réality-show devient le seul principe d'explication du monde: votre malheur m'intéresse. Nous ne voulons pas être informés, seulement boulversés"




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [11/09/2007 - 17h43 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
cochise_fr

Salut Carter,
Cette analyse décrit assez bien la bonne conscience que les plus riches par l'intermédiaire des médias tentent d'acquérir auprès du public.
Bien que je n'en veuille pas aux administrateurs, ma question a été quelque peu modifiée, et son orientation un peu modifiée de ce fait:
"Pourquoi ce sont toujours des gens à 10000 euros / mois ou plus qui sont invités par les médias pour parler et/ou résoudre les problèmes des gens à 500 euros ou moins ? Les pauvres sont ils débiles ?".
Quelle légitimité peut avoir la classe aisée à parler et à faire au nom des classes dites "populaires", en dehors de se faire bien voir à la cantonade dont elle n'a que faire par ailleurs.. ??
Pensez vous les classes populaires entièrement constituées de débiles, d'ignorants, ou d'incompétents à régler leur propres problèmes, ou tout au moins, à faire des propositions constructives pour ce qui les concerne et à donner leur avis largement autant justifié par leur expérience que les intervenants actuels par leurs diplômes..??
A vous de jouer...




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 Chu Fu a écrit [12/09/2007 - 00h00 ]  
Chu Fu

Le riche, par définition est une personne qui reçois plus que "sa" part : quand on prend plus que sa part, on prend forcément un bout de la part des autres ; du coup (c'est le principe des vases communiquant) plus les uns s'enrichissent, plus les autres s'appauvrissent...
Alors, qu'est-ce ce que vous voulez qu'un riche en ait à foutre des pauvres ?! Tout ce qu'il demande, c'est que les pauvres travaillent plus (ça ne vous rappelle personne ?) pour que lui s'enrichisse plus ! Et pendant que le pauvre s'échine à bosser pour lui (et, en ce moment, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ça se rapproche de plus en plus de Zola !), lui il a du temps libre pour aller se la péter humanitaire à proposer des fausses solutions devant les caméras ou les micros : il ne risque pas d'aborder sincèrement le problème avec des vrais solutions vu qu'il n'a pas du tout intérêt à que ça change. Quant aux médias, vu qu'il font partie du système et qu'ils sont contrôlés par lui, ça ne les intéresse pas davantage.
Donc, Cochise, je ne comprends pas bien ta question : quand on ne fait pas partie des prédateurs, on ne fait pas partie du show, parce que toutes ces pantalonnades dites humanitaires ne sont qu'un show, destiné à tranquilliser le pauvre et lui donner un peu d'espoir pour continuer à bosser !




 cochise_fr a écrit [12/09/2007 - 00h54 ]  
cochise_fr

Bonjour,
je vous suis bien et j'acquiesce.
Depuis plusieurs jours, j'ai suivi de nombreux débats qui tournent tous autour de "comment faire évoluer le pouvoir d'achat" à quoi j'ajouterai "des riches surtout".
Contrairement à ce que je pensais entendre, ils défendent bel et bien le pouvoir d'achat des plus pauvres (encore aujourd'hui avec les agriculteurs, effectivement en grandes difficultés pour les plus humbles d'entre eux) mais plus je les écoute avec attention, plus la vraie question qu'ils se posent est:

"comment faire évoluer le pouvoir d'achat ..... sans que cela ne nous coute rien",

et c'est parfaitement compréhensible dans leur raisonnement, puisque tous les pseudo-experts, conseillers et autres débatteurs font partie de ceux qui n'ont pas de problèmes de fin de mois.. et de loin, et qu'aucun d'entre eux ne semble logiquement disposé à réduire ses revenus. Les médias n'invitent jamais les gens concernés et c'est cela qui me met en colère comme si nous (je me met dedans, je suis obligé) étions des abrutis incultes. Pourtant des solutions existent, simples, comme par exemple taxer les revenus financiers de manière identiques aux autres types de revenus, pas plus, mais pas moins, et surtout un peu plus que pas du tout. Il y a aussi l'intéressement des salariés à leur entreprise, autre exemple (certaines entreprises y viennent timidement).
Il en est de même pour les systèmes sociaux et pour les retraites.
On essaye de nous vendre que l'économie du pays serait en danger, que les prix augmenteraient, et autres balivernes du même tonneau. Hors c'est faux, et c'est même le contraire. En effet, il ne s'agit que de faire glisser une partie des revenus les plus hauts au bénéfice des revenus les plus bas ainsi revalorisés, et ceux du milieux n'auraient que peu de changements.. La masse économique et les performances de nos industrie ne changeraient en rien. De plus, les plus humbles dépensent leurs revenus, ce qui relancerait largement la consommation, au lieu de thésauriser en banque ou ailleurs, ce qui ne sert à rien pour la nation.
Bouhhhhh !!!!!!!! ça fait du bien.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 laurey a écrit [06/12/2008 - 00h07 ]  
laurey

Bonsoir Cochise,
Alors que nous sommes si nombreux. Peut-être
nous sentons nous responsables de notre pauvreté,
honteux de n'avoir pas réussi
à mieux soigner lnotre apparence
à nous exprimer avec assurance, à parler du manque de dignité des autres.
Cette notion de justice que j'ai intégrée enfant, est-elle peut-être la raison de ma passivité ?




 cochise_fr a écrit [06/12/2008 - 08h03 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Ah non !!! Je ne connais pas de pauvre ayant choisi d'être pauvre.... par plaisir. Alors, " responsable de la pauvreté ", surement pas.

