Nom médical donné au glissement de deux vertèbres l'un sur l'autre, le spondylolisthésis est une pathologie fréquente, bien visible lors d'une radio graphie de profil du rachis. Le spondylolisthésis concerne essentiellement les vertèbres lombaires et le sacrum. Bien qu'impressionnant sur la radio, le spondylolisthésis est rarement douloureux et s'avère bénin dans la plupart du temps. En effet, le spondylolisthésis est très fréquent dans la population en général.
Cette pathologie pourtant spectaculaire à la radiographie, peut passer complètement inaperçue du point de vue des symptômes et n'être dépistée qu'à l'occasion d'un bilan radiographique pratiqué pour un accident par exemple. Les femmes sont plus concernées que les hommes et certaines ethnies plus concernées que d'autres comme les Inuits ainsi que certains sportifs. Le terme « spondylolisthésis » est d'origine grecque et signifie littéralement « vertèbre » (spondylos) et « glissement » (olisthésis). Les facteurs de prédisposition au spondylistésis sont encore mal connus. Schématiquement, le listésis provient souvent d'une altération de la partie postérieure de la vertèbre qu'on appelle « arc postérieur ». Une rupture au niveau de cet isthme favorise la basculed e la vertèbre vers l'avant entrainant alors vers l'avant tout le reste du rachis situé au dessus d'elle. Sous l'effet du poids du corps, la vertèbre bascule alors vers l'avant, surtout lorsqu'il existe une dégénérescence discale. Un autre facteur qui accentue le phénomène c'est le contact sur le sol lors de la marche qui va repousser le bassin vers l'arrière, via l'appui sur les coxo-fémorales, entraînant le sacrum vers l'arrière.
Reste tout de même les exceptionnels spondylolisthésis dus à des violents traumatismes lombaires tels que les accidents routiers ou sportifs ainsi que les tumeurs osseuses qui vont fragiliser les vertèbres. Si le spondylolisthésis passe le plus souvent inaperçu, des douleurs aigues dans le bas du dos sont possibles. Ces lombalgies basses et médianes s'accentuent lors de mouvements et peuvent faire suite à une position prolongée assise ou debout ou à une hyperlordose. Les douleurs surviennent alors par crise et peuvent durer plusieurs semaines ; elles s'accompagnent parfois de sciatiques.
Si la radiographie de profil du rachis demeure l'examen roi, le diagnostic est également possible par l'
IRM et le
scanner. La saccoradiculographie (opacification de l'espace autour des racines nerveuses) permet d'apprécier le retentissement neurologique du spondylolisthésis en cas de lombalgies. Lorsqu'il n'existe pas de douleur particulière et que le spondylolisthésis est découvert par hasard, l'abstention thérapeutique est de mise et la pratique du sport reste possible. Le recours à l'intervention chirurgicale s'impose lorsque les douleurs invalidantes persistent malgré un traitement bien conduit. Les techniques chirurgicales utilisées dépendent des lésions vertébrales ou discales découvertes.