Contre les piqures d'orties ou de moustique, rien ne valait le frottement de quelques feuilles de
plantain, herbe commune des fossés, mais comme antiseptique, on conseillait carrément l'eau de Javel. Le meilleur remède aux contusions était déjà la teinture d'arnica, toujours dans le commerce, alors qu'en cas de révulsifs, on se servait de la farine de moutarde ou de lin. Selon le fameux Larousse Familial de 1951, il ne fallait pas oublier non plus de prévoir pour le médecin quelques feuilles de papier, une plume et de l'encre. De plus, ces remèdes étaient sensés s'appliquer également à l'étranger, car la pharmacie du colonial devait contenir au minimum deux ampoules de morphine, deux de novocaïne, deux d'huile camphrée et de pénicilline sans oublier le filtre à eau et l'alcool à 90°, à défaut de connaître les plantes locales...