La pression artérielle est corrélative à la pression du sang dans les artères... Parler de « pression artérielle », c'est aussi parler de « tension artérielle » : en effet, cette pression correspond aussi à la force exercée par le sang sur la paroi des artères et donc au rythme cardiaque. Cette force tend la paroi de l'artère : si l'on parle au sens strict, on peut dire que la « tension » est le résultat de la « pression » et de l'élasticité de la paroi des artères... Au niveau international, on utilise le pascal, noté « Pa », pour mesurer la pression artérielle.
Pour autant, on mesure aussi très souvent avec l'usage la pression artérielle en centimètres de mercure (c'est à dire en « cmHg »), voire parfois en millimètres de mercure (« mmHg »). On exprimera la pression artérielle par deux mesures. La première est la pression maximale au moment de la contraction du coeur (on parle alors de « systole »), et la seconde la pression minimale au moment du « relâchement » du coeur (on parle alors de « diastole »...). Les chiffres tensionnels sont très variables d'une minute à l'autre chez un même individu. En effet, on peut considérer que l'effort et le stress feront augmenter la pression artérielle quand le repos la fera diminuer... Idem, la prise de tension sera sujette à de nombreux « artefacts », et devrait être idéalement prise en position allongée. Le patient devrait aussi être au repos, et ce pour prendre en compte le redoutable « effet blouse blanche », qui fait parfois que la tension du patient augmente du fait de la nervosité induite par la mesure !
On ne négligera pas également de vérifier l'adéquation entre la taille du brassard et la taille du bras : si le brassard est trop petit, on pourra avoir une fausse élévation des chiffres tensionnels (on appelle cet effet «l'effet gros bras »). La méthode de référence choisie par la plupart des praticiens est la mesure au brassard avec stéthoscope (dite de « contrepulsion »). Cette mesure se fait sur un patient en position demi-assise, avec les bras le long du corps, après environ cinq à dix minutes de repos.
Le bras est dans ce cadre maintenu a hauteur du coeur (Si le bras est trop bas, la pression pourra être surestimée). Par ailleurs, la taille de la manchette devra être adaptée à la taille du bras (Si la manchette est trop petite, la pression sera surestimée). Dans un premier temps, on mesurera la pression aux deux bras. La pression pourra être parfois un peu plus élevée dans un bras que dans un autre: on considérera dans ce cas que la pression la plus élevée est la valeur de référence... Actuellement, lors d'une d'une consultation, on recommande aux praticiens de mesurer la pression artérielle au début et à la fin de la consultation, notamment pour éviter le « syndrome de la blouse blanche » décrit plus haut dû essentiellement à l'anxiété chez le patient générée par la présence du personnel médical...
Si la tension artérielle est trop haute en permanence, on parlera d'une
hypertension artérielle, tandis que si elle est trop basse on parle d'hypotension. Dans les cas les plus graves, si la tension artérielle s'effondre, on parle de collapsus cardio-vasculaire, qui peut entraîner un état de choc. On notera que la tension artérielle devra faire l'objet d'une surveillance particulière lors de la
grossesse.