Depuis la nuit des temps, l'Homme a utilisé l'
argile humide et malléable pour soigner se blessures. Les empreintes de mains ou de pieds mutilés relevées sur les parois de certaines grottes préhistoriques en sont la preuve. Dix-neuf siècles avant notre ère, le papyrus de Kahoun révèle que les boues faisaient partie de l'arsenal pharmaceutique égyptien, en particulier pour combattre certaines maladies de l'appareil génital féminin et les brûlures. Les Romains quant à eux, furent les premiers à plonger leur corps entier dans des délices de boues. Celles qu'ils utilisaient avaient des origines très diverses, vases des bords de la mer, limons du Danube, dépôts des fonds de lacs, tourbes des marécages, arrosées par des eaux chaudes, sulfureuses ou ferrugineuses. Au XVIIème et XVIIIème siècles, l'utilisation des bains de boues ne cesse d'évoluer. Il existe ainsi une vieille tradition d'utilisation des boues thermales dans toute l'Europe. La
France y occupe une place importante avec plusieurs stations proposant la pelothérapie aux curistes. Mais en raison de la demande, les boues naturelles ou peloses sont de plus en plus rares.