Les malagasy, la population de l'île de
Madagascar, comme toute autre population des autres pays du Monde, sont formés par différents groupes ethniques. Pourtant, l'une de leurs particularités, c'est la ressemblance plus ou moins accentuée de chaque dialecte existant qui fait que chacun se comprend parfaitement. La population malagasy est ainsi formée par 18 grandes tribus, réparties dans tout Madagascar et chaque groupe est généralement subdivisé en de petits groupes.
Parmi eux existent les Sakalava, une ethnie qui présente aussi ses particularités et constituée jusqu'alors dans la Royauté dont la liste généalogique des rois est parfaitement conservée. C'étaient alors les princes Maroserana ou Maroseranana qui furent les fondateurs du Royaume Sakalava. Ce « prince blanc », comme on l'a surnommé, géra son Royaume par la mise en place d'une administration territoriale et d'institutions monarchiques durables au sein desquelles il avait mené une politique de conquête par les armes ou par alliance matrimoniale. Il est à noter au passage que le véritable fondateur de la puissance Sakalava était le roi Andriamisara. En fait, les Sakalava ne sont pas des peuples de même origine. Ainsi, les principales familles Sakalava venaient de la province d'Isaka, située sur la côte sud-est de Madagascar, avant leur migration successive jusqu'à leur installation définitive dans la partie Ouest de Madagascar. Ils se sont constitués vers la seconde partie du VIIème siècle par diverses ethnies arabes, musulmanes et indonésiennes, ce qui explique déjà l'hétérogénéïté de leur population.
En outre, la culture ainsi que le plan linguistique différencie également la population malgré le fait qu'ils appartiennent à la partie occidentale. Etymologiquement, le mot "sakalava", qui peut être traduit en "ceux des grandes vallées ", présente aussi une controverse entre les groupes et le plus significatif, c'est le processus de chaque groupe au sein de la puissance sakalava qui prouve également la non-homogénéïté de la population.
Pourtant, ce qui leur rend homogène, c'est leur croyance particulière conservée et regroupée dans ce que l'on appelle "les dix points essentiels" basés sur le respect de la puissance supérieure, des astres, des ancêtres, des Ray amandReny, du fihavanana, et de tout homme partagé en monde humain et en monde des divinités, etc. La population sakalava occupe la partie occidentale et elle est essentiellement divisée en deux grands royaumes : l'un des deux est associé à la lignée du Menabe et qui s'est constitué au cours du XVIIème siècle par Andriamandisoarivo, son fondateur, qui n'est autre que le fils du "prince blanc" après la mort de ce dernier et le second qui est le plus récent à la dynastie du Boina. Le premier peut être considéré comme une des plus grandes communautés ethniques de Madagascar.
Sa capitale Morondava où la population vit de la pêche et de la culture est très exceptionnelle et inspire la croyance sakalava, à commencer par la conception des tombeaux construits principalement en bois et décorés par des arts funéraires (des statues érotiques) très fascinants marquant le rang social et la vie du défunt, et constituant une source de curiosité surtout pour les touristes. Il y aussi les différents rites (ou fomba), les us et les coutumes qui leur sont propres telle que le "fitampoha " ou bain des reliques royales pour les Sakalava de Menabe.
Cette tradition se pratique tous les dix ans à Belo sur Tsiribihina : un rituel de réaffirmation de la communion avec des ancêtres royaux et marquant l'existence d'une relation étroite entre les morts et les vivants, selon toujours leur croyance, et fait l'objet de la vie quotidienne de la population. Il y aussi le « tromba », un rituel qui requiert la participation les souverains défunts sources de conseils et autres messages délivrés par l'intermédiaire du « mpiroro » qui n'est autre que le devin au centre de la cérémonie et des « sazoky » (possédés royaux). Pourtant, cette partie de la communauté sakalava pratique deux religions différentes : l'
islam sunnite et le
protestantisme luthérien, qui malgré leur différence arrivent à vivre en harmonie.
Actuellement, ces arts funéraires sakalava, l'un des principaux attraits touristiques surtout dans le royaume du Menabe, dans la partie de Morondava, font l'objet d'une protection stricte à cause des vols effectués par certains touristes. Au quotidien, les sakalava sont des agro- pasteurs dont leurs ressources sont essentiellement basées dans l'élevage de zébus et dans la culture vivrière comme le
riz, le
maïs et le
manioc.
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