Il commence alors une carrière de professeur d'université, publiant un important manuel d'économie, ou traduisant l'oeuvre du célèbre écrivain libéral Friedrich Hayek. En 1959, il va atteindre ses premières fonctions en tant que haut fonctionnaire : il sera directeur de cabinet du ministre de l'industrie de l'époque Jean-Marcel Jeanneney. En 1967, il est nommé vice-président de la commission européenne, avec le porte-feuille des affaires économiques. Il est l'un des premiers à défendre l'union monétaire européenne. De retour en
France en 1976, il va obtenir le ministère du commerce extérieur sous le gouvernement de
Jacques Chirac, pour devenir par la suite, le 25 août de la même année,
Premier ministre en tant que « meilleur économiste de France », selon les mots du président de la république
Valérie Giscard d'Estaing. Sa politique sera un plan d'austérité sévère, ne parvenant pour autant pas à endiguer ni le chômage, ni l'inflation. Cela lui vaudra une popularité très infime de la part des français. Il perd son siège au profit de
Pierre Mauroy en 1981, après l'alternance.