Le suicide consiste à mettre fin à sa propre vie. En
France, plus de 12 000 décès par an sont dus à un suicide. Mais quels peuvent être les éléments déclenchants ? Les études réalisées auprès de personnes suicidaires tendent à montrer qu'une maladie grave, la perte d'un emploi, l'exclusion, la prison, le
divorce, les situations d'échecs, une déception sentimentale, la
dépression, la mort du conjoint ou la dépendance (
alcoolisme,
toxicomanie) sont les raisons les plus souvent exprimées.
Les situations de
stress, professionnel, émotionnel et affectif, ainsi que les troubles biologiques comme le sommeil ou l'alimentation peuvent aussi être évoqués. C'est souvent l'accumulation de plusieurs de ces facteurs qui conduisent à la tentative de suicide. Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face. La personne croit, à tort, qu'il n'y a pas d'autres solutions pour arrêter de souffrir. Les spécialistes estiment qu'il existe quatre grandes causes : une famille non communicante et désunie, des transgressions majeures comme les incestes ou la violence extrême, des antécédents familiaux de suicide dans l'entourage ou la famille, ainsi que l'isolement et la solitude ou plus généralement la difficulté à s'insérer dans la vie sociale. Mais est-il possible de reconnaître des signes avants-coureurs ? Certaines personnes suicidaires lancent des messages directs du style « Je veux en finir » ou « La vie n'en vaut pas la peine ». D'autres utilisent des formules détournées et des messages indirects comme « Vous seriez bien mieux sans moi » ou « Je vais faire un long voyage ».
Mais il est possible que seuls les comportements trahissent l'intention comme par exemple quand quelqu'un décide de donner des objets qui lui chers, trouve un intérêt pour les armes à feu ou les médicaments, comporte une incohérence du langage, une
hyperactivité ou au contraire un manque d'énergie et une extrême lenteur. Que faut-il faire ou ne pas faire quand on pense qu'un proche veut se suicider ? Il est inutile de le moraliser ou de lui dire de ne plus penser à la mort. Vos recettes du bonheur lui sont inutiles.
Il ne faut pas penser que l'on peut avoir réponse à toutes les questions. L'infantiliser et tout faire à sa place ne fera que renforcer son sentiment d'inutilité. Il est également très important de ne pas faire de promesses que l'on ne pas tenir. La bonne attitude à adopter est l'empathie (et pas la pitié) : de l'écoute de sa détresse prouve la disponibilité et la compréhension. Il ne faut pas hésiter à aborder la question du suicide, loin d'être une incitation c'est surtout un moyen pour proposer des solutions. L'aide de professionnels s'avère bine souvent utile. Il est possible d'orienter la personne vers des spécialistes comme des médecins, des psychologues ou en cas d'urgence de l'amener en consultation dans un hôpital psychiatrique.
Il existe aussi des associations spécialisées dans le suicide comme « SOS amitié » « Suicide Écoute » ou « SOS Suicide Phénix Paris » qui ont l'habitude de gérer les appels d'urgence. L'Union Nationale de prévention du Suicide (UNPS) précise que le problème du suicide touche tout le monde, femmes, hommes, adolescents ou seniors. Toutefois, le taux des suicides a quadruplé en France ces dernières années chez les moins de 34 ans. Selon une étude de l'
INSERM, 8% des filles et 5% des garçons font une tentative de suicide à l'adolescence.
Pour conclure : toutes les tentatives de suicide sont autant de signes évidents de mal-être et aussi l'expression d'une détresse profonde. Elles ne doivent être ni banalisées ni occultées.
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Famille : évoluer ensemble durant toute la vie
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