Dans les pays occidentaux, dès le 28 avril au matin, un niveau de radioactivité anormal est constaté, notamment dans la
centrale nucléaire de Forsmark en
Suède, entraînant l'évacuation immédiate du site par crainte d'une fuite radioactive interne. L'agence de presse soviétique TASS parle alors, le 29 avril, d'un accident « de gravité moyenne survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl ». Le 14 mai, Gorbatchev, dans l'esprit de la glasnost (transparence), prononce une allocution télévisée dans laquelle il reconnaît l'ampleur de la catastrophe et admet des dysfonctionnements profonds. Dans les mois qui suivent, plusieurs centaines de milliers d'hommes, appelés les « liquidateurs », viennent d'Ukraine, de
Biélorussie, de
Lettonie, de
Lituanie et de Russie pour procéder aux travaux d'urgence. Vingt ans plus tard, selon l'Union Tchernobyl, principale organisation des liquidateurs, sur 600 000 liquidateurs, « 25 000 sont morts et 70 000 restés handicapés en
Russie, en Ukraine les chiffres sont proches et en Biélorussie 10 000 sont morts et 25 000 handicapés».