Principale infrastructure sportive de la ville de
Lyon, le stade de Gerland est le terrain où évolue à domicile l'
Olympique Lyonnais depuis 1950. Construit en 1920 par l'architecte lyonnais Tony Garnier, cette propriété de la municipalité tire son nom du quartier du septième arrondissement de la ville dans laquelle elle est située. Avec le
Parc des Princes, elle fait aujourd'hui partie de deux stades français classés « quatre étoiles » par l'
UEFA en raison de ses nombreuses qualités.
D'abord, ce stade a un aspect architectural historique qu'il hérite de sa forme originelle. Conscient de sa singularité, l'État a inscrit en 1967 ses quatre portes dans la liste des monuments historiques de
France. Ce stade de Lyon s'illustre par la qualité de sa pelouse mise en place en janvier 2007. Il faut noter que ce n'est que la seconde pelouse qui revêt le terrain depuis son inauguration. Le stade de Gerland a une capacité annoncée de 41 044 places réparties entre les différentes parties du stade dont les deux tribunes Jean Jaurès et Jean Bouin et les virages Nord et Sud. Si les virages ont chacun une capacité de 12 000 places, les tribunes Jean Bouin et Jean Jaurès peuvent respectivement recevoir 9 000 et 8 000 personnes. Tout au long des quatre-vingt-dix années d'existence du stade, sa capacité d'accueil a beaucoup évolué en raison de nombreux aménagements dont il a fait l'objet. A son inauguration, ce stade comportait une piste cycliste avant d'accueillir une piste d'athlétisme de sept couloirs en 1970. Les deux pistes ont ensuite été rasées au profit des places destinées à recevoir l'Euro de football en 1984.
A l'occasion de ce grand réaménagement, il gagna plusieurs centaines de places pour devenir un stade de 51 860 places. En plus de ces travaux entrepris dans les années 80, cette enceinte sportive a subi en 1996 d'importantes modifications tout en conservant son aspect originel. Touchant notamment les virages Nord et Sud, ces travaux ont été entamés pour accueillir la Coupe du monde de football organisée par la France en 1998.
Ils ont surtout eu pour but de couvrir le stade et d'aménager des places individuelles sur les tribunes latérales tout en lui donnant un aspect plus que jamais proche de l'originel. Par ailleurs, ces changements ont été effectués au détriment de la capacité du stade qui se réduit à 43 051 places. Les dernières retouches qui ont diminué de quelques centaines de place la capacité du terrain ont récemment eu lieu en 2005. Les changements ont touché surtout la tribune Jean Bouin qui s'est vue doter de loges. Depuis son inauguration en 1920, le stade de l'Olympique Lyonnais a accueilli plusieurs événements sportifs et culturels d'envergure internationale. Parmi ces événements, on cite un match de poule et une demi-finale du Championnat d'Europe de football de 1984 entre l'
Espagne et le
Danemark. Deux années après ce rendez-vous européen de football, le stade fut le théâtre de la finale de la coupe d'Europe des vainqueurs de coupe remportée par le Dynamo de
Kiev du grand Blokin au détriment de l'Atlético de Madrid. Durant le Tournoi de France en 1997, il a aussi abrité les rencontres entre la France et le Brésil et le Brésil et l'
Italie.
Il faut rappeler que c'est sur la pelouse du stade de Gerland que le défenseur brésilien Roberto Carlos a réalisé un coup franc surpuissant qui a pris une trajectoire très particulière avant de se loger dans les filets. En dehors de tous les événements reçus, le plus grand rendez-vous sportif qui a marqué l'histoire du stade de Lyon est la Coupe du monde de 1998. A l'occasion de cet événement planétaire, le stade a accueilli cinq rencontres de premier tour et un match de quart de finale.
Parmi ces matchs, on peut citer les
Corée du Sud -
Mexique, États-unis -
Iran, France - Danemark,
Allemagne -
Croatie, etc ... Après la Coupe du monde, le stade de Gerland ne cesse de recevoir de grands événements tels que la
Coupe des Confédérations en 2003 et des rencontres comptant pour la Coupe du monde de
Rugby en 2007 au cours de laquelle les équipes comme l'
Australie, le
Japon, l'
Argentine, la Georgie, la
Nouvelle-Zélande et le Portugal y ont disputé certains de leurs matchs. En 2003, il a été le théâtre de la mort tragique du milieu de terrain camerounais Marc Vivien Foé. A l'heure actuelle, le grand projet OL Land du président Jean-Michel Aulas est en train de modifier le cours de l'histoire du stade de Gerland. Prévu pour 2012, la réalisation de ce stade de 62 000 places va sûrement changer la donne.