Le poinçon est un outil employé en bijouterie ou en orfèvrerie pour marquer des bijoux mais aussi des objets comme de l'argenterie ou des décorations en étain. Il permet ainsi de certifier la qualité des métaux employés ou de reconnaître la maison d'art qui a produit la pièce. En
France, il existe des poinçons bien spécifiques et garantis par l'Etat ou par des organismes agréés, qui sont utilisés pour les métaux précieux comme l'or, l'argent, l'alliage d'or et le vermeil.
Il s'agit donc d'une véritable surveillance et les bijoux sont contrôlés par le service de la garantie qui dépend du Ministère de l'Economie et des Finances. Il faut cependant savoir qu'un bijou pesant moins de trois grammes pour l'or et moins de trente grammes pour l'argent sont dispensés de cette formalité mais il n'en demeure pas moins sous le contrôle du service de la garantie. Il existe plusieurs poinçons de l'Etat. Une tête d'aigle est utilisée pour l'or 750/1000° (soit l'or appelé jadis 18 carats, l'or pur représentant l'or 1000/1000° soit l'or 24 carats). Ces appellations en « carat » ne sont plus officiellement autorisées désormais pour les métaux précieux. Un trèfle correspond à un alliage d'or 375/1000° (soit anciennement or 9 carats). Dans ce cas, la mention « alliage » est absolument obligatoire lors de la transaction. Une tête de Minerve est utilisée pour l'Argent 925/1000° (représentation d'une déesse, protectrice de
Rome et patronne des artisans). Quant au vermeil, il s'agit d'un Argent 925/1000° recouvert d'or d'au moins 5 microns et son poinçon est la lettre V, tout simplement. Outre les poinçons d'Etat, l'on trouve aussi des poinçons de Maître d'Ouvrage.
Il s'agit alors d'un poinçon propre à la maison qui a fabriqué les bijoux et qui pourra ainsi être identifiée. En général, il est de forme géométrique avec des lettres et un graphisme et il permet d'identifier sa provenance. Ainsi par exemple, si vous voyez des poinçons « 750 » ou « 925 », sachez que cela ne veut absolument rien dire. Bien sûr les systèmes varient selon les pays, c'est pourquoi il est difficile de s'y retrouver. Par exemple, les Anglais utilisent des poinçons pour l'identification du métal, pour le fabricant mais aussi pour l'année de la création du bijou.
En
Suisse, il s'agit juste d'un poinçon de fabricant mais qui fait référence au savoir-faire du Maître d'art ou de l'orfèvre. Sachez cependant qu'une convention internationale a été signée à Vienne par différents pays en ce qui concerne les métaux précieux pour faciliter les importations et les exportations des pays membres de cette convention. Ces pays sont : l'
Autriche,
Chypre, le
Danemark, la
Finlande, la
Hongrie, l'
Irlande,
Israël, la
Lettonie, la
Lituanie, la
Norvège, les
Pays-Bas, la
Pologne, le Royaume-Uni, la
Suède, la Suisse, la République Tchèque et un poinçon commun a été mis en place. D'autres pays ont d'autres méthodes comme la certification par les chambres de commerce par exemple.
Un bijou pourra alors avoir deux poinçons, le poinçon de maître et le poinçon de responsabilité de l'importateur. Bref, avant d'envisager l'achat d'un bijou ou d'une pièce d'orfèvrerie, renseignez-vous bien sur le poinçon utilisé sinon certains vendeurs peu délicats pourraient bien vous vendre au prix fort une babiole de 9 carats à la place d'un réel bijou de 18 carats ! Rappelons qu'un bon vendeur n'utilise plus le terme « carat » comme précisé plus haut et ce sera déjà une première piste pour évaluer le professionnalisme du vendeur en question !