En 1999, la
SNCF lance le Transilien pour redorer l'image passablement écornée des trains de banlieue en Ile-de-France. Les usagers ont en effet une très mauvaise image de ces trains de banlieue qui sont réputés pour leurs retards chroniques et pour la vétusté de leur matériel roulant ainsi que le mauvais état de leurs gares. La SNCF décide alors de réagir et de mettre en place un cahier des charges que doit respecter toute ligne et toute gare bénéficiant du label Transilien. Au même titre que le
RER ou le
TGV, Transilien est une marque appartenant à la SNCF. Sa création répond à quatre objectifs : améliorer la sécurité sur les trains de banlieue, relever le niveau de la qualité de service, diversifier l'offre pour augmenter le trafic, et enfin impliquer les cheminots d'Ile-de-France pour garantir le service et la qualité. Quelle est l'histoire du Transilien ? Le Transilien fait partie des trains de banlieue dont on peut faire remonter les origines au 26 août 1837, jour de l'ouverture de la ligne Paris-Saint-Germain. L'essor des lignes de banlieue est essentiellement dû au transport des travailleurs qui utilisent le train pour se rendre sur leur lieu de travail.
En effet, le coût du logement explose dans le centre de
Paris, chassant les ouvriers et les employés vers la périphérie, loin des centres de production. Le développement de l'électrification permet la modernisation du réseau dans les années 60, cependant la dégradation des conditions d'exploitation des trains de banlieue, comme l'état de déliquescence des gares ou l'insécurité permanente à bord des trains laissent une image fortement négative auprès des usagers. C'est ainsi que le réseau Transilien entre en scène, pour redonner un seconde souffle aux trains de banlieue.
Quelle est l'étendue du réseau Transilien ? Le réseau Transilien, qui équivaut aux réseaux TER ailleurs, inclut les lignes de transport ferroviaire que la SNCF exploite en Ile-de-France, mais aussi les lignes A (une partie), B (une partie), C, D et E des lignes RER franciliennes placées sous la gestion de cette même SNCF, auxquelles se sont ajoutées au fil des années les lignes H, K, J, L, N, P, R et U. L'exploitation du Transilien s'étend sur cinq zones : Paris Saint-Lazare, Paris-Est, Paris Sud-est, Paris Nord et Paris Rive-Gauche. Les voies ferrées du Transilien couvrent, en 2008, 1 296 kilomètres avec 385 points d'arrêt : 5 700 trains circulent sur ces voies tous les jours ouvrables. Le réseau fonctionne 365 jours par an, de 05 heures du matin à 0 h 30 min. Les « bus de nuit » viennent renforcer le service de nuit depuis septembre 2000. Comme les lignes de RER, sauf la ligne E, qui traversent Paris de part en part, elles permettent ainsi aux usagers d'éviter les correspondances. Comment se passe la modernisation de matériel roulant du réseau Transilien ? Certaines lignes du Transilien sont quasiment saturées et la création de nouvelles lignes permet de désengorger le trafic.
Ainsi, la SNCF a par exemple décidé de rouvrir des lignes permettant des liaisons directes sans traverser Paris. Mais, la création de ces nouvelles lignes nécessite de nouveaux matériels roulants. Une soixantaine de locomotives électriques de marque Prima ont été ainsi commandées et seront livrées en totalité cette année elles seront opérationnelles sur les lignes Paris-Montparnasse et Paris-Saint-Lazare.
Des commandes pour vingt-quatre rames autorail bimode-bicourant dits « bi-bi » ont été également passées pour satisfaire aux attentes des usagers de Seine-et-Marne qui commençaient à en avoir assez des vieilles lignes à traction, sujettes à de fréquentes pannes et particulièrement inconfortables. La ligne Provins a délaissé les rames inox de banlieue, tombées en désuétude, pour les bi-bi en 2007, et en 2010, la ligne La Ferte-Milon passera elle aussi au bi-bi. La SNCF prévoie également l'acquisition de 330 NAT ou Nouvelles Automotrices Transilien d'ici à 2015. Combien coûte un billet sur le Transilien ? Le prix d'un billet dépend de la distance parcourue. Acheter les billets au carnet plutôt qu'au détail permet de faire une économie d'environ 20 %. Des correspondances avec les lignes de métro sont possibles, par contre il n'y a pas de correspondances avec les lignes de bus et de tramway. Le prix du billet, subventionné et plafonné, ne couvre pas les frais d'exploitation réels du réseau. La différence qui est évaluée à 3,5 milliards d'euros est versée aux transporteurs par les entreprises et les collectivités locales.