La troisième ville de
Corse en terme de population se situe au sud-est de l'île, et tient sa réputation de la qualité de ses plages et de son climat, qui lui ont valu, à l'image d'autres villes du sud de la Corse comme Bonifacio, de devenir un centre touristique majeur dès le début des années 80. Il faut avouer que la cité du sel (on la nomme ainsi en raison de la présence proche de marais salants), dispose de nombreux arguments pouvant jouer en sa faveur... Intégralement tournée vers le tourisme, la ville s'emploie à mettre ses qualités en valeur, aussi bien en ce qui concerne ses infrastructures balnéaires que son patrimoine culturel, ses paysages magnifiques et son terroir particulièrement riche. De sa tradition de repaire de pirates et de terre de refuge pour exilés, Porto-Vecchio a conservé un cachet tout à fait unique établi sur un goût certain de l'authenticité et du mystère ; à un point tel que la splendeur du site de Porto-Vecchio pourrait justifier à lui-seul le terme d' « Ile de beauté » accolé à la Corse. Edifié sur une colline verdoyante, ceint par le relief de l'Ospedale, la ville semble se mirer dans les eaux turquoise de la mer Tyrrhénienne...
Un peu plus au large de cette vision paradisiaque s'étend la plage de Palombaggia, un banc de sable blanc immense, entrecoupé de rochers d'une magnifique couleur ocre, bordé de pins parasols... Les touristes pourront découvrir les criques d'Aciaghju, Tamaricciu, Folaca et Casa di Lume indifféremment à l'occasion de
randonnées pédestres ou en bateau.
Autre site magnifique, la plage de Santa-Giulia et sa vaste baie couverte de genévriers sera l'occasion de séances de farniente particulièrement agréables, de même que la plage de Saint-Cyprien, largement ouverte sur une mer aux reflets céruléens... d'autres plages raviront les adeptes de la bronzette et des paysages marins de rêve : la plage de Benedetto, qui porte bien son nom (« béni des dieux »), la plage de Cala Rossa ou la plage de Pinarellu, qui offrent une vision d'Eden : de longues bandes de sable blanc bordées de pinèdes odorantes... A quelques kilomètres plus à l'ouest, c'est l'Ospédale qui offre ses paysages de montagne splendides, avec en particulier son barrage ; plus loin c'est le massif de Bavella, un des sites les plus majestueux de Corse du Sud, qui charmera les promeneurs. Outre ces paysages magnifiques, la ville de Porto-Vecchio intra muros séduira ses visiteurs avec des sites uniques tels que le port de plaisance et la Marine qui forment un ensemble particulièrement agréable, mais aussi et surtout la Citadelle, au coeur même de la Cité, avec ses platanes majestueux dispensateurs d'ombre aux heures les plus chaudes des journées estivales.
S'y trouvent érigés l'église St Jean-Baptiste, qui date du XIXe siècle, et la chapelle Sainte-Croix, mais aussi le Bastion di Sant'Antonu, au mur d'enceinte percé d'un trou... Le bastion de France avait pour rôle de guetter les mouvements des navires dans le port et d'alerter en cas de manoeuvres belliqueuses... D'autres monuments tels que la Porte Génoise, le Bastion de la vieille route de Bonifacio qui surplombe la porte génoise ou l'Impasse Ettori valent eux-aussi le coup d'oeil...
Une fois la soif de culture étanchée, il sera peut-être temps de se diriger vers l'une des nombreux restaurants de Porto-Vecchio pour découvrir la gastronomie locale et les produits du terroir. Dans des endroits chaleureux, aussi bien en bord de mer qu'en montagne, les fines gueules pourront découvrir l'art culinaire du sud de la Corse et notamment les tartes à la châtaigne, le fiadone, les canistrelli au vin blanc ou le bruccio, arrosés par le « Porto-Vecchio » ou le « Figari », deux vins classés
AOC à base de cépages traditionnels corses, dans un restaurant renommé comme Le Belvédère par exemple.