Par contre, on peut se retrouver pauvre pour refuser d'une manière ou d'une autre le système établit ou le moule dans lequel la société souhaite nous faire entrer.

Le capitalisme privé a très bien intégré qu'il fallait laisser un tout petit peu de liberté et un tout petit peu de propriété au peuple afin que celui-ci concentre ses activités à la sauvegarde de son mini-patrimoine ce qui laisse les mains libres aux puissants pour faire ce qu'ils veulent pendant ce temps.

En effet, celui qui n'a plus rien à perdre a une fâcheuse tendance à se révolter, voir à prendre les armes quelque soient leurs formes. Tout ce qu'il pourrait gagner serait un plus, et rien ne peut lui être enlevé de rien.... sauf sa liberté ou sa vie. Quel prix donne t on alors à cette liberté et à cette vie ?? Là est tout le problème.... combien de risques sommes nous prêts à prendre pour faire valoir nos droits à la dignité ??

Chacun sachant bien que seul, on arrive à rien contre des institutions bien protégées, il est impératif de se regrouper pour oeuvrer ensemble aussi bien à mettre en commun les forces et les idées humaines que les biens et les moyens matériels. Tant que la propagande médiatique et gouvernementale réussira à empêcher ce regroupement..... le peuple des humbles restera pour longtemps dans l'ombre.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 laurey a écrit [06/12/2008 - 18h48 ]  
laurey

non pas par choix mais responsable car mon niveau d'études est médiocre, mon niveau social assujetti et donc difficile d'imaginer rivaliser avec d'autres pour qui le meilleur semble avoir été fait.




 cochise_fr a écrit [06/12/2008 - 19h25 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Il est totalement inutile de faire des études longues pour avoir une vie digne et un revenu minimum acceptable....... bon, il faut évidemment au minimum savoir parler, compter correctement, être capable de s'exprimer..... mais un bon autodidacte a autant de chances qu'un Bac+5.

Il faut voir aussi à quelle vie on aspire...... plus on vise haut, plus ce sera dur...... et en cas de chute, on tombe de plus haut aussi..

L'important, c'est, entre la sixième et la terminale, d'avoir la curiosité d'apprendre à apprendre, quel que soit le sujet d'intérêt...... une fois maitrisé, on peut se remettre en question à tout moment..... et par les temps actuels, c'est sacrément utile.

....du moins, c'est ainsi que je le vois.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 Chu Fu a écrit [06/12/2008 - 23h23 ]  
Chu Fu

Bof... quand on regarde certains chanteurs multimilliardaire, le fait de "savoir parler, compter correctement, être capable de s'exprimer..." n'est pas démontré du tout ! :-/




 cochise_fr a écrit [06/12/2008 - 23h55 ]  
cochise_fr

Bonjour,
.... si pour vous ce sont vos références de réussite..... évidemment...... mais pas pour moi.

Je répondais à Laurey qui mentionnait que son niveau d'étude " est médiocre ".... ce qui n'est pas pour moi un critère de médiocrité généralisée de la vie, parfois même, c'est l'expression du contraire.... ceci d'autant plus que les enseignements dispensés ne sont pas toujours (je reste gentil) en adéquation avec les besoins de la société et l'évolution des modes de vie.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 Chu Fu a écrit [06/12/2008 - 23h56 ]  


 laurey a écrit [07/12/2008 - 00h10 ]  
laurey

Ce qui est vulgarisé est vulgaire sans faire de raccourci, la racine s'y voit s'y entend, ce qui est vulgaire est méprisable de mauvais goût, et le bon goût appartient à qui ?




 cochise_fr a écrit [07/12/2008 - 00h29 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Le vulgaire ne se détermine que lorsqu'on en sort, et il peut être méprisable mais ce n'est en rien une obligation, .... le bon gout, lui, est à tout le monde, sans distinction de richesse, ce qui lui donne encore plus de valeur lorsqu'il émane d'ailleurs que de là où on l'attendait.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 laurey a écrit [08/12/2008 - 00h00 ]  
laurey

Bonsoir Cochise,
Vulgus : le public, la foule, le vulgaire la populace, la classe inférieure
vulgaris : vulgaire, banal, ordinaire qui appartient au public
l'éthymologie latine nous fait découvrir le sens véritable des mots
Pour l'audimat un bon orateur ce sera mieux quelqu'un de pas banal pour expliquer aux gens les problèmes des pauvres.




 cochise_fr a écrit [08/12/2008 - 08h24 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Sauf qu'il n'est pas besoin d'avoir Bac 5 pour être un bon orateur.

Celui qui parle avec la conviction de ses tripes a bien plus de crédibilité que celui qui a réfléchi trois semaines à ce qu'il allait dire et comment le présenter..... simplement parce qu'il ne connait rien au sujet.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


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