Le ski alpin représente environ 110 mille "victimes". Ces chiffres forts inquiétants concernent en grande partie les débutants, les femmes, les enfants de moins de 11 ans et les adultes de plus de 55 ans. Toutefois, ces chiffres ne doivent pas masquer les bienfaits des sports d'hiver en matière de santé et de diminution de
stress de la vie moderne. Alors n'hésitez pas à skier tout en prenant des précautions. Le genou est le premier risque traumatologique alpin car, fragile par nature, très mobile, le genou est le souffre-douleur des sports d'hiver en général et du ski en particulier. C'est la rupture du ligament croisé antérieur qui est à craindre car synonyme de séquelles (instabilité chronique, arthrose précoce) ou d'interventions chirurgicales grevée d'une longue et difficile période de rééducation. Le ligament croisé antérieur est en effet le plus important dans le genou en ce qui concerne la stabilité. Les statistiques sont formelles : seules 10% des fixations sont correctement ajustées. Or, la moitié des traumatismes du genou est liée à un défaut de fixation, le skieur ne déchaussant pas au moment de la chute lorsque la fixation est trop rigide.