Car l'époque est aux mouvements artistiques, moyen efficace pour des artistes d'avoir une visibilité et de faire entendre ses thèses. Le Surréalisme sera protéiforme : peinture, littérature, cinéma, sculpture... toutes les formes d'art serviront de support aux expérimentation du surréalisme et il n'est guère qu'un domaine aussi pragmatique que l'architecture pour ne pas fournir d'architecte surréaliste. Car, même la musique peut se faire selon l'une des méthodes fétiches des surréaliste : l'écriture automatique. Laissant libre cours aux forces qui guident l'individu, l'artiste surréaliste lâche son emprise sur lui-même et laisse libre court à sa main pour tracer formes et lettres qui composeront son oeuvre. Bien sûr, ce n'est pas un exercice d'exorcisme qui est proposé là ! Il s'agit d'un programme artistique qui découle du
dadaïsme. Alors que celui-ci voulait montrer l'absurdité du monde, le Surréalisme, lui, cherche à en découvrir la structure cachée, la façon dont il est lié au monde des rêves, de l'au-delà.