Pour les chrétiens, dans les évangiles, Joseph reçoit en rêve, le message d'un ange qui le rassure sur la maternité de Marie. Les
Rois Mages reçoivent quant à eux, la consigne d'éviter Hérode et de ne pas lui révéler la naissance de
Jésus. Nous devons l'évolution analytique à Artémidore, un romain du IIème siècle de notre ère, qui divise les rêves en cinq catégories : les rêves symboliques, les rêves oracles (ou paranormaux), les rêves dus à l'imagination et qui émanent de désirs non réalisés, les cauchemars dus à des fractures importantes de l'inconscient et les rêves visions que l'on fait éveillé. Artédimoire était favorable au système d'interprétation des « contraires », selon laquelle les interprétations doivent prendre le sens opposé. Par exemple, si l'on rêve de la mort imminente d'un proche, cela signifie, au contraire, qu'il vivra longtemps. Pour
Sigmund Freud, le rêve est la réalisation masquée d'un désir refoulé. Dans sa lignée, Karl Gustave Jung approfondit la recherche en passant du symbolisme individuel au symbolisme collectif. Selon Jung, l'Homme porte en lui des souvenirs primordiaux de l'humanité qui remontent à des temps immémoriaux.