Maladie parasitaire dont l'agent est le protozoaire Toxoplasma gondii, la toxoplasmose contamine le plus souvent des animaux à sang chaud, dont l'être humain fait partie, mais il est aussi l'hôte définitif des félidés (dont le chat fait donc lui partie). La toxoplasmose se retrouve partout dans le monde et l'on peut estimer que près d'un tiers de la population mondiale est infectée par « Toxoplasma gondii ». La prévalence du parasite de la toxoplasmose chez l'être humain est variable.
Pour les adultes qui présentent une séropositivité au Toxoplasme (et donc par là même une immunité à une réinfection), la prévalence est relativement peu importante sur les continents asiatique en Asie ou Américain. Concernant les pays scandinaves, la prévalence est inférieure à trente pourcent, tandis qu'elle atteint vingt à cinquante pour cent dans l'Europe du Sud. On constatera une prévalence de cinquante à soixante dix pourcent en Europe de l'Ouest continentale, avec quatre vingt pour cent en
France. Le parasite de la toxoplasmose se transmet par la mère à son foetus. Une enquête menée en 1995 par le réseau national de santé publique en France évaluera une prévalence de presque cinquante quatre pour cent chez la femme enceinte. Et de fait, la gravité et le risque que le foetus soit atteint par le parasite dépendra du stade de la grossesse. Ainsi, le risque est inférieur à deux pour cent avant les deux mois de grossesse : dans ce cas l'atteinte foetale sera grave. Le risque atteindra soixante dix pour cent à la
fin de la grossesse et le foetus subira alors pour l'essentiel des lésions oculaires. La toxoplasmose est aussi un parasite capable de modifier le comportement de son hôte d'accueil.
Ainsi, les souris et les rats infectés auront moins peur des chats, et certains des rats infectés paraissent ne plus éviter les zones marquées par l'urine des chats, et ce soit parce que ces rats seront insensibles à l'odeur, ou soit parce qu'ils oublieront leur crainte ancestrale du félin ! Cet effet modificateur du comportement constitue en fait un avantage pour le parasite, car cela lui permet sournoisement de se reproduire sexuellement quand son hôte sera mangé par un chat !
Le mécanisme qui conduit à ce changement de comportement n'est pas complètement élucidé par les scientifiques, mais il semblerait que l'infection par la toxoplasmose augmente de manière sensible le niveau de dopamine dans le cerveau des souris infectées par le parasite... C'est la découverte des modifications comportementales chez les rats et les souris infectés qui amèneront un certain nombre de scientifiques avancer l'hypothèse que le toxoplasme serait susceptible d'avoir des effets quasi similaires chez les êtres humains, et ce même pendant la phase de latence que l'on considère pourtant auparavant comme asymptomatique. La toxoplasmose est l'un de ces très nombreux parasites qui peuvent risquer de modifier le comportement de leur hôte dans le cadre de leur cycle parasitaire.
a plupart des comportements observés (quand ils sont provoqués par le parasite lui-même), sont quant à eux probablement dus à l'infection toxoplasmique et à une très discrète encéphalite, liée elle à la présence d'un certain nombre de kystes dans le cerveau, ce qui provoquerait ou induirait la production d'un neurotransmetteur, que l'on identifie comme étant de la dopamine. Dès lors, il pourrait s'agir d'un mécanisme d'action similaire à celui inhibiteurs de la recapture de la dopamine, c'est à dire des antidépresseurs et des stimulants.
Il s'agira donc, notamment pour la femme enceinte, et ce pour envisager un traitement rapide de la toxoplasmose, de procéder à un test le plus tôt possible dans la période de grossesse.