Stéphane Dion figure actuellement parmi les hommes politiques les plus connus du
Canada, notamment dans le Parti Libéral. Même s'il a déjà occupé précédemment différents postes au sein du gouvernement, c'est surtout son titre de député représentant la circonscription de Saint- Laurent-Cartierville qui prédomine en grande partie toute sa carrière. Bien récemment, sa popularité s'est encore renforcée par sa grande aspiration à devenir premier ministre. Nous allons essayer de retracer succinctement le parcours qu'il a suivi jusqu'ici dans le domaine sociopolitique. Stéphane Dion est né le 28 septembre 1955 à Québec. Son père, Léon Dion, était lui aussi un politologue fédéraliste et également une personnalité bien distinguée de l'époque, notamment dans le milieu universitaire, tandis que sa mère Denise est une Française née à
Paris. Ce mariage a permis à notre homme d'obtenir une double nationalité, française et canadienne, à lui comme à ses trois frères et sa soeur. Notons au passage que le fait de détenir ces deux citoyennetés différentes devint plus tard un sujet de controverse qui l'empêcha de poursuivre librement certaines de ses ambitions dans sa carrière politique.
Néanmoins, Dion affirme ne pas détenir un passeport français. De ce fait, il n'a jamais pris part à un quelconque vote dans une élection française... L'inclinaison de Stéphane Dion vers l'environnement politique apparut alors qu'il était encore adolescent. Il côtoya le mouvement souverainiste en participant à la campagne du Parti québécois. Il a mentionné plus tard en interview, son vif intérêt dans le temps, à défier son père. Ce dernier, a-t-il dit, raisonnait comme un adulte et parlait toujours calmement de façon très respectueuse.
Ce penchant pour la politique a probablement joué un rôle majeur dans son choix futur en terme d'orientation des études. Parlant de ses références universitaires, Dion a obtenu le baccalauréat en 1977, puis il décrocha une maîtrise en science politique en 1979 à l'Université Laval. En 1984, après avoir eu son doctorat d'État en sociologie qui lui a été délivré par l'Institut d'études politiques de Paris, il dispense des cours de sciences politiques à l'Université de Moncton. De 1984 à janvier 1996, il enseigne à l'Université de
Montréal. Parallèlement, il était également professeur convié auprès du Laboratoire d'économie publique de Paris, tout en étant chargé d'études principales auprès de Brookings Institution de Washington, D.C. et du Centre canadien de gestion. En résumé, son domaine de compétence est surtout l'étude de l'administration publique. Il est avant tout spécialisé dans l'analyse et la théorie de l'organisation. De ce fait, il n'a pas cessé de publier des ouvrages et des articles traitant de divers sujets de science politique, d'administration et de gestion publique depuis 1987 jusqu'en 1995. De plus, il était lui-même le co-directeur de la Revue canadienne de science politique.
Son entrée au pouvoir commence le 25 janvier 1996 lors de sa nomination à la place de ministre des Affaires intergouvernementales. Le 25 mars de cette même année, il est élu en liste complémentaire en tant que député de la circonscription de Saint-Laurent-Cartierville. En juin 1997 et en novembre 2000, Dion est encore réélu à cette même place pour faire partie des membres du parlement de la Chambre des communes du Canada. Par ailleurs, après le référendum de 1995, il devient ministre chargé de l'Unité canadienne sous le régime du premier ministre Jean Chrétien.
Puis, il devint ministre de l'Environnement de Paul Martin. Mais en décembre 2003, ce dernier lui a enlevé le pouvoir de participer au conseil des ministres. Le 28 juin 2004, on l'a nommé ministre de l'Environnement. Le 23 janvier 2006, il a été de nouveau élu par le parti opposant. Le 2 décembre 2006, il émerge à la tête du PLC après avoir mené l'élection à 54,7 % des votes contre 45,3 %, à l'encontre de son rival Michael Ignatieff. Dion est alors la 11ème personne à assumer cette fonction de Chef du Parti Libéral de Canada jusqu'ici. Mais la convoitise du pouvoir ne s'arrête pas là pour notre homme politique. Dernièrement, lors de l'élection générale du 14 octobre 2008, il ambitionna le poste de premier ministre. Hélas, le titre ne lui est pas encore destiné. En effet ou du moins pour le moment, il n'a qu'à regagner son poste de Chef de l'opposition officielle composée de 76 députés actifs.