Le Grand Paris est un projet gouvernemental très ambitieux au profit de l'agglomération parisienne, en particulier les banlieues. Etalé sur plusieurs années, il est destiné à apporter des éléments de réponse à un certain nombre des difficultés sociales. Ce projet vise à présenter un nouveau cadre institutionnel qui entrera dans le cadre de la gouvernance de cette zone dense de l'agglomération. La stratégie de sa mise en oeuvre et son premier aperçu devraient normalement être présentés au Conseil de gouvernement vers la fin de cette année.
Ce grand projet a pour principal objectif d'établir une vision nouvelle pour la région Ile-de-France sur une perspective s'étalant sur trente ans. Par le biais de ce projet, l'agglomération parisienne devrait connaître un nouveau visage plus ouvert et plus attrayant. Elle acquerrait un nouveau dynamisme, une nouvelle attractivité et une grande capacité à créer des richesses et des emplois. Pour l'intérêt de la nation, elle hérite d'un atout déterminant pour le compte de la compétition économique du XXIe siècle. Les différents objectifs de ce projet peuvent être groupés en cinq grandes catégories. Le premier consiste à déployer une vitalité économique beaucoup plus importante. En second lieu, le grand projet a pour but de considérer les habitants de la « région capitale » vivant dans les zones difficiles, en l'occurrence les banlieues. Il est donc susceptible d'apporter un certain nombre de solutions aux problèmes sociaux. En fait, la région Ile-de-France, qui est la plus riche du pays, ne doit en aucun cas rester indifférente devant le développement des poches de pauvreté en son sein. Il ne faut pas oublier que ce sont ces poches qui abritent des communautés aussi bien sociales qu'ethniques marginalisées.
Le projet de la région capitale fixe donc l'objectif de promouvoir la mixité sociale, seule garante de la cohésion territoriale. En troisième lieu, Grand Paris devrait être réalisé afin de régler une grande partie du problème de logement de la région francilienne. Cette mesure doit se concrétiser au niveau aussi bien des départements que des communes. Ensuite, le projet tend à prévoir les impacts du nouveau contexte écologique mondial. De ce fait, des nouvelles infrastructures vont aussi être mises en place afin de restructurer la région.
Parmi elles, on note surtout l'aménagement du Métrophérique, c'est-à-dire des métros qui contournent le centre des agglomérations. Le dernier objectif, symbolisant le renouveau de la capitale, consiste à améliorer son rayonnement culturel par la mise en oeuvre de grands gestes architecturaux. Dans le but de réaliser ce projet gigantesque, un grand nombre de tâches doit être accompli. Il est avant tout nécessaire de mettre en place une administration de mission composée normalement de cinquante personnes. Cette administration va s'occuper premièrement de la consultation des élus locaux. Elle va ensuite solliciter les avis et les assistances des acteurs économiques, des experts de toutes sortes, des associations et des organisations professionnelles. La mise en oeuvre du Grand
Paris requiert aussi la réalisation d'une série des projets structurants. Elle commence en principe par la construction d'un pôle technologique et scientifique et par l'aménagement de la Plaine-de-France. Ce cluster doit donc être érigé sur le plateau de Saclay dans l'Essonne.
Au courant de l'année 2009, ces deux projets vont par la suite être suivis par d'autres issus d'un appel d'offre international lancé par le ministère de la culture et de la communication. D'ailleurs, ce ministère a déjà lancé un appel en vue de la sélection des dix travaux concernant la recherche et le développement sur le grand défi de la région capitale. Les résultats de cet appel devront être connus vers la fin de l'année. Une consultation internationale est indispensable afin d'obtenir des travaux des équipes qui font preuve d'une grande ingéniosité et d'une grande créativité.
Elle permet à la capitale de bénéficier des talents des artistes français qui réalisent des travaux majestueux à l'étranger. Dernièrement, le projet de la région capitale note une avancée remarquable avec l'implication des personnalités politiques franciliennes et surtout celle de
Nicolas Sarkozy.
Françoise de Panafieu et Roger Karoutchi ont jugé nécessaire la création d'un syndicat mixte ouvert qui doit en principe reposer sur une démarche volontaire. Selon ses initiateurs, ce syndicat aurait pour but de stimuler le lancement de grands travaux urbanistiques et architecturaux liés au projet du Grand Paris. En attendant le véritable commencement des travaux, des colloques, des réunions et des séminaires sont organisés autour de cet ambitieux défi. Ils sont faits pour recevoir les avis des artistes de toutes sortes tels que des
architectes, des
paysagistes, des urbanistes, des sociologues, des
ingénieurs, etc.