Vincent Auriol, né à Revel, en Haute-Garonne, est le fils d'un boulanger. Il obtient une licence en droit en 1905, puis un doctorat en droit, et exerce la profession d'
avocat à
Toulouse. En parallèle, Vincent Auriol s'engage très jeune dans la carrière politique puisqu'il rejoint les rangs des premiers militants de la Section française de l'Internationale ouvrière, SFIO, où il occupe le poste de responsable financier. Élu député de Muret, en Haute-Garonne en 1914, et réélu en 1918, il choisit de rester à la SFIO après le congrès de
Tours de décembre 1920. De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent Auriol préside la commission des finances de la Chambre des députés. Nommé ministre des Finances par Léon Blum dans son gouvernement de Front populaire pour une année, à partir de juin 1936, l'homme devient ensuite ministre de la Justice dans le gouvernement de Camille Chautemps jusqu'en mars 1938. Vincent Auriol fait partie des quatre vingt parlementaires qui n'ont pas voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940. En septembre 1940, le gouvernement de Vichy le fait incarcérer à Pellevoisin dans l'Indre puis à Vals-les-Bains en Ardèche.