Le taxi-brousse : un moyen de transport typique de Madagascar


Partager




Le taxi-brousse ou « taxi de la brousse » est un moyen de transport utilisé sur l'île de Madagascar pour relier la capitale aux régions côtières, ou relier les régions rurales entre elles. C'est un moyen de transport de longue distance pour la plupart des Malgaches qui voyagent pendant leurs vacances, pour ceux des autres provinces qui viennent faire des achats dans la capitale ou même pour les touristes qui veulent tenter l'aventure. Les taxis-brousse sont le plus souvent des voitures break, ou des bus dont la fiche technique date de plusieurs années déjà.



Dans certaines contrées, des camions en circulation depuis une vingtaine d'années servent à transporter les voyageurs. Les malgaches utilisent même des anciens véhicules Peugeot du type wagon plat et y ajoutent des bancs pour que les passagers puissent s'asseoir à l'arrière. Récemment, des minibus plus récents ont été ajoutés aux parcs automobiles des coopératives qui gèrent les taxis-brousse desservant les routes nationales, à cause de la concurrence. Roulant difficilement sur le sol aride et poussiéreux du sud de l'Ile, les vieux véhicules ne manquent pas de se heurter aux problèmes techniques dus à la vétusté de l'équipement. De plus, la plupart des taxis-brousse sont surchargés car au nombre parfois excédent de voyageurs s'ajoutent des tonnes de bagages sur le toit. Mais cela n'empêche pas que les voyages se fassent régulièrement. Les routes nationales sont parcourues tous les jours, même les jours fériés. Une dizaine de voitures partent de la capitale pour rejoindre les cinq autres villes des anciennes provinces, c'est-à-dire Tamatave, Majunga, Fianarantsoa, Diego-Suarez et Tuléar. D'autres font le relais dans le sens inverse.


Pour les deux dernières villes, le trajet est très long, dure plusieurs jours et les arrêts sont plus longs. Car les arrêts consistent en petites pauses de cinq à dix minutes, et une heure pour le déjeuner même pour un voyage d'un peu moins de mille kilomètres. En moyenne, un taxi-brousse transporte douze personnes. Les véhicules des coopératives plus puissantes limitent leurs passagers en fonction du type de voiture. Un minibus Toyota de 15 places transporte par exemple 12 personnes, conducteur compris.


Il n'est pas rare de voir des voyageurs des lignes suburbaines, s'accrocher à l'arrière, en dehors de la voiture malgré que ce soit interdit. Cela est dû à l'insuffisance des moyens de transport entre les villages car les taxis-brousse, une fois bondés au départ d'une grande ville ne peuvent pas prendre de passagers en route, même entre les petits villages. Pendant les saisons de pluies où la boue est omniprésente, les taxis-brousse se coincent parfois dans les ornières boueuses. Dans ce cas, ce sont tous les passagers qui descendent pour pousser la voiture hors du trou et on repart comme si de rien n'était, en commentant jovialement l'incident. Les autochtones sont en effet réputés pour être aimables et très coopérants dès que se produisent des incidents. Le voyage en taxi-brousse peut donc être une occasion de mieux faire connaissance avec la population locale. Pour prendre les taxis- brousse, il faut aller dans un stationnement qui leur est réservé. Toutes les grandes localités de l'Ile en possèdent un et c'est de là que les véhicules prennent les passagers. Les voyageurs y achètent leurs billets à l'avance ou au moment du départ. Il est possible de faire des réservations moyennant une petite avance sur le prix du billet.
taxi brousse


Les meilleures places dans la voiture sont attribuées aux premiers arrivés. Le départ pour les villes du sud se fait en général le matin mais ceux qui préfèrent voyager de nuit peuvent prendre des places pour un départ dans l'après midi si cela est possible. C'est aussi le cas pour les autres destinations comme Tamatave ou Majunga. Pendant le voyage, munissez-vous d'une bouteille d'eau, d'un encas ou même d'un déjeuner froid si vous ne désirez pas manger dans les restos où les taxis-brousse font halte car sur la route, il n'y a pas de restaurant qui prépare de menus étrangers. Les menus locaux intéresseront sûrement ceux qui veulent goûter aux saveurs traditionnelles malgaches. D'ailleurs, ils affichent tous des prix abordables. L'avantage du trajet en taxi-brousse par rapport à l'avion, reste la possibilité de côtoyer les gens, d'admirer les paysages dans toute leur splendeur, de faire de très belles photos, d'acheter des articles de souvenirs sur la route, d'acheter des fruits de saison à un prix défiant toute concurrence et surtout de faire parfois un trajet plein d'aventures.

Le Mercredi 24 Septembre 2008 à 10:42
Article écrit par Toli ()


Cet article est lié au dossier suivant :
  Madagascar, voyage, geographie, tourisme, culture Madagascar : à la découverte de la Grande Île


fleche Voir les autres articles commençant par T
 
Articles précédents :
  •  Trancheuse de cuisine : comment choisir ?
  •  Le Palais du Rova de Madagascar
  •  Bambou : plante exotique très résistante
  •  La bombe anti-crevaison : un outil qui peut être très utile...
  •  Crocodile : un reptile présent sur 4 continents

Articles suivants :
  •  Comment préparer la pose de la moquette ?
  •  Le millésime automobile : qu'est-ce que c'est ?
  •  Tables à induction : comment choisir ?
  •  Installation GPL : comment ça se passe ?
  •  Les phares au xénon : pourquoi installer des phares au xen...




 
 

Poser votre question !
Et gagnez des Webbies
et des cadeaux !




Commentaires 

flux rss Flux RSS 2.0 :  les derniers commentaires de cet article


Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article.


Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek


Voir aussi



   voyage madagascar Voyage Madagascar



Le taxi-brousse ou « taxi de la brousse » est un moyen de transport utilisé sur l’île de Madagascar pour relier la capitale aux régions côtières, ou relier les régions rurales entre elles. C’est un mo...