Tout est fait pour que tour à tour, chacun se retrouve dans cet ogre vert, dans ses histoires de famille, ses peines ou ses joies ainsi que ses espoirs de fonder un foyer sans pourtant se l'avouer. Le monde de Fort-Fort Lointain où habite Shrek n'est, en définitive, pas si différent du nôtre. Même l'image du monstre y est vendue dans des échoppes médiévales, petit clin d'oeil à ce qui qui ne change pas dans le monde de l'animation au fil des années: la façon dont les producteurs espèrent toujours gagner plus d'argent grâce au marchandising. Au contraire, depuis les jeux commercialisés par
Ravensburger, jusqu'aux coloriages pour enfants en passant par les jeux vidéos, la recette est la même pour tous les films à succès: décliner le personnage principal sous toutes les formes possibles et imaginables. On l'a vu avec
Ratatouille, Monstres et Cie ou le Monde de Némo, des studios Pixar également. Mais tout ceci n'a qu'une importance secondaire quand on peut enfin s'amuser en famille autour d'un divertissement de qualité, duquel le second degrés et la dérision ne sont pas absents. Car le monde de l'animation possède une économie précaire, qui ne permet pas aux seules recettes des places de cinéma de le financer.