Le RSA ou Revenu de Solidarité Active est une subvention de l'Etat qui a pour but de remplacer certaines allocations sociales déjà présentes telles que le
RMI ou l'API. Par ailleurs, le RSA a la même valeur que la prime de retour à l'emploi ou PRE. Comment se calcule le RSA ? L'Etat prend en compte les revenus de travail, la situation familiale et les autres ressources dont dispose le ménage. Dans le mesure où le ménage n'a aucune rentrée d'argent quelconque, à ce moment-là, le RSA prend la forme d'un revenu minimum. Pour ceux qui exercent une activité professionnelle, ce revenu est un complément de son salaire. Destiné surtout aux travailleurs dont le salaire est au plus bas de l'échelle, il aide ainsi les plus démunis tout en étant un outil pour garantir la reprise de travail. En effet, ceux qui retournent travailler auront la possibilité d'en bénéficier avec une augmentation de revenu assez conséquente. L'objectif principal de ce nouveau revenu est de lutter contre la pauvreté par une insertion dans le monde du travail et un appui financier permanent pour faire face aux premiers mois, vu qu'un retour à l'emploi constitue un « fardeau ».
Effectivement, l'attente du premier salaire est souvent vécue comme une lourde charge. L'impact au niveau du pays se fera sentir par un accroissement du taux d'activité dû à l'augmentation du nombre de travailleur. Certains penseront que les travailleurs à temps partiels seront beaucoup plus privilégiés, mais cela est strictement faux. L'Etat fait en sorte d'équilibrer le revenu de ceux à temps partiels et à temps complets, pour que chacun y trouve leur compte. Attention, il ne faut pas confondre !
Le SRA ne crée pas de l'emploi, il contribue à encourager les personnes à reprendre ou à commencer une activité professionnelle afin de les faire bénéficier d'une aide supplémentaire. Pourquoi l'Etat a-t-il décidé de cibler les travailleurs les plus défavorisés ? Premièrement, les bénéficiaires du RMI ne cessent d'augmenter, pourtant, ils s'éloignent de l'emploi à une vitesse grand V. En outre, nombreux sont les travailleurs pauvres sur le territoire, son augmentation est de l'ordre de 20 %. La précarité de l'emploi est devenue un problème majeur au centre des discussions de l'Etat. Ne confondez surtout pas RSA et prime pour l'emploi. L'Etat garantie au travailleur qu'il percevra favorablement des revenus complets. Le SRA est présent pour pallier aux inégalités de revenu entre les travailleurs vu que la majorité d'entre eux ne perçoivent aucune prime pour l'emploi. Pour jouir d'une quelconque prime pour l'emploi, l'Etat jouera sur la carte de l'équité et chaque dossier sera étudié par les parlementaires et partenaires sociaux. Voici quelques cas rencontrés : lorsque la situation du travailleur est précaire, le SRA sera sans aucun doute supérieur à l'actuel prime pour l'emploi.
En outre, pour ceux dont la situation est stable, la prime pour l'emploi et le SRA fusionneront d'une manière automatique. Enfin, ceux qui ne pourront justifier aucun complément de revenu feront l'objet de transition avec toujours un souci d'égalité entre les autres travailleurs. Bref, une transition qui se fera pas à pas. Comment le financement du RSA va-t-il se faire ? Son montant s'élève à près de 1,5 milliards d'euros. Pour faire face à ces dépenses, l'Etat considère qu'il faudrait augmenter les contributions sociales sur les revenus du capital de 1,1 %.
Les revenus d'épargne sur les assurances vies, dividendes, revenus fonciers et plus-values feront également l'objet de contributions sociales. Seuls le livret A, le
livret de développement durable, le livret jeune et le livret d'épargne populaire seront exemptes de contributions. Ainsi, la contribution passera-t-il de 11 % à 12,1 %. L'Etat justifie cette augmentation pour le fonctionnement du Fonds National qui aura pour rôle de maintenir l'équilibre entre recettes et dépenses du RSA. Ce sont donc les travailleurs modestes qui contribueront à aider les plus démunis sur le marché du travail. Le SRA est une réforme de grande envergure, une nouvelle politique lancée par le gouvernement : une vaste conquête pour éradiquer la pauvreté. La différence par rapport aux réformes précédentes réside dans l'orientation de la lutte, une orientation tournée vers le travail pour tout un chacun et dans la stricte équité. Bref, dès la seconde où un individu recommencera une activité professionnelle, il aura tous les avantages liés aux revenus.