Pour la petite histoire, il faut d'abord savoir que le premier clavier a été élaboré en 1936 par le professeur américain August Dvorak. L'objet consistait alors en une rangée toute simple des lettres de l'alphabet, sans les spécificités propres aux claviers d'aujourd'hui. Depuis, quatre types de claviers sont tour à tour apparus sur le marché : le clavier à 83 touches - de type PC/XT, celui à 84 touches - de type PC/AT, celui à 102 touches, également appelé clavier étendu et enfin, le clavier à 105 touches qui est le plus élaboré de toute la série.
La majorité des claviers sont déclinés en deux versions : le QWERTY pour les anglophones et l'AZERTY pour les francophones. Ces appellations ont juste été tirées de la disposition des premières lettres de chaque clavier. En règle générale, les claviers sont composés d'un pavé numérique, de touches de défilement, d'un pavé alphabétique et d'une série de raccourcis (les classiques touches F1 à F12). Cependant, la disposition et les fonctions des touches dépendent de chaque modèle et de chaque marque. La finalité première de l'utilisation d'un clavier est claire : la rédaction. Chaque pression exercée par le doigt sur une touche quelconque émet un signal électrique qui se transforme en code. Ce dernier peut se décliner en code BCD, Unicode ou autre, selon la configuration adoptée.
Outre la rédaction classique de lettres et de documents, le clavier sert aussi à la programmation qui se pratique par des langages informatiques élaborés comme le langage Pascal ou le MYSQL. Ce type d'intervention se fait en ouvrant des fenêtres de dialogue sur l'écran, mais seuls les initiés peuvent prétendre à le maîtriser. Le clavier est également truffé de raccourcis pour effectuer des actions spécifiques. En guise d'exemple peuvent être cités le CTRL S pour la sauvegarde, le CTRL G pour mettre un mot en gras ou encore le CTRL A pour la sélection.
Il existe une gamme étendue de raccourcis (Couper, Coller, etc.) usuels répertoriés généralement dans le menu Outils, sous Macros disponibles et Commandes Word. Pour en avoir un aperçu, il faut cliquer sur Nom de la macro puis ListCommands, Exécuter et Configuration actuelle de menus et clavier. La liste des commandes par clavier peut même être imprimée pour aider les plus oublieux à s'en rappeler. Il est aussi utile de mentionner que le clavier peut remplacer une souris en cas de défaillance de celle-ci. Pour cela, il faut utiliser le pavé numérique avec les touches Verr.Num., Maj et Alt activées. Une boîte de dialogue « Touches souris » apparaît alors à l'écran et il ne reste plus qu'à configurer les paramètres de la souris virtuelle selon les besoins. Enfin, dernière mais non moins importante utilisation du clavier : les jeux.
Les joueurs chevronnés savent en fait que les touches directionnelles du clavier sont souvent employées dans les courses de voiture ou dans les jeux d'arcade. Des combinaisons de touches permettent aussi d'activer les « cheat codes » sur certains jeux. Bien que la souris ou le joystick soient aujourd'hui les plus employés pour jouer sur PC, le clavier a encore de belles années devant lui. Les plus grandes marques comme Logitech et Microsoft viennent même d'éditer des claviers lumineux pour permettre aux accros des jeux sur PC de jouer en pleine nuit sans déranger les autres.
Ce type d'innovation rend les claviers d'aujourd'hui uniques, à des années lumières des premiers modèles proposés au grand public. Malgré cette pléiade d'innovations, le clavier reste un outil fragile. Pour lui assurer une durée de vie raisonnable, il faut en prendre soin en adoptant quelques mesures simples mais efficaces. Le premier facteur d'usure et de blocage des touches est en effet la quantité de souillure qui se trouve coincée entre ou sous les touches. Cendres de cigarette, miettes de biscuits ou liquide déversé par mégarde sur le clavier ont tôt fait de mettre les touches hors service et de rendre toute frappe impossible. Il faut par conséquent éviter de se nourrir au-dessus du clavier et il faut entreprendre de passer l'aspirateur sur les touches au moins une fois par mois.
Comme les doigts déposent aussi une batterie importante de microbes et de bactéries sur les touches, il faut les nettoyer avec un linge imbibé d'un liquide spécial (un nettoyeur d'écran fera l'affaire) facile à trouver dans les magasins spécialisés. Ceci étant, comment reconnaître un bon clavier et ne pas se faire arnaquer lors de son achat ? Les caractéristiques d'un bon clavier La première chose à prendre en compte lors de l'achat d'un clavier est sa connectivité à l'ordinateur. Il existe actuellement deux options, à savoir les claviers filaires et les claviers sans fil.
