Difficile de mettre une étiquette sur The Sunshine Underground. Les journalistes ont tenté tant que bien mal d'expliquer la popularité grandissante de ces non-conformistes venus du Nord de l'
Angleterre mais en vain. On les a qualifiés à tort de psychédéliques, d'indie-dance, ce qui n'est qu'à moitié vrai, et de groupe originaire de Leeds, ce qui est la vérité mais ce qui ne fait pas avancer le schmilblick. Baptisé The Sunshine Underground pour rendre hommage à une chanson des
Chemical Brothers, The Sunshine Underground aime les beats et le groove. Sur le premier album du groupe, « Raise the Alarm », le rock indie vient flirter avec les dancefloors. Le batteur, Matthew Gwilt, et le bassiste, Daley Smith, mènent la danse, se frottent au funk des Mondays, larguent des petites bombes de punk et de disco telles que les morceaux « Wake Up » ou « Dead Scene ». Mais on ne pourrait pas qualifier The Sunshine Underground de new rave. Le sang de
Daft Punk coule peut-être dans leurs veines, mais ce sont aussi des paroliers, des enfants du rock indé qui aiment Blur et Radiohead.