Philippe de Dieleveult est naît le 4 juillet 1951 à Versailles, surtout connu en tant qu'animateur, pendant quatre ans, de l'émission télévisée très populaire « La chasse aux trésors », il disparut le 6 Août 1985. Il a épousé Diane de Torquat en 1977, avec qui il a eu trois enfants : Erwan, Tugdual, et Anaïd. Cette dernière est née le 14 Août 1985, c'est-à-dire quelques jours seulement après sa disparition au Zaïre. D'après la déclaration de son frère Jean en 1994, il était capitaine du 11ème choc de la
DGSE, services secrets français.
En Septembre 2007, Tugdual confirme les dires de son oncle à la RTBF lors de l'émission Bonnie & Clyde. Philippe Dieuleveult a débuté sa carrière télévisuelle comme caméraman et puis pigiste pour la chaîne Antenne 2. Il a participé et a décroché la troisième place à l'émission télé « La Course Autour Du Monde » dont les candidats devaient faire un reportage par semaine, et ce pendant quatre mois. En 1979, Philippe de Dieuleveult a été engagé en tant que journaliste-reporter d'images par Jean-Claude Citron, un journaliste, producteur et réalisateur d'une émission spéciale sur le
Tchad sur
France 3. Il enregistre en 1984 l'album «
Los Angeles 84 » pour les Jeux Olympiques de Los Angeles. Il a également écrit sa propre biographie intitulé « j'ai du ciel bleu dans mon passeport », un best-seller avec 300 000 exemplaires vendus en cinq semaines seulement. En 1985, il part pour l'expédition « africa-raft » le long du fleuve Zaïre, accompagné d'une dizaine de personnes. Le 6 Août 1985, il a arrêté de donner tout signe de vie et disparaît aux alentours du barrage hydroélectrique d'Inga avec six autres membres de l'expédition.
Le seul corps qui a été retrouvé dans cette mystérieuse disparition est celui de Guy Collette. Les membres de cette expédition ayant survécu sont François Laurenceau et Jean-Louis Amblard. Ces derniers avaient jugé que les rapides de l'Inga étaient trop dangereux pour faire du rafting et avaient décidé de quitter l'expédition le matin de la disparition de Philippe de Dieuleveult. Jusqu'à ce jour, nous ne savons pas ce qui s'est réellement passé ce jour là et sa disparition demeure un mystère.
Plusieurs hypothèses ont été émises mais on ne saura peut-être jamais dans quelles conditions il a perdu la vie. En 1994, un ex-officier des services secrets Zaïrois réfugié en Belgique, Okito Bene-Bene, déclare dans son livre intitulé « j'ai vu mourir Philippe de Dieuleveult » qu'il a été assassiné et qu'il a même assisté à son exécution mais aussi celle des quatre autres membre de l'expédition « Africa-Raft » le 9 Août. Une hypothèse soutenue par Anna Miquel qui prétend avoir retrouvé le procès- verbal d'un interrogatoire de Philippe de Dieuleveult par un officier de la Division Spéciale Présidentielle Zaïroise, qui a eu lieu à Kinshasa, pendant le régime du dictateur
Mobutu Sese Seko, le 8 Août 1985 précisément. Le document en question n'a pas été authentifié mais selon Anna Miquel, il comporte les signatures du « major K » le chef des opérations et celle du « comparant », c'est-à-dire Philippe de Dieuleveult et porte une en-tête de la Division Spéciale Présidentielle. Toujours d'après Anna Miquel, le document portait également le cachet de la République de Zaïre.
Mais en 2006, une enquête menée par Tugdual, avance l'hypothèse d'une bavure de l'armée Zaïroise sur Philippe de Dieuleveult, son père, Angelini et Blockmans, pendant que les quatres autres se seraient noyés, mais aucune preuve n'a été trouvée jusqu'à ce jour. Une autre hypothèse que le journal Le Soir juge comme la plus plausible est celle de l'accident. Selon le journal, des employés du barrage hydroélectrique d'Inga auraient assisté au tragique accident dans lequel Philippe de Dieuleveult et ses compagnons ont péri. Cependant, certains détails ne concordent pas avec cette version.
En effet, un pot de café, une bouteille d'huile, des équipements ayant appartenu à l'expédition ont été cachés sous un rocher à un kilomètre et demi de l'aérodrome. Un ingénieur Zaïrois a également déclaré avoir aperçu trois hommes blancs autour d'un bateau intact près de l'aéroport jusqu'à 16h. Si cette disparition n'a toujours pas été éclaircie à ce jour, c'est probablement en rapport avec le fait que Philippe de Dieuleveut était bien un agent de la DGSE.