Sa carrière a été riche d'écrits et il laisse une oeuvre complète. Considéré comme un romantique, il était avant curieux et aimé « l'art pour l'art ». Théophile Gautier ne se considérait pas comme romancier de profession. Pourtant, à part les nouvelles, il a écrit une douzaine de romans : « Les Jeunes-France », « Mademoiselle de Maupin », « Fortunio », « Les Roués innocents », « Militona », « La Belle Jenny », « Jean et Jeannette », « Avatar », « Jettatura », « Le Roman de la momie », « Spirite » et « Le Capitaine Fracasse ». Il nous lègue aussi de nombreuses poésies comme « Émaux et Camées » ou des recueils de critiques comme « Voyage en Russie » ou « Histoire du romantisme ». Dans les salons littéraires, il rencontre ses contemporains, des écrivains comme Sainte-Beuve, Prosper Mérimée ou les
Goncourt, mais également des peintres, des sculpteurs ou des savants comme
Pasteur. Théophile Gautier est alors une référence, d'ailleurs le jeune
Charles Baudelaire se déclare son disciple et lui dédie « Les Fleurs du mal ». Ce dernier, comme de nombreux artistes de l'époque fréquente le club des Hashischins, un club voué à l'étude du
cannabis et créé en 1844 par Théophile Gautier.