Il y a une recette dont on est sûr qu'elle existe depuis la nuit des temps. C'est la soupe. Les premières soupes sont apparues dès que l'Homme a su faire chauffer de l'eau pour y cuire ses aliments. Dans l'
antiquité, les soupes ressemblaient plus à des bouillies de consistance pâteuse, très nourrissante. Au 12ème siècle, le terme « soupe » désignait la tranche de pain que l'on trempait dans du bouillon de viandes ou de légumes. Au
Moyen Age, on lui reconnaissait des vertus thérapeutiques. Le bouillon de poule était même un remède reconnu. La soupe, également appelé potage, se donnait pour le sevrage des nouveau-nés. Elle constituait souvent l'unique repas du peuple et se composait de légumes de saison, mais aussi de pois ou de plantes comme le
pissenlit, la mauve, l'ortie ou le chardon. Longtemps considéré comme un plat populaire, la soupe trouve ses lettres de noblesses au 17ème siècle. Le Roi
Louis XV, grand amateur de légumes, va la métamorphoser en crème, en velouté ou en consommé. Toutes les grandes cours européennes vont mettre la soupe à leur carte, en entrée, pour ouvrir l'appétit. En fait, chaque pays, voire chaque région, ont développé leurs recettes.