Soldes intermédiaires de gestion ou SIG : définition, principes et hiérarchie.


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La comptabilité, vous le savez tous exige que des documents retraçant l’activité et la situation financière d’une firme soient édités à la clôture de chaque exercice comptable. Ces documents sont entre autres le bilan, l’annexe… et le compte de résultat. Mais pour établir ce compte de résultat, il faut effectuer un certain nombre de calculs de résultat partiels appelés «solde de gestion». Ainsi, pour mieux comprendre la formation du résultat de l’exercice, nous allons aborder successivement les principes de calcul et la hiérarchie des «soldes intermédiaires de gestion» ou «SIG».



Les «soldes intermédiaires de gestion» sont regroupés dans un tableau appelé «tableau des soldes intermédiaires de gestion» dont le premier solde est appelé la «marge commerciale». La «marge commerciale» est un indicateur de base des entreprises commerciales. Elle est obtenue en faisant la différence entre les «ventes de marchandises» (ventes de marchandises, rabais, remises, ristournes accordés par l’entreprise sur les ventes de marchandises) et le «coût d’achat des marchandises vendues» (achat de marchandises, frais accessoires sur les achats de marchandises, variation de stocks de marchandises…). Dans un second temps, il revient à déterminer la «production de l’exercice» qui est calculé à partir de la «production vendue» à laquelle s’ajoutent la «production stockée» et la «production immobilisée». La «production de l’exercice» concerne les entreprises industrielles prestataires de services. Elle exprime l’activité industrielle de l’entreprise. En troisième position, vient la «valeur ajoutée» mesurant la richesse créée par l’entreprise et sa contribution à l’activité économique de la nation concernée. La «valeur ajoutée» est le critère le plus pertinent exprimant la taille d’une entreprise.


Elle s’obtient en additionnant la « marge commerciale» et la «production de l’exercice», et le solde obtenu est à son tour diminué des consommations de l’exercice en provenance de l’extérieur. Ensuite, le quatrième solde à calculer est l’«excédent brut d’exploitation» (EBE), qui quant à lui indique la performance d’une entreprise du seul fait de ses opérations d’exploitation. L’ «EBE» s’obtient en faisant la somme de la «valeur ajoutée» et des subventions d’exploitation diminuée des impôts, taxes et versements assimilés et des charges de personnel.


Ainsi, après avoir déterminé ces «soldes intermédiaires de gestion» ou SIG, il faut calculer les résultats partiels qui constituent le «compte de résultat». Le premier résultat à déterminer est le «résultat d’exploitation». Il correspond au résultat des opérations relatives à l’activité principale de l’entreprise et se détermine par l’addition de l’Excédent Brut d’Exploitation, des reprises sur amortissements, provisions et transferts de charges et des autres produits de gestion courante. Le montant obtenu est à son tour diminué des dotations aux amortissements et aux provisions ainsi que des autres charges de gestion courante. Ensuite, vient la détermination d’un résultat relatif aux opérations normales et habituelles de l’entreprise : c’est le «résultat courant avant impôts». Il correspond au «résultat d’exploitation» augmenté des produits financiers et diminué des charges financières et des quotes-parts de résultat sur opérations faites en commun. En troisième position, vient le calcul du «résultat exceptionnel» qui est la différence entre les produits exceptionnels et les charges exceptionnelles.
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Enfin, vient la détermination du résultat le plus attendu car cil servira de base de calcul de la répartition des bénéfices entre les actionnaires : c’est le «résultat de l’exercice». Ce dernier résultat correspond au résultat exceptionnel augmenté du résultat courant avant impôts, le total diminué de la participation des salariés et de l’impôt sur les bénéfices. Rappelons que le calcul des «plus ou moins-values de cessions d’éléments d’actifs» peut également être effectué à titre complémentaire. Ainsi, chacun de ces différents «soldes intermédiaires de gestion» mérite une attention particulière dans l’établissement du diagnostic de l’activité et de la situation financière d’une entreprise.

Le Mercredi 02 Avril 2014 à 09:42
Article écrit par Toli ()


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