C'est que l'exploration et l'exploitation des richesses venues d'orient ont ouvert des conquêtes de sensualité sur bien des terrains. Depuis la
cannelle et autres épices jusqu'au thé et bien sûr la soie, l'orient que
Montesquieu idéalisait dans « Les Lettres persanes » ainsi que de nombreux auteurs de l'époque, a été soumis à un imaginaire débridé et même parfois érotique. Peut-être est-ce aussi pour cette raison que ce tissus qu'est la soie se retrouve aujourd'hui au plus près des parties intimes des corps féminin quand il est associé à la confection de porte- jarretelles, bas de soie et autre lingerie fine. C'est que la
mode au moyen-âge, déjà, réservait la soie à un usage plutôt féminin dans la confection de robes. La mode du XVIII au XXème siècle lui permettra des destinations de plus en plus érotiques, avec le développement d'une certaine passion pour la chair et les plaisirs du même ressort. Mais dans le même temps, les foulard de soie puis les cravates en soie font leur apparition, donnant à ce tissus d'exception une visibilité importante. Le travail de la peinture sur soie prend un chemin différent mais fait preuve d'une certaine virtuosité dans l'artisanat du tissus.