Le PIB, Produit intérieur brut est un agrégat de production, utilisé notamment par l'
INSEE pour évaluer la croissance économique du pays. Son montant est égal à la somme des valeurs ajoutées réalisées par les différents secteurs institutionnels ou les différentes branches d'activité. A la différence de la valeur ajoutée, évaluée hors taxe, le PIB est exprimé « aux prix du marché ». On ne le confondra pas avec le taux d'inflation, qui est un autre indicateur. Il implique donc d'ajouter la
TVA aux prix hors taxes.
La nouvelle évaluation impose de retrancher les subventions perçues pour certaines productions (notamment les produits agricoles et les transports collectifs) et d'ajouter les impôts sur les produits payés par certains producteurs (notamment dans le secteur de l'énergie). Par ailleurs, le PIB repose sur un critère de territorialité : il mesure la production des résidents sur le territoire national, quelle que soit la nationalité. Ainsi, le Pib est donc égal à la somme des valeurs ajoutées brutes, à laquelle on ajoute la TVA, à laquelle on retranche les droits de douanes. On y ajoutera ensuite les impôts sur les produits, et on y enlèvera les subventions sur les produits. A la différence du PIB, qui ne porte que sur l'activité des unités productives résidentes (installées dans le pays depuis au moins un an), le PNB, Produit National Brut, prend en compte l'activité des unités nationales, résidentes ou non. Il englobe ce qui est produit à l'étranger par une unité nationale excluant l'activité des unités étrangères résidentes sur le territoire national. Sur le plan pratique, ces estimations sont effectuées à l'aide des flux de revenus primaires impliqués par de telles situations.
Mais ne dépit des perfectionnements qui lui ont été apportés au fil des décennies, la comptabilité nationale continue de rencontrer de nombreuses difficultés liées à l'observation de la vie économique. Il en est ainsi de la non prise en compte des effets externes négatifs, tels que la pollution. Logiquement, dans la mesure où elles sont imputables à une activité productive, ces charges devraient être intégrées aux coûts de production à proportion du préjudice causé à la collectivité. Cela reviendrait à intégrer les effets externes de l'activité dans le calcul économique.
Malgré les progrès de l'économie de l'environnement, cette question demeure ouverte. Dans certains cas, le problème inverse se pose : certaines dépenses collectives engagées dans le seul objectif de protéger l'environnement ou de le maintenir en l'état (prévention des incendies de forêt, retraitement des eaux usées, recyclage des produits toxiques) sont comptabilisées positivement dans les agrégats de production. Le PIB pose aussi des problèmes de méthodologie : du fait de l'évolution des prix relatifs, les PIB subissent des distorsions statistiques. Ainsi, en général, les prix des services ont tendance à augmenter plus fortement que ceux des produits industriels. On imagine dès lors toute la difficulté de calculer, même sommairement, un PIB mondial, si l'on s'attache à vouloir obtenir un agrégat qui pourrait être exploitable !