Le monde du jeu vidéo est en pleine expansion. Dans ce cadre, des salons internationaux sont mis en oeuvre dans le but de faire connaître les jeux récemment sortis, les concepteurs ainsi que les nouveaux supports. Ces salons sont annuels et fréquentés par des concepteurs, joueurs et développeurs de différentes nationalités. On distingue particulièrement le
Tokyo Game Show, la Games Convention de Leipzig et l'E3. Ces trois salons sont tenus chaque année et sont très fréquentés tant par les professionnels des jeux interactifs que par les joueurs amateurs de jeux vidéo.
Le salon de Tokyo est sûrement le salon le plus fréquenté à l'Orient. En effet, son organisation est telle que l'affluence des visiteurs est totalement pharaonique par rapport à celles des deux autres salons. Pour cet événement, des milliers de visiteurs n'hésitent pas à venir des quatre coins du globe afin de voir les nouveautés en exclusivité. Le nombre d'étrangers intéressés par ce salon est tel que cet événement est devenu une véritable attraction touristique avec le Tokyo Motor Show, manifestation dans le même genre mais concernant les évolutions sur le plan de la mécanique et de l'esthétique automobile. Il faut croire que les prestations des stands ainsi que les infrastructures qui reçoivent ce salon sont impressionnantes. Comme quoi, le Computer Entertainment Supplier's Association, ou plus populairement le CESA, l'organisateur du salon, ne fait jamais les choses à moitié. Si on ne parle que de la superficie allouée au salon qui avoisine les 540 000 m² pour accueillir les exposants ainsi que toutes les activités prévues pour le salon. Le bâtiment hôte du salon lui-même, le Makuhari Messe, est situé dans le quartier des jeux vidéo qu'est Chiba. Il reçoit cet événement particulier depuis sa première édition en 1996.
A ses débuts, sûrement à cause des avancées technologiques d'alors, le salon était présenté deux fois par an : la première édition du salon prenait place au printemps et la seconde était présentée à l'automne. L'ennui était que l'affluence n'était pas stable, en plus, cette section du salon en deux parties ne cadrait pas avec le planning international des salons du jeu vidéo. Pour ne pas faire de l'ombre au grand salon de printemps qu'est l'E3, le CESA a préféré garder la session d'automne qui se tenait aux mois de Septembre et d'Octobre.
Cette décision a été prise 6 ans après la création du salon en 2002 et est toujours respectée jusqu'à maintenant. Pour en revenir aux distractions de ce salon au concept original et surtout grandiose, il est important de savoir que les grands noms de cette industrie sont présents ou au moins représentés lors de ce salon. Les développeurs profitent de cette occasion pour mettre l'eau à la bouche des futurs consommateurs en proposant des essais de jeu dûment attendus. Dans d'autres cas, ils proposent aux visiteurs de tester leurs nouveaux bébés. Tous les supports sont présents, en partant du
Xbox 360 jusqu'au téléphone portable, en passant par la
Nitendo DS ou la
Wii, aucun appareil ou console n'est négligé.
Bien entendu, si le salon est intitulé « Tokyo Game Show », il y a forcément une raison : les exposants sont en majorité d'origine nippone, la majorité des jeux exposés est donc tout naturellement le pur produit de l'imagination du pays du soleil levant. Et leur savoir-faire, la qualité des rendus ainsi que leur professionnalisme ne sont plus à présenter dans ce domaine ou dans un autre. C'est aussi l'occasion pour se mettre au parfum des nouvelles technologies et des nouveaux gadgets compatibles pour les consoles sur le marché.
En effet, certains jeux, dans le genre « Guitar Hero » sont plus amusants avec des manettes en forme de guitare plutôt qu'avec une manette normale. En gros, avec plus d'une centaine d'exposants et dix fois plus de visiteurs, le TGS est un succès total. Les organisateurs en sont totalement satisfaits mais pas autant que les joueurs qui ont vu le retour percutant des jeux de rôle et des plateformes au singulier. Le principal atout de ce salon est qu'il ouvre ses portes au grand public lors des deux derniers jours, les deux premiers jours étant réservés aux professionnels et aux journalistes, cette organisation assure une affluence maximale. Mais comme toute organisation ne peut être parfaite, le nuage qui noircit le tableau, ici, s'appelle Nitendo. C'est un des noms reconnus du milieu et il organise ses propres événements de présentation au grand public.
Nitendo boude ce salon en esquissant une excuse futile alors que ses consoles sont tout de même présentes sur les emplacements des développeurs de jeux. Certains trouveront que c'est une bonne stratégie de vente, d'autres assimileront cet acte à de la mauvaise foi mais en tout cas ce plan marche à merveille si on vérifie le volume des ventes de consoles fabriquées par l'entreprise.