L'organisation Reporters sans Frontières a été créée en 1985 par son secrétaire général actuel, Robert Ménard. Elle se définit comme suit : « Reporters sans frontières défend les journalistes emprisonnés et la liberté de la presse dans le monde, c'est-à-dire le droit d'informer et d'être informé, conformément à l'article 19 de la
Déclaration universelle des droits de l'homme. ».
Cette communauté d'organisations travaillant ensemble comporte des sections nationales en Europe :
Allemagne,
Autriche, Belgique,
Espagne,
France,
Grande-Bretagne,
Italie,
Suède et
Suisse. Elle est aussi représentée en Asie : (
Bangkok,
Istanbul,
Tokyo), en Amérique (
Montréal,
New York,
Washington), à
Moscou,
Abidjan et elle compte plus de 120 correspondants de presse dans le monde. Elle est aussi membre de l'International Freedom of Expression Exchange, un réseau virtuel d'ONG au plan mondial qui veille à la liberté d'expression dans le monde en organisant des campagnes pour la défense de toutes les personnes persécutées pour avoir utiliser la liberté d'expression. Cela dit, même si RSF utilise les rapports effectués par le réseau, ses bureaux font aussi leurs propres analyses sur un pays donné.
Ses revenus proviennent essentiellement de la vente de livres, de calendriers ou de ventes aux enchères mais aussi de dons du public, de cotisations de ses membres et de dons d'autres institutions (Fondation Soros, Center for a Free Cuba, National Endowment for Democracy, Fondation de France). D'autres institutions aident également RSF (bureau du Premier Ministre, Ministère des Affaires étrangères, Organisation internationale de la Francophonie). Les actions de l'organisation sont multiples et s'exercent surtout dans les pays en développement.
Ainsi, elle dénonce les atteintes à la liberté de la presse et elle aide les journalistes persécutés ainsi que leur famille. Elle traîne aussi en justice des personnes ou des institutions coupables de persécutions contre les journalistes et leurs collaborateurs et elle rassemble et fait éditer des pétitions. Enfin, elle fait la promotion de ses actions en publiant les résultats obtenus. Tous les ans, elle édite un rapport sur les faits se déroulant dans le monde en mettant à l'index des régimes ou des chefs d'état qui abusent de leur pouvoir en menaçant ou en incarcérant des journalistes quand ils ne sont pas purement assassinés.
Ainsi, il finance les avocats et les détectives si le besoin s'en fait sentir pour faire accélérer les procédures judiciaires dans certains pays qui refusent de juger les responsables. Il s'occupe aussi des journalistes indépendants en leur procurant une garantie d'assistance en cas de décès accidentel, de dommages physiques ou d'invalidité ainsi qu'un gilets pare-balles montrant leur appartenance à la presse. L'association Reporters sans Frontières met également l'accent sur le fait qu'Internet est de plus en plus contrôlé par les Etats ce qui fausse l'information ou ce qui est contraire au droit quand les Etats s'immiscent dans la vie privée de leurs résidents. Cependant une « Journée de la liberté sur Internet » qui dénonce la censure dans le monde s'est vue retirer le patronage de l'Unesco qui a indiqué que certains éléments avaient été présentés sans l'accord de cette dernière.
De même, l'organisation RSF était critiquée pour ne pas s'occuper des dérives françaises dans le domaine de la liberté de la presse ce qui a été corrigé depuis avec l'implantation d'un bureau spécialisé en France. D'autres critiques émises par des associations altermondialistes portent sur les actions de RSF aux
Caraïbes suspectées d'être une politique partisane contre les régimes de Cuba et du Venezuela plutôt qu'une action pour la défense des libertés.
Autre attaque : RSF ne s'attaque pas aux pratiques d'autocensures liées à la pression économique ni aux dérives de l'information pourtant bien présentes dans les pays occidentaux. Les dépenses de l'association sont elles aussi dénoncées. Quoi qu'il en soit, une association aussi médiatisée que Reporters sans Frontières fait toujours l'objet de critiques valables ou non. Robert Ménard a fait beaucoup parler de lui ces derniers temps en s'opposant au passage de la flamme olympique pour protester contre l'attitude de la Chine au
Tibet ou en tentant de manifester lors du
14 juillet contre la présence du dirigeant syrien Barchar el-Assad. Si vous voulez en savoir plus sur Reporters sans Frontières, ses actions, pétitions, publications et événements, ou si vous voulez tout simplement faire un don pour défendre les journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier, rendez- vous sur le site
www.rsf.org/
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