Ces derniers fonctionnent avec des piles AA classiques dont l'autonomie varie, selon l'utilisation, entre 6 et 10 mois. La liaison sans fil se fait par voie hertzienne Fast RF avec une portée allant de 2 à 5 m. Les claviers dotés d'une liaison Bluetooth peuvent même avoir une portée de 10 m qui peut cependant gêner puisqu'il sera assez difficile de voir ce qui s'écrit à l'écran, sauf si le clavier est équipé d'un petit écran de contrôle LCD, un tel écran affiche en général la musique en cours de lecture, l'état de la mémoire vive de l'ordinateur, les mises à jour de la messagerie électronique et diverses options programmables. Dans le cas de l'achat d'un clavier filaire, la longueur du câble doit être choisie afin de permettre de travailler à une distance raisonnable de l'écran, notamment pour préserver les yeux.
Le choix dépend ainsi de l'usage dévolu au clavier ainsi que du confort d'utilisation recherché par chacun. Second critère à évaluer : le nombre de touches. En général, les claviers à 105 touches sont complets et évitent le recours compulsif à l'insertion de caractères spéciaux. Tous les caractères et raccourcis standard y sont disponibles et leur utilisation est assez facile. Il faut bien vérifier la présence des touches de commande usuelles comme « Entrée », « Retour » ou encore la barre d'espace.
Mieux vaut choisir un clavier d'apparence classique doté de toutes les options désirées plutôt qu'un clavier futuriste sur lequel toutes les touches sont inversées et dont l'utilisation nécessite un certain temps d'adaptation. C'est notamment le danger avec l'achat de claviers QWERTY dont les touches sont différemment disposées par rapport à celles d'un clavier AZERTY. Il faut aussi veiller à choisir un clavier dont le pavé numérique est séparé du pavé alphabétique pour assurer une adaptation plus rapide à l'utilisation et pour éviter les confusions inutiles. Une fois le nombre et la disposition des touches choisis, il faut se pencher sur le confort d'utilisation des touches elles-mêmes. Elles doivent s'enfoncer facilement, sans grande résistance et la frappe doit être fluide et silencieuse.
Certains claviers rappellent en effet l'usage des machines à écrire d'antan, notamment les claviers bas de gamme dont les touches, en plus d'être dures, peuvent rapidement se bloquer. Essayer le clavier avant l'achat n'est que trop recommandé pour éviter les mauvaises surprises. Ensuite, il faut choisir la connectique du clavier, c'est-à- dire le mode par lequel il est connecté à l'unité centrale. Il existe actuellement deux modes principaux de connectique : le PS2 et l'USB.
Même si ce dernier est résolument moderne et plus facile à utiliser que le PS2, un bug peut survenir lors de son installation car il n'est reconnu par l'ordinateur qu'après le démarrage du système d'exploitation. Il est à signaler que les ordinateurs portables ne disposent pas toujours de ports PS2. Dans ce cas, l'achat d'un clavier à port
USB devient nécessaire pour ces machines. Quoi qu'il en soit, il faut toujours bien se renseigner auprès du revendeur afin de ne pas se tromper de matériel. Enfin, il faut se pencher sur l'ergonomie et la prise en main du clavier. Il a été en effet prouvé que l'usage de clavier et de souris inadaptés entraînait chez les utilisateurs des maux de poignets et de bras qui peuvent s'avérer handicapant à la longue.
Ces troubles, appelés TMS ou troubles musculo-squelettiques, touchent surtout les personnes qui font beaucoup de rédaction mais également les joueurs qui utilisent de mauvais outils. Les symptômes les plus courants des TMS sont des élancements douloureux au niveau des muscles du poignet qui peuvent conduire à une incapacité prolongée à se saisir d'objets des plus anodins. Pour éviter de tels troubles, il faut choisir un clavier surélevé ni trop lourd ni trop léger. En effet, les claviers trop légers ont souvent le désavantage d'être instables et de s'user facilement.
Donc, encore une fois, soupesez et essayez le clavier avant de l'acheter ! Pour l'achat d'un clavier, il faut trouver la perle rare. Il existe une large variété de claviers adaptés à toutes les bourses, allant des moins chers aux claviers de grand luxe, équipés des dernières trouvailles technologiques en la matière. Les deux leaders du marché,
Microsoft et Logitech, essaient à chaque fois d'innover tout en gardant des prix abordables. D'autres marques sont aussi en train de percer sur le marché et proposent des claviers à des prix imbattables. Cependant, il est conseillé de ne pas acheter un clavier à moins de 10 euros parce que ce prix hallucinant est souvent synonyme de mauvaise qualité. Mieux vaut investir dans une valeur sûre qui a déjà fait ses preuves sur la durée.
Parmi les claviers d'entrée de gamme qui conviennent aux utilisateurs débutants, il y a les produits incontournables de Microsoft comme le Microsoft Wired Keyboard, le Microsoft Value Pack ou encore le Microsoft Wireless Optical Desktop 1000, de quoi satisfaire à la fois les amateurs de claviers filaires et les férus de claviers sans fil. Enfin, ceux qui veulent goûter du neuf peuvent essayer le Heden CLS VF 0000, un clavier étanche et souple qui résiste remarquablement bien aux souillures de toutes sortes.
