Les placements immobiliers se présentent sous différentes formes. On parle de « pierre papier » quand on achète directement un bien immobilier, mais il est également possible de placer son investissement dans des sociétés civiles en gestion personnelle, ou encore de bénéficier d'une gestion collective par le biais de fonds investis dans des actifs immobiliers, tels les SCPI.
La rentabilité des fonds immobiliers dépend d'une part des revenus de location, et, d'autre part, des plus values réalisées lors de la vente, même si on note que ces plus values sont de plus en plus réduites par la fiscalité. De plus, les performances des fonds immobiliers sont fortement dépendantes des taux d'intérêt, qu'il faut donc suivre de près avant de s'engager dans un investissement de ce type. Les placements immobiliers en immobilier d'habitation procurent des revenus grâce aux loyers payés par les locataires des biens. L'évolution du marché connaît actuellement une envolée des prix. L'immobilier d'entreprise fonctionne également sur le principe des loyers mais concerne des bureaux, des centres commerciaux ou des entrepôts. Si on n'a pas le temps ou les capacité nécessaires pour gérer soi-même ses placements immobiliers, la solution peut être de s'adresser à une société civile de placement immobilier ou SCPI. Celle-ci gère l'acquisition et la gestion d'un patrimoine immobilier en réunissant l'argent auprès de plusieurs épargnants. Elle redistribue ensuite les loyers et/ou les avantages fiscaux aux porteurs de parts, aussi dénommés associés.
Il existe deux types de SCPI, à capital fixe ou variable, à choisir en fonction de l'engagement que l'on souhaite prendre. En effet, si le capital est fixe, quand un associé veut se retirer, il lui faut trouver un acheteur qui reprend ses parts pour que le capital ne change pas. Par contre, la SCPI à capital variable permet d'émettre de nouvelles actions afin de racheter des parts pour permettre à un associé de sortir.
D'autres critères sont aussi à prendre en compte, le rendement, la valorisation, ou encore l'application des différentes lois : Loi Malraux, Loi Méhaignerie ou encore
Loi Robien. Les conseils en placements immobiliers doivent donc être pris auprès de différentes sources afin d'estimer au mieux le rendement et les risques de chaque formule. En outre, l'épargnant doit soigneusement évaluer sa situation patrimoniale personnelle avant d'adhérer à une SCPI qui propose de partager des avantages fiscaux. Dans certains cas, l'Etat reprend d'une main ce qu'il a donné de l'autre, et le contribuable doit s'assurer d'un bénéfice certain après imposition. Enfin, il existe également une autre forme de placement immobilier, la formule de vente en viager, toutefois très marginale.
Effectivement, seul un pour cent des ventes immobilières en
France concernent ce type de transactions. Les biens acquis ainsi sont souvent situés à
Paris, cependant les placements immobiliers dans le sud de la France sont aussi très recherchés, surtout la côte d'Azur. Les particuliers qui achètent sous forme de viager peuvent être de jeunes parents qui achètent un bien pour leur enfant ou encore des actifs qui
préparent leur retraite. Il faut savoir que la rente viagère versée chaque mois permet le paiement du bien à crédit.
Ce bénéfice est majoré par l'augmentation des prix à l'issue de la période. Cependant, l'augmentation de l'espérance de vie fait du viager un produit de complément de retraite devenu aléatoire. Il est cependant possible d'utiliser un
plan épargne logement ou un prêt personnel, ou de souscrire des contrats d'assurance qui permettent de se prémunir contre le dépassement de l'espérance de vie, le chômage ou le décès de l'acquéreur.