L'époque a été malheureusement riche en matière de mortalité avec les deux guerres mondiales, les camps d'extermination, la
bombe atomique, sans parler du
sida et autres maladies récentes. D'après certains
psychiatres, c'est cette accumulation de dangers mortels qui a conduit les occidentaux à la recherche effrénée du bonheur et la négation de la place de la mort dans leur existence. Pour les plus superstitieux, prendre une
assurance-vie peut amener la personne qui la souscrit à décéder.... Plus sérieusement, on peut reprendre les paroles de l'historien Philippe Aries qui disait que si la mort avait longtemps été un mystère, aujourd'hui elle était devenue un problème. En effet, jusqu'au XIXème siècle, on mourrait chez soi, entouré de sa famille, y compris les enfants, et en paix. Cette notion de la place de la mort dans la famille et dans la société est devenue impossible de nos jours. On meurt à l'hôpital dans soixante dix pour cent des cas ou par accident, mais extrêmement rarement à son domicile, si c'est de maladie, on éloigne les enfants qui se retrouvent avec des questionnements sans fin auxquels aucun adulte ne peut ou ne veut donner de réponses.