Pour ceux qui recherchent du haut de gamme, Microsoft propose le Wireless Laser Desktop 6000 V2 qui est doté d'une configuration originale avec des touches en V. Parmi les claviers de très haute qualité se trouvent le Microsoft Natural Ergonomic Desktop 7000, le plus abouti de la série, le Microsoft Wireless Entertainment Keyboard 7000 et le Logitech MX 5500 qui sont disponibles à partir de 50 euros. Le G15 de Logitech, avec son écran LCD et ses 54 combinaisons programmables tire aussi son épingle du jeu même s'il pêche par la lourdeur de ses touches, lourdeur assortie au bruit qu'elles font lors de la frappe.... Enfin, il faut parler de la crème des claviers, l'alien du lot, à savoir le Logitech diNovo Edge qui coûte la bagatelle de 200 euros et qui est équipé d'un pavé sensitif et d'un disque tactile révolutionnaires. Avec ce clavier, toutes les limites en matière de sensation de jeu ont été repoussées et ses performances ont laissé plus d'un joueur pantois... Il existe évidemment une multitude d'autres claviers - comme l'étonnant clavier pour bébés de Berchet Multimédia (assorti à des logiciels spécifiques pour les tout-petits), mais le choix dépend du budget de chacun. Même si la majorité des claviers d'aujourd'hui sont à la pointe de la technologie, ils ne sauraient donner un plein rendement sans l'aide des souris. Alors, quelle souris choisir pour quel clavier ? La souris est ce petit appendice qui sert à mouvoir un pointeur appelé curseur sur l'écran et qui, plus encore, sert à naviguer entre les menus en quelques clics. Si les premières souris étaient uniquement à boule, les utilisateurs ont aujourd'hui à leur disposition deux autres types de souris : les souris optiques et les souris laser. La souris à boule est en passe de perdre la cote face à ses deux adversaires car elle a le désavantage de s'user facilement. En général, une souris classique se compose de deux touches et d'une molette centrale qui permet le défilement. Le clic droit se fait par une seule pression tandis que le clic gauche qui vaut confirmation doit être double. A titre de rappel, le bouton gauche peut être utilisé pour sélectionner une icône sur le Bureau ou dans une fenêtre Windows, de lancer une application via la barre de lancement rapide située près du menu Démarrer mais aussi de sélectionner un lien hypertexte dans une page web. Le cliquer-glisser avec le bouton droit (touche enfoncée) est l'un des mouvements les plus reproduits avec une souris. L'avenir de la souris, lui, se situe dans la technologie tactile, à l'image des trackpads déjà présents sur les ordinateurs portables. Déjà présente sur l'iPhone et le MacBook d'Apple, la souris tactile promet d'étonner les foules avec des fonctionnalités qui dépassent l'entendement. La sensibilité d'une souris se calcule en dpi et un bon produit doit avoir une vitesse située entre 800 et 1 600 dpi. Pour prendre un exemple concret, 2 000 dpi équivalent à un mouvement de 2 cm de la souris sur le tapis, c'est-à-dire de 20 cm sur l'écran... Il faut savoir qu'aujourd'hui, les ingénieurs ont poussé la perfection jusqu'à créer des souris de 4 000 dpi ! Une bonne souris doit être facile à prendre en main et épouser la ligne naturelle de la paume. Elle ne doit pas occasionner de gêne même après une longue utilisation et elle doit être facile à nettoyer, avec le même produit utilisé pour le nettoyage du clavier et de l'écran. En règle générale, le clavier et la souris sont vendus dans un même pack (filaire ou non) et l'ensemble doit à la fois être ergonomique et fonctionnel. Comme pour les claviers, les marques Microsoft et Logitech sont les plus productives en matière de souris. Performance et ergonomie sont régulièrement au rendez-vous pour des modèles qui ne cessent de se renouveler. Néanmoins, Apple propose également des souris spécialement adaptées aux Mac et autres produits de la marque. Souris filaires ou à liaison RF, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Bien que ces souris soient toutes de petites merveilles technologiques, certaines catégories de la population ont des besoins spécifiques qu'elles risquent de ne pas satisfaire. Il s'agit évidemment des joueurs qui ont besoin d'une souris plus rapide et plus précise que la moyenne des utilisateurs de PC. Maintenant que le tour d'horizon des claviers et des souris en tant qu'outils séparés a été fait, il est temps de s'attaquer à l'univers de packs qui ont l'avantage d'être plus faciles à adopter, mais également d'être plus rentables... Les meilleurs packs claviers/souris Dans cette rétrospective, les packs clavier/souris sans fil seront privilégiés par rapport aux ensembles filaires car ces derniers sont assez communs et ne nécessitent aucune connaissance particulière avant l'achat alors que les packs « wireless » sont un peu plus spécifiques. Le clavier ultraplat et compact est d'une prise en main facile et dispose de 10 touches de raccourcis programmables. Enfin, il faut mentionner la structure particulière du clavier, parsemé de rainures destinées à augmenter sa résistance aux éclaboussures et autres accidents gastronomiques.