Pétra est située dans une région à haut risque sismique : en 363, en 419, 551 et 747, des
tremblements de terre ont endommagé la ville et ses monuments. En 1812, un explorateur suisse, Jean Louis Burckhardt la redécouvre. En fait, Pétra n'a jamais totalement été abandonné puisque, par tradition, les habitants des villages voisins l'entretenaient ce qui explique la relative bonne conservation des monuments. Des nomades habitaient dans les ruines jusqu'aux années 1980. Le tourisme ne s'est développé à Pétra qu'après la
Première Guerre mondiale. Les habitants se sont reconvertis en guides touristiques ou en commerçants. De nos jours, Pétra est le site le plus visité de Jordanie, devant celui de Jerash. Il est équipé d'une infrastructure touristique notamment des hôtels de luxe créés à la fin du 20ème siècle. Visiter Pétra la nuit, à la lueur de 1 800 bougies, permet de découvrir la ville sous un autre angle. Le site compte deux musées majeurs : le musée archéologique de Pétra, situé dans une ancienne grotte nabatéenne et le musée nabatéen de Pétra. Avec Qusair Amra et Um er-Rasas, Pétra est un des trois sites jordaniens inscrits au patrimoine mondial de l'
UNESCO.