Depuis
Freud et Jung, on savait que l'on porte avec soi le poids des secrets du passé. Ce phénomène a été étudié par la
psychothérapeute Anne Ancelin Schützenberger qui en a tiré une méthode de psychogénéalogie dans les années 1960. A maintenant 88 ans, elle continue, à donner des conférences pour rappeler les principes de base de sa thérapie. Les informations indispensables pour entreprendre un travail de psychogénéalogie sont les souvenirs de nos grands-parents sur leurs propres grands-parents. Ce n'est pas toujours facile, étant donné l'histoire mouvementée du XXème siècle, et quelques « trous » peuvent subsister mais les évènements et les histoires de famille les plus marquants sont généralement décelables. Toutefois, certains secrets de famille peuvent être traumatisants même après des décennies, c'est pourquoi il est conseillé de s'adresser à un thérapeute spécialisé reconnu pour sa compétence en la matière. On ne manie pas à la légère des histoires d'enfants illégitimes ou d'
idées suicidaires héréditaires, par exemple, et le thérapeute doit pouvoir aider son patient à gérer des émotions qui pourraient sinon être mal vécues.