Pour la petite histoire, la programmation du Théâtre du Gymnase était à l'origine axée sur des représentations abordant un thème honnête, moraliste et respectant la bienséance. Les spectacles abordaient principalement des sujets aussi convenables que les vertus de la bourgeoisie. Ce type de représentation n'attirant pas les foules, le Théâtre du Gymnase a dû très vite changer de registre. Les spectacles traitant la morale sont alors relégués afin de s'intéresser à des thèmes plus accrocheurs comme le romantisme et les pièces sentimentales. Petit à petit, le Théâtre du Gymnase se tourne vers des créations affichant plus d'audace et va même jusqu'à choisir des pièces suscitant le scandale. Les pièces mettent en scène des situations compromettantes, des pleurs, des soupirs sans oublier les bassesses. En bref, le public découvre des petits drames à la sauce romantique. Des pièces signées
Georges Sand, Halévy, Edmond About, Emile Augier, Victorien Sardou, Meilhac, Octave Feuillet,
Alexandre Dumas Père et Alexandre Dumas fils ou encore
Honoré de Balzac sont au programme. En 1926, Henry Bernstein accède au poste de directeur du théâtre. Les créations les plus célèbres de l'auteur y sont produites.