Une vaginite se manifeste par des pertes « blanches » ou leucorrhées c'est-à-dire l'écoulement d'un liquide plus ou moins épais, blanc ou jaune, à ne pas confondre avec de la glaire cervicale, incolore qui peut s'écouler au moment de l'
ovulation. Ces pertes peuvent s'accompagner de démangeaisons, de brûlures, d'irritation ou de douleurs au moment des rapports sexuels. Parfois, la vaginite est latente, sans traduction apparente et ne sera dépistée qu'à l'occasion d'un examen gynécologique systématique. Il existe trois classes de vaginites. Les vaginites dites à germes banaux. Ce sont les plus fréquentes ; elles sont parfois favorisées par une carence hormonale, par des phénomènes allergiques provoquant une irritation de la muqueuse vaginale qui se surinfectera facilement, par des injections vaginales intempestives qui détruisent la flore vaginale normale, celle-ci risquant d'être remplacée ensuite par un germe pathogène. Un traitement local à base d'ovules ou de mousse contenant des antiseptiques ou des antibiotiques suffit le plus souvent pour guérir une vaginite banale. Cependant, celle-ci aura tendance à récidiver s'il existe des phénomènes allergiques